Etats et tribus dans le monde arabe. Deux systèmes pour une même société
Mohammed Zidan ; Kadhafi Mouamar
L'HARMATTAN
34,50 €
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EAN :9782296036086
Cet ouvrage étudie le mécanisme du pouvoir dans les sociétés arabes contemporaines. Sans négliger le rôle de la religion qui constitue avec la tribu et l'État les trois pôles d'influence au sein de la société, cette étude met en lumière le rapport entre les deux derniers en le désignant comme l'un des facteurs explicatifs de la situation dans laquelle se trouvent les sociétés arabes aujourd'hui. Pour comprendre la relation tribalo-étatique dans le monde arabe, ce travail adopte une approche sociopolitique de la société arabe avant de mener une étude de la tribu en tant que phénomène naturel et de l'État en tant que phénomène importé - ceci afin de pouvoir analyser les éléments novateurs ou récurrents de la relation entre l'État et la tribu au niveau politique, économique et socioculturel - et finit par une étude de deux hypothèses possibles : tribaliser l'État ou étatiser la tribu.
Nombre de pages
397
Date de parution
06/06/2007
Poids
610g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296036086
Titre
Etats et tribus dans le monde arabe. Deux systèmes pour une même société
Auteur
Mohammed Zidan ; Kadhafi Mouamar
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
610
Date de parution
20070606
Nombre de pages
397,00 €
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Après Les vers venus d'ailleurs et Le silence du tourbillon, l'auteur signe un troisième ouvrage Un siècle de jours. En usant d'un langage direct, sans artifices, il se considère comme le porte-voix des douleurs et des espoirs de son peuple qui aspire à vivre dans la dignité. Un recueil plein de sensibilité et de générosité. Témoin d'une société en pleine mutation, il exprime ses pulsations au travers d'une poésie singulière.
L'auteur s'emploie à décrypter l'univers labyrinthique de Dib. Cet essai pose La Grande maison comme la pierre angulaire de l'ascension spirituelle et artistique de Dib. Celui-ci y fait oeuvre de révolution, mettant d'entrée de jeu à l'ordre du jour la création, l'engagement et l'émancipation. Son oeuvre ultérieure a continué sur la même lancée d'indépendance. Cela, alors même qu'elle tend vers l'individualisation et nourrit moult ambitions stylistiques.
N'est pas communautariste qui croit. Cette notion renvoie à la fois à des formes d'entre-soi supposés et des revendications collectives qualifiées de particularistes ou séparatistes. Ce livre démontre à partir d'enquêtes sociologiques fouillées que ces présupposés relèvent très largement du fantasme. Non seulement les minorités ethno-raciales et les musulmans en particulier ? soupçonnés généralement de communautariste ? ne présentent pas des formes de sociabilité plus endogames que d'autres groupes, mais les espaces les plus homogènes socialement sont ceux des dominants, les "ghettos de riches" étant marqués par des formes d'entre-soi discrets mais efficaces. En nous appuyant sur des études empiriques sur les liens sociaux, notamment les liens communautaires, nous montrerons que le label" communautariste" constitue avant tout un stigmate qui contraint très fortement les mobilisations des groupes minorisés en les disqualifiant via un soupçon d'illégitimité permanente qui nie leur citoyenneté. Nous insisterons sur l'exemple de la "communauté musulmane" qui n'existe ni en soi ni pour soi : elle est marquée par une forte fragmentation tout en étant façonnée par les discours stigmatisants et les jeux politiques locaux pour s'affilier des soutiens. Nous soulignerons enfin que les mobilisations collectives de la plupart des groupes accusés de communautarisme ne portent pas des demandes particularistes, mais d'abord des revendications d'égalité de droit et de traitement face aux discriminations qu'ils subissent.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...