On sait que la Bible, la Bible des chrétiens et, selon la définition du Larousse, "le Livre par excellence" , s'est constituée peu à peu, mais presque toute entière au Proche-Orient, et particulièrement en Palestine. Ecrite en hébreu, sa partie la plus ancienne a été traduite en grec avant l'ère chrétienne, mais c'est en grec qu'a été directement rédigée la partie la plus récente, au Ier siècle de notre ère. Décrire ce qu'a été la connaissance et l'usage de la Bible dans le monde grec ancien demanderait plusieurs volumes, si l'on voulait, malgré la rareté des documents, tout dire. Le lecteur trouvera don ici certains épisodes ou certains aspects de cette histoire telle qu'elle s'est développée dans les régions orientales du monde méditerranéen, et principalement durant les cinq ou six premiers siècles. Présentés par des collaborateurs divers - historiens en plusieurs disciplines, archéologues, exégètes, patristiciens - ils suggéreront une représentation objective et vivante de l'histoire des Ecritures dans les premières communautés chrétiennes et au cours des premiers siècles de notre ère.
Nombre de pages
422
Date de parution
31/12/1995
Poids
674g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782701010885
Titre
BTT N1 - LE MONDE GREC ANCIEN ET LA BIBLE
Auteur
Mondésert Claude
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
156
Poids
674
Date de parution
19951231
Nombre de pages
422,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Avec plus de cinq cents volumes publiés, la collection " Sources chrétiennes " est à ce jour la plus importante bibliothèque patristique au monde à donner accès aux oeuvres intégrales des Pères de l'Église. Le texte original, grec ou latin le plus souvent, plus rarement syriaque, arabe ou géorgien, est toujours accompagné d'une traduction française, de notes et d'une solide introduction qui situe l'oeuvre dans son contexte historique et doctrinal. Le présent volume voudrait aider le lecteur à s'orienter dans les nombreux rayons de cette bibliothèque. Il n'a pas pour but d'être un manuel de patrologie, mais seulement, comme le souhaitait le P. Claude Mondésert, auteur de la première édition dans la collection " Foi vivante ", de " fournir un guide pratique " à l'utilisateur de " Sources chrétiennes ". Un classement des auteurs par siècle, une présentation succincte du contenu des oeuvres publiées, accompagnées ça et là de quelques extraits pour donner envie d'ouvrir le livre, des cartes et des index offrent à tous ceux qui le souhaitent la possibilité de découvrir " en libre accès " les richesses de cette bibliothèque, les trésors de plus d'un millénaire de la vie de l'Église d'Orient et d'Occident et un patrimoine commun de l'humanité.
Figure à la fois déroutante et lumineuse, Vimalakirti intrigue, inspire, choque parfois, et bouscule les étudiants de la Voie. Derrière ce personnage hors du commun se déploie une tradition millénaire dont le coeur recèle un trésor de vérités. A qui trouvera en soi la force de le rencontrer, il offre la saveur pleinement mûre de l'Eveil.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.