Comment cerner la portée du travail dans nos existences ? La notion de temps peut-elle nous aider à saisir l'influence du travail sur la vie ? S'il est courant d'aborder cette question d'un point de vue quantitatif, et notamment de suivre l'évolution du grand partage entre temps travaillé et temps libre, le parti-pris de cet ouvrage est d'interroger le temps d'un point de vue plus qualitatif. Le travail met en rapport des temporalités plurielles, polarisées entre les temps des travailleurs et ceux du travail. Il importe de redonner leur place aux durées respectives de ces temps sociaux, pour interroger les modalités de leur synchronisation, qui sont plus souvent prescrites que questionnées. C'est pourquoi l'ouvrage appréhende la synchronisation de ces temporalités sociales hétérogènes comme le fruit d'agencements précaires, qui sont explorés à trois niveaux. La première partie propose d'analyser le "travail du temps" sur un plan conceptuel et littéraire, et interroge, notamment, les vertus de la notion de rythme. La deuxième partie aborde les durées et temporalités qui contribuent à transformer les individus en travailleurs et participent à la construction de l'expérience, en revisitant la question de la qualification. La troisième partie aborde les conflits et recompositions de temporalités qui divisent, unissent et affectent les travailleurs jusque dans la sphère privée.
Date de parution
23/10/2014
Poids
470g
Largeur
160mm
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EAN
9782859447960
Titre
TEMPS DE TRAVAIL ET TRAVAIL DU TEMPS
ISBN
2859447962
Auteur
MONCHATRE
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
470
Date de parution
20141023
Disponibilité
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Plus de deux cent mille serveurs dans la société française. plus de cinq cent mille employés et ouvriers du secteur de l'hôtellerie-restauration s'affairent à nous servir. mais que savons-nous d'eux? Cet ouvrage aborde leur univers par la petite porte: celle des salariés d'exécution. issus de milieux populaires. Comment ont-ils été enrôlés dans ces emplois? Dans quelles conditions pratiquent-ils leur activité? Comment se présentent leurs parcours de vie...
Monchatre Sylvie ; Muller Laurent ; Watier Patrick
Ouvrage consacré au philosophe et sociologue Georg Simmel (1858-1918). Il rassemble des écrits originaux, et des études critiques sur sa pensée ; il montre les ressources que Simmel offre pour penser aujourd’hui le travail ou le militantisme. Après une carrière débutée à Berlin, Georg Simmel (1858-1918) a vécu et enseigné à Strasbourg, où il a été nommé en 1914. Souvent réduite à une psychologie sociale aux dimensions étriquées, sa pensée gagne à être revisitée pour en apprécier à leur juste mesure la profondeur, la pertinence, et la fécondité. Le présent ouvrage rend compte de la pluralité des lectures que son ?uvre a suscitées, en France et en Allemagne, et invite à de nouvelles appropriations. Il rassemble des écrits originaux de Georg Simmel ainsi que des contributions restituant sa place dans les théorisations du social, mais également les lignes de clivages théoriques et historiques sur lesquelles il se situe. La position de Simmel pendant le premier conflit mondial, ses textes de guerre ainsi que ses cours de pédagogie sont mis en perspective. L'ouvrage rend également compte des éclairages que peut apporter la pensée de Simmel aux recherches empiriques. Il donne ainsi à voir la diversité de ses usages possibles, au-delà des objets qu'il a classiquement investis et thématisés, notamment pour la sociologie du travail et du militantisme.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.