Figure émergente et désormais incontournable de la photographie contemporaine, Tyler Mitchell façonne des images d'utopie et du paysage américain qui élargissent l'imaginaire de la condition noire au XXIe siècle. Sa première grande retrospective, " Wish This Was Real ", célèbre les dix premières années de la création du photographe qui révolutionne les représentations visuelles des corps noirs. Entre photographie de mode, art contemporain et récit intime, Mitchell construit une oeuvre singulière et lumineuse dans laquelle la subjectivité noire est pleinement souveraine. Influencé par le travail de Gordon Parks, Julie Dash et Wolfgang Tillmans, Tyler Mitchell brouille les frontières entre travail de commande et expression artistique personnelle et fait de l'univers de la mode une plateforme de diffusion d'un imaginaire visuel où le choix des modèles, des vêtements et des accessoires est porteur d'un message politique. Le photographe célèbre l'introspection, la fraternité, la mémoire en faisant poser des sujets noirs au sein de paysages bucoliques, souvent inspirés de son enfance en Géorgie, et crée une oeuvre visuelle puissante et poétique, qui propose une autre manière de voir ? et d'habiter ? le monde.
Nombre de pages
270
Date de parution
09/10/2025
Poids
1 130g
Largeur
214mm
Plus d'informations
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EAN
9782365114547
Auteur
Mitchell Tyler ; Wintour Anna ; Johnson Rashid
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
214
Date de parution
20251009
Nombre de pages
270,00 €
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Mitchell WJT ; Boidy Maxime ; Roth Stéphane ; Mond
Ce livre fait face à deux questions récurrentes [...] : qu'est-ce qu'une image ? quelle est la différence entre mots et images ? Il s'attache à comprendre les réponses traditionnellement données à ces questions en les rapportant aux intérêts humains qui, dans des situations spécifiques, leur confèrent une forme d'urgence. Pour quelle raison définir ce qu'est une image ? Quel intérêt y a-t-il à accentuer ou à gommer les différences entre mots et images ? Quels sont les systèmes de pouvoir et les échelles de valeur ? autrement dit, quelles sont les idéologies ? qui nourrissent les réponses à ces questions et en font des sujets de polémique plutôt que d'enjeux purement théoriques" ...
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation : il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite. Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes. Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines ?uvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
En 2024, Alain Willaume passe six mois en résidence à la villa Kujoyama, à Kyoto. La découverte d'un boro d'enfant ? petite veste rapiécée par les mères d'une génération à l'autre ?, sur un marché aux puces suscite interrogation et fascination : la beauté de l'usure du vêtement témoigne à la fois de l'affection maternelle et de l'esthétique japonaise du wabi sabi, notamment du goût pour la patine du temps. Willaume entame alors un voyage exploratoire, traversant les régions de Kyūshū, de Noto, du Kansai et de Chūgoku. Photographe fasciné par l'errance, il saisit des paysages énigmatiques peuplés d'apparitions fantomatiques. La puissance trouble et l'extrême fragilité suscitées par sa rencontre avec le boro transparaissent au fil des pages. Le fort grain noir et blanc des images, ponctué de rares images aux couleurs sourdes, immerge le lecteur dans les faibles lumières de l'hiver japonais. Le sensible se fait texture : atmosphères humides de profondes forêts, dunes immenses où se détachent de fragiles silhouettes humaines, rues battues par les vents, vestiges de maisons ravagées par le tsunami, Alain Willaume tisse un univers qui oscille entre rêve et réalité. La nature est soumise à des forces telluriques, tout semble vacillersous nos yeux. Dans cet album relié à la suisse ? pour une ouverture optimale ?, chaque photographie est reproduite en double page, offrant une déambulation filmique, rythmée de quelques images présentées en diptyque où filtrent alors quelques blancs. Alain Willaume montre l'état éphémère des choses, mais aussi leur puissance d'émerveillement. Ses images se déploient tel un récit imaginaire scandé de secousses et de failles, elles révèlent un Japon d'une inquiétante étrangeté, mais d'une profonde poésie. Un Japon sans soleil et où les contours du réel s'estompent. Pour accompagner cette déambulation, l'écrivaine Ryoko Sekiguchi posera son propre regard sur ce corpus avec un texte inédit abordant les thèmes qui lui sont chers, à savoir l'impermanence des choses et les présences fantomatiques.