Alternatives théâtrales N° 113-114, 2e trimestre 2012 : Le théâtre à l'opéra, la voix au théâtre
Moindrot Isabelle ; Perroux Alain
ALT THEATRALES
20,00 €
Epuisé
EAN :9782874280825
Cette livraison explore les nouvelles esthétiques de la mise en scène lyrique actuelle, particulièrement radicales, émanant d'une génération venue à l'opéra avec la mondialisation. Qu'elles émanent d'artistes européens (le Polonais Krysztof Warlikowski, les Belges Philippe Boesmans, Alain Platel, Ivo van Hove, l'Italien Romeo Castellucci, le Russe Dmitri Tcherniakov, les Britanniques Katie Mitchell et Martin Crimp, les Français Joël Pommerat, Olivier Py et Jean-François Sivadier, le Norvégien Stefan Herheim), ou d'autres continents (le Canadien Robert Lepage ou le Sud-Africain William Kentridge), qu'elles donnent lieu à des directions de théâtre très engagées dans leur époque (Staatstheater de Stuttgart, Teatro Real de Madrid, Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, Festival d'Aix-en-Provence), ou s'exercent à travers des pratiques théâtrales où la voix prime (de Claude Régy à Thomas Ostermeier), ces pratiques contemporaines laissent transparaître des inquiétudes esthétiques mais aussi sociétales sur la place de l'opéra dans le monde et renvoient l'image d'une humanité en mutation.
Nombre de pages
120
Date de parution
06/07/2012
Poids
600g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782874280825
Titre
Alternatives théâtrales N° 113-114, 2e trimestre 2012 : Le théâtre à l'opéra, la voix au théâtre
Auteur
Moindrot Isabelle ; Perroux Alain
Editeur
ALT THEATRALES
Largeur
240
Poids
600
Date de parution
20120706
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Genre lyrique extrêmement en vogue durant tout le XVIIIe siècle, l'opéra seria (" l'opéra sérieux " par opposition à l'opéra buffa) constitue l'un des grands moments de l'histoire de l'opéra. Né et développé en Italie, son rayonnement s'étendit à toute l'Europe, à l'exception de la France demeurée fidèle à la tragédie lyrique de Lully et Rameau.Divertissement majeur du " siècle des Lumières ", servi principalement par un important bataillon de compositeurs plus ou moins oubliés, spécialistes exclusifs du genre, l'opéra seria, après une éclipse de près de deux cents ans, connaît de nos jours un fort regain de faveur grâce aux chefs-d'oeuvre, récemment remis à l'honneur, que, parmi beaucoup d'autres, lui consacrèrent des créateurs aussi importants que Haendel, Vivaldi, Pergolèse, Mozart ou Gluck.Livrets politiques souvent inspirés des tragédies classiques françaises de Corneille ou Racine; sujets puisés dans l'histoire ancienne ou la mythologie, et traités toujours avec noblesse et dignité, thèmes exaltant la justice et la clémence des dieux et des souverains, tels sont les ingrédients de ces drames musicaux où alternent récitatifs et airs. Mais tout codifié qu'il fut, ce genre embrasa un continent durant tout un siècle par la somptuosité ornementale, la liberté et la virtuosité de l'art vocal auquel il donna naissance, et que servit avec une prouesse technique inégalée une race de chanteurs aujourd'hui disparue: les castrats.Premier ouvrage de synthèse jamais consacré à cet empire dramatique que fut l'opéra seria, qui recouvre à lui seul un quart de toute l'histoire de l'opéra, ce livre tente de cerner ce genre lyrique sous ses aspects politiques, économiques, littéraires, philosophiques, dramaturgiques, musicaux, vocaux et esthétiques.Maître de conférences à l'université de Tours, Isabelle Moindrot est spécialiste de littérature et de théâtre. Elle est l'auteur de l'ouvrage La représentation d'opéra: poétique et dramaturgie.
Victorien Sardou (1831-1908) fut probablement l'un des plus grands dramaturges français. par l'importance, la diversité et le rayonnement international de ses oeuvres. Pourtant, les pièces de cet auteur éblouissant. qui avait été un infatigable homme de théâtre et l'ami des plus grands comédiens de son temps, notamment Sarah Bernhardt, ont disparu de la scène après le choc du second conflit mondial. Ses comédies de moeurs et ses vaudevilles électriques semblaient d'une autre époque, tout comme ses drames historiques, dont l'esprit ne paraissait plus en phase avec le nouveau langage dramatique, plus inquiet et dépouillé. Que restait-il alors de cette oeuvre naguère si prisée? Une adaptation pour l'opéra (Tosca) et un succès populaire (Madame Sans-Gêne). Un soupçon m'écrasant s'est alors abattu sur l'ancien prince du théâtre. Personnalité hors du commun, véritablement spectaculaire, tout à la fois auteur dramatique, metteur en scène et figure médiatique usant avec talent des images et de l'émotivité de ses contemporains, cet adepte du spiritisme fut aussi un collectionneur et un ardent polémiste. Comment s'étonner dès lors qu'il soit devenu un personnage, une créature en grande partie imaginaire? Après sa mort en 1908, l'oeuvre de Sardou a poursuivi sa route sur d'autres scènes et à travers d'autres arts. L'imagination du dramaturge avait inventé des figures, des histoires, des drames qui continuaient de hanter le théâtre et qui se montaient une magnifique source d'inspiration pour de nouveaux créateurs, librettistes, musiciens et cinéastes. Ce livre, conçu à l'occasion du Centenaire de sa disparition, prétend redessiner les contours d'un royaume spectaculaire évanoui.
Les progrès de la technologie numérique et de la manipulation génétique contribuent à une métamorphose de l'humain. L'histoire nous a habitués aux évolutions des pratiques sociales et des mentalités, et les logiques économiques nous poussent à les favoriser. Dès lors, pourquoi sommes-nous si ébranlés devant les métamorphoses de l'humain ? Pourquoi avons-nous ce sentiment d'être face à un tournant décisif, une mutation dont les effets seront plus profonds et plus définitifs ...
Ce 75e numéro d'Alternatives théâtrales consacré à Jean-Marie Piemme veut prendre la mesure du parcours d'une ?uvre qui s'affirme parmi les plus importantes de la scène théâtrale contemporaine. À partir d'analyses, de témoignages et d'entretiens, cette publication entend aborder l'originalité et la complexité d'une écriture qui s'est déployée durant ces quinze dernières années au travers d'une trentaine de pièces. Ce numéro contient aussi deux textes critiques sur le travail de Peter Stein et Klaus Michael Grüber à l'occasion du quarantième anniversaire d'une institution phare de la scène européenne : la Schaubühne de Berlin.