Trois s?urs se croisent, s'épaulent et se déchirent dans ce roman. L'aînée, Milou, tente d'agrémenter sa légende personnelle d'un supplément d'âme new-age. La cadette, Red, rockeuse en fugue perpétuelle, prend de la came, décroche et replonge. Unless, la plus frêle des trois, n'en parcourt pas moins à bicyclette les rues de Montréal pour une société de coursiers. Elle seule fait le lien entre Walter, le père presque absent, et tous ses rejetons à la dérive. Et si le livre porte son curieux prénom - qu'on traduirait par " à moins que ", " hormis " ou " excepté " - c'est que, dans cette banlieue de l'Amérique francophone, Unless endosse malgré elle tout le poids du réel : misère urbaine, sociale, sexuelle et familiale. Sans amertume, mais non sans ironie. Unless invente sous nos yeux un nouveau sens de la fraternité ".
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Nombre de pages
172
Date de parution
26/08/1998
Poids
215g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843350078
Titre
UNLESS
ISBN
2843350077
Auteur
Monette Hélène
Editeur
VERTICALES
Largeur
140
Poids
215
Date de parution
19980826
Nombre de pages
172,00 €
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Résumé : Odes à l'enfance ou élégies ? Enfers et paradis du môme éperdu, du flo aux grands yeux dans l'éternelle nuit. Histoire de raconter aux plus vieux une histoire pleine de secrets pour qu'ils ne s'endorment plus. Qui a peur de la nuit noire ? S'il n'y a plus d'enfants, beaucoup se sont cachés ici, sur la page blanche, dans la pénombre, entre des mots qui n'ont pas grandi. Ce ne sont pas des histoires pour les enfants. C'est un livre destiné aux adultes, justement parce qu'il a été écrit POUR les enfants. C'est un récit sur la filiation étranglée dans le goulot du présent sans Histoire. C'est envers et contre tout égarement une poésie de la passation. C'est aussi un plaidoyer POUR la sauvegarde (pathétique) de l'environnement (hypothéqué). Quand il y a du vent dans les textes, un enfant passe, le jardin odorant est plein de bruits. Quand il n'y a plus rien, il y a encore un enfant, et un autre et plusieurs, ils sont nombreux, et le vide les regarde et les avale, la misère les multiplie, le mystère les éblouit. On n'est pas petits pour rien.
Comment Steve passe-t-il d'une petite ville côtière de France à Raqqa, au coeur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d'enquête amicale trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L'envie non consommée de plastiquer le collège. L'envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque.
Résumé : "Un Lacandon aux longs cheveux noirs, debout sur sa pirogue, vêtu d'une tunique blanche, creusant la transparence émeraude de la rivière d'une pagaie en bois. MEXICO AUTENTICO. BONAMPAK. CHIAPAS. C'est peut-être le jour où j'ai vu, à l'aéroport de Mexico, sur un écran géant, cette publicité pour une agence de voyages, ce fantasme pour touriste en quête de bons sauvages, que ce livre est né. Un Lacandon ! Bonampak ! Authentique ! Vrai de vrai, à portée de main ! A portée de notre monde, à portée de nos yeux, là, pour nous, pour vous ! Et à ces visiteurs d'un jour qui achèteraient un petit jaguar en bois, il n'était donné qu'une image. Il n'était donné que le mensonge".
Résumé : "Je te vois dans le foyer, la superette, la salle de réunion, le bar-tabac, le couloir, le lit, la cuisine, la chambre, tes ongles ont jauni. Je te croise, ta barbe a encore poussé, je te vois à la cantine, tes vêtements et chaussures sont de plus en plus sales, je te vois partout." Des circonstances accidentelles ont plongé le soigneur de ménagerie Odradek et la bibliothécaire Suzanne dans un état d'amnésie partielle, sinon un désir vital de se déprendre de leur passé. Rien ne les destinait à se rencontrer jamais. Et pourtant, au hasard de leur métamorphose, ces deux voix alternées esquissent de subtils échos, suivent à la trace des obsessions complémentaires, avant de s'oublier ensemble, au-delà des promesses de l'humaine normalité.
Résumé : Réfugiée chez sa vieille mère, Martine regarde des séries dans son lit sans rien faire. S'installe alors une régression en miroir, conflictuelle et fusionnelle, traversée d'autres épreuves : tentatives de suicide puis camisole chimique. A l'hôpital, Martine refuse de passer aux aveux pour guérir et se lance dans une archéologie de l'enfance politique : et si le trauma ne tenait pas à quelque secret de famille mais résultait des barbaries du XXe siècle ? La violence qui l'a sidérée serait ainsi la poursuite de la guerre par d'autres moyens. Au lecteur de faire la part ici de ce qui relève de la confusion mentale ou de l'extralucidité. Prenant les enjeux de ce psychodrame à contre-pied, Noémi Lefebvre donne à ce duo de femmes une vitalité burlesque, y compris dans les moments désespérés, et esquisse entre elles, in extremis, une complicité libératrice.