La raison de Rome. Naissance de l'esprit critique à la fin de la République (IIe-Ier siècle avant Jé
Moatti Claudia
SEUIL
29,00 €
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EAN :9782020131155
Au dernier siècle de son histoire (entre le IIème et le Ier siècle av. J. -C.), alors qu'elle est emportée par les guerres civiles et les conflits extérieurs, la République romaine connaît une véritable révolution intellectuelle sous le signe des "Lumières". A cette époque marquée par une ouverture sans précédent sur le monde et par l'intégration massive des Italiens dans le corps civique, la classe dirigeante modifie peu à peu ses questionnements, ses discours, ses pratiques, et s'interroge sur la romanité. Comment penser lorsque les valeurs anciennes et les institutions vacillent ? Comment constituer un Etat, une mémoire, à partir d'une multitude de peuples et de cultures ? Contre l'éclatement, le désordre et la crise, les Romains en appellent à la Raison, tout à la fois norme, principe de pensée, méthode d'organisation et de classification ; ils découvrent la critique, la pluralité, l'abstraction, cherchent des catégories générales susceptibles de quadriller le réel et d'en appréhender la diversité. C'est dans cette création de formes, dans la construction d'un ordre logique et universel, recouvrant sans les détruire les singularités historiques, que s'impose la modernité de Rome.
Nombre de pages
473
Date de parution
02/10/1997
Poids
500g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782020131155
Titre
La raison de Rome. Naissance de l'esprit critique à la fin de la République (IIe-Ier siècle avant Jé
ISBN
2020131153
Auteur
Moatti Claudia
Editeur
SEUIL
Largeur
139
Poids
500
Date de parution
19971002
Nombre de pages
473,00 €
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Résumé : Qu'est-ce qu'une république ? Pour répondre à cette question d'actualité, il faut plonger au coeur de la Rome antique. Ce livre est le premier à étudier la notion de res publica, à questionner son incomplétude - peut-être même son vide occasionnel - et ses processus de formalisation ; à l'étudier dans toute son extension problématique et chronologique : il explore les questions et les enjeux conflictuels qui ont donné à ces deux mots, et par extension à celui de république, une épaisseur remarquable au point de les rendre intraduisibles. Une telle démarche, nécessairement historique et philosophique, se déprend de l'approche classique qui, à la recherche de quelque essence originelle, postule un "républicanisme" antique déduit des concepts modernes. Il s'agit tout au contraire d'une vaste enquête sur la façon dont les Romains appréhendèrent et utilisèrent la res publica à différents moments de leur histoire. On comprend alors pourquoi l'expérience romaine, fondamentalement inégalitaire, garde jusqu'ici une telle force d'attraction pour qui tente de penser la chose publique.
A Rome, le temps est réversible - le passé inachevé. Quand on a quitté un siècle, on peut y revenir et renverser le sablier. Rome domine en quelque sorte le temps qui passe et le voici qui laisse des traces et ne disparaît pas totalement. Rien ne cesse vraiment parce que le passé coexiste avec le présent - à l'image de ces rues modernes inscrites dans les tracés antiques : via del Pellegrino, via Monserrato, via dei Coronari. Je peux en un seul jour descendre au largo Argentina dans les premiers siècles de la République antique ; entrer au Moyen Age par la tor dei Conti, puis avec le Gesu voir la Contre-réforme... Et dans les splendeurs du baroque, une arche médiévale ou le resserrement d'une rue, un portail ou une simple inscription bouleversent la chronique. Ici la projection de l'ombre se fait plongée dans l'histoire, et l'heure de midi marque le centre et l'origine du monde. " Telle une déambulation dans l'espace et le temps d'une cité au passé perpétuellement inachevé, ce récit mêle l'érudition d'une spécialiste de la Rome antique à la connaissance intime que peut avoir de la Rome d'aujourd'hui une femme qui l'aime avec passion.
Repenser la res publica, d'où vient (mais par tant de détours ! ) le terme de " république ", c'est, à travers l'expérience antique, éclairer des questions actuelles : qu'est-ce que le peuple ? Quelle part de conflictualité peut-on tolérer dans l'espace public ? La liberté est-elle toujours désirable ? Quelle place accorder à l'Autre dans la cité? Ou encore, comment un individu ou un groupe, s'autoproclamant défenseur de la grandeur de l'Etat, déclenche-t-il une surenchère de violence ? En examinant cinq notions romaines (res publica, seditio, populus, libertas, societas), ce livre met la politique à l'épreuve de la langue latine et les concepts en tension avec les pratiques et les conflits de sens. Il analyse aussi quelques-unes de leurs reconfigurations dans d'autres périodes pour affiner la réflexion et interroger le rôle de la référence au passé dans la compréhension des défis contemporains.
Résumé : Depuis deux siècles, l'idéal démocratique s'incarne en Europe dans un système de gouvernement qui a pour nom République et qui semble aller de soi. Pourtant, suffit-il de mener un combat en faveur de la laïcité ou au nom de l'égalité pour rendre à la république cette multitude de sens qui fit son histoire ? En réalité, il est impossible d'en écrire le récit linéaire qui, d'une origine antique, mènerait au système représentatif contemporain, car l'idée et les pratiques " républicaines " diffèrent en fonction des enjeux et des époques et sont constamment repensées par les pouvoirs en place. D'où le choix assumé par ce brillant essai collectif d'histoire intellectuelle de réfléchir à l'historicité du concept et des pratiques de chaque république, en un tour d'horizon chronologique et géographique qui va de la politeia grecque et de la res publica romaine aux Républiques françaises instaurées depuis la Révolution, en passant par le modèle communautaire italien du Moyen Age et les expériences modernes (Italie, Angleterre, Suisse, Provinces-Unies). Autant d'identités distinctes qui, pourtant, se construisent autour de références communes : le peuple, la liberté, la souveraineté, la légitimité, etc. A l'heure où, en Europe, plusieurs modèles de gouvernement ont atteint leurs limites, ce livre salutaire et décapant réactive le débat d'idées autour d'un concept riche de sens et d'interprétations.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."