Usages des vies. Le biographique hier et aujourd'hui (XVIIe-XXIe siècle)
Mombert Sarah ; Rosellini Michèle
PU MIDI
23,00 €
En stock
EAN :9782810702060
La biographie est un objet problématique, situé sur une frontière instable entre histoire et littérature, recherche de la vérité et construction fictionnelle, éclairage intime et affichage médiatique. Elle fait aujourd'hui l'objet d'un débat critique qui porte sur sa valeur littéraire et ses vertus cognitives, et vise à élaborer la poétique d'un genre. En s'attachant au biographique - c'est-à-dire moins à la catégorie littéraire qu'à l'opération de connaissance que constitue le récit biographique -, le présent ouvrage entend traiter de ses usages dans l'histoire culturelle française. Ainsi, au XVIIe siècle, quand apparaissent des formes nouvelles du biographique (notice de dictionnaire, éloge académique, etc.), ses fonctions se diversifient et sa valeur exemplaire se trouve employée à d'autres fins, comme la consécration des hommes de lettres et des artistes. Au XIXe siècle, il est un instrument puissant de la vulgarisation des savoirs et de la construction de l'identité nationale, qui participe à la difficile naissance de la démocratie. La longue durée que dessinent les divers articles du recueil permet de saisir les moments-clés de cette histoire : le moment de la diversification des formes et des usages (XVIIe-XVIIIe siècles), celui de la multiplication des domaines d'intervention (XIXe siècle), celui de la crise de légitimité et de l'exploitation éditoriale à grande échelle (XXe siècle). Cette plongée dans le passé du genre peut éclairer les voies de son renouveau en ce début de XXIe siècle.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
384
Date de parution
31/05/2012
Poids
478g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782810702060
Titre
Usages des vies. Le biographique hier et aujourd'hui (XVIIe-XXIe siècle)
Auteur
Mombert Sarah ; Rosellini Michèle
Editeur
PU MIDI
Largeur
135
Poids
478
Date de parution
20120531
Nombre de pages
384,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
1789 a doté le citoyen d'un nouveau corps juridique, politique et social. Dans la littérature postrévolutionnaire, écrire le corps, c'est scruter les marques inscrites dans les chairs par la loi, les signes tracés par la société, les cicatrices laissées par l'Histoire. Les études réunies dans ce volume interrogent ces nouveaux paradigmes de la représentation littéraire du corps dans quatre perspectives : en premier lieu est explorée la signification politique qu'il prend chez Sade, Balzac ou dans le théâtre révolutionnaire ; est développée ensuite une analyse du difficile transfert du corps du roi, dégradé chez Michelet, au corps du peuple chez Dumas ou à celui d'un nouveau Christ chez les saint-simoniens ; en troisième lieu, l'interrogation porte sur les modalités de l'incarnation de l'Histoire chez les personnages de Chateaubriand, de Balzac ou de Barbey d'Aurevilly ; enfin est étudiée la relation entre corps et création, dans la poésie de Baudelaire ou dans l'écriture autobiographique de George Sand. Du théâtre comme espace où l'acteur incarne les rôles sociaux au roman où la corporéité ancre le personnage dans l'Histoire, ce volume montre comment la littérature du XIXe siècle a recouru au corps pour figurer les rapports, souvent conflictuels, de l'individu à la société, au politique et à l'Histoire.
Résumé : L'allemand, en tant que discipline scolaire, occupe une place particulière dans les débats sur les réformes de l'enseignement secondaire en France autour de 1900, entre la guerre franco-allemande de 1870 et la Première Guerre mondiale. Dans les mutations qui affectent alors le système éducatif français, la référence à l'Allemagne et à son système éducatif est constamment à l'?uvre, que ce soit sur le mode positif ou négatif. Dans cette phase où se construit l'identité de la discipline et du corps enseignant, l'enseignement de l'allemand intègre la référence à l'Allemagne, non par imitation du " modèle allemand ", mais selon un processus de transfert culturel. Les contenus d'enseignement, l'évolution méthodologique et la formation des enseignants s'inscrivent de façon durable dans la tension entre " langue du vainqueur " et " langue de l'ennemi ".
Sous forme de courtes scènes, enchâssées dans le récit comme autant de joyaux, voici tout le Japon traditionnel du début du siècle qui revit devant nous : ses fêtes paysannes, ses coutumes méconnues, telles que les voit et les vit un enfant au seuil de l'adolescence.4e de couverture : Dans le village isolé où il est élevé par la vieille Onui, la maîtresse de son arrière-grand-père, le jeune Kôsaku grandit. Sous forme de courtes scènes, enchâssées dans le récit comme autant de joyaux, voici tout le Japon traditionnel du début du siècle qui revit devant nous : ses fêtes paysannes, ses coutumes méconnues, telles que les voit et les vit un enfant au seuil de l'adolescence. À travers l'histoire de Kôsaku - la sienne en fait -, si particulière et qu'il sait pourtant rendre universelle, Yasushi Inoué nous raconte notre entrée à tous dans la vie adulte, avec ses joies, ses peines, ses surprises, ses déceptions, ses larmes et ses rires...Notes Biographiques : Yasushi Inoué est né en 1907. Reconnu très tôt comme un des plus grands romanciers de son temps, il a créé une ?uvre d'une richesse exceptionnelle dont les plus célèbres fleurons sont sans doute Le fusil de chasse et Shirobamba. Il est mort à Tokyo en 1991.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.