Travailler c'est lutter. Politiques de modernisation et engagements des sciences sociales
Mispelblom Beyer Frederik
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782296045804
Ce livre traite des micro-politiques du travail. Celles des dirigeants d'entreprise, mettant en œuvre des moyens variés pour accroître la productivité et " changer les mentalités ". Celles des salariés qui les contournent, y résistent, ou parfois courbent l'échine. Basé sur de nombreux exemples, " cas ", entretiens et observations, ce livre souligne la grandeur du travail ordinaire, pour lui redonner ses lettres de noblesse, son caractère de lutte existentielle, de tragédie parfois. Le langage au travail est au cœur des analyses proposées ici. Elles abordent successivement les politiques de modernisation des entreprises en leur donnant une définition précise, les dispositifs d'encadrement en en montrant les failles, et le rôle qu'y jouent les sciences sociales. Renvoyant dos à dos la langue de bois managériale et une certaine doxa sociologique, cette perspective invite les chercheurs à penser que l'expertise et le conseil, loin de représenter des " risques ", sont aujourd'hui l'une des conditions de la survie des sciences sociales. Les textes réunis ici illustrent la manière dont les défis ainsi jetés peuvent être relevés, par une approche vivante du travail et de ses rapports avec les autres sphères de la vie sociale. Basé sur l'idée qu'on est toujours de fait " engagé " dans ses pratiques professionnelles, ce livre plaide pour une forme de " militantisme du métier " et propose des pistes pour des stratégies d'intervention sociologiques originales.
Nombre de pages
213
Date de parution
12/12/2007
Poids
320g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296045804
Titre
Travailler c'est lutter. Politiques de modernisation et engagements des sciences sociales
Auteur
Mispelblom Beyer Frederik
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
320
Date de parution
20071212
Nombre de pages
213,00 €
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Encadrer, un métier impossible ?" prend le contre-pied des méthodes de management, des "bonnes pratiques" et des référentiels de compétences, en explorant les "dessous" d'une activité en somme relativement triviale, qui consiste à encadrer le travail d'autrui. Il l'aborde à partir de sept "secrets", dont certains de Polichinelle, qui entrelacent le coeur de l'activité formé par l'autorité et le pouvoir. Depuis bientôt dix ans, cette approche sert d'alternative à des cadres de l'entreprise, mais aussi du secteur social, de la santé, des collectivités territoriales, d'organisations publiques et privées. Elle témoigne des résistances d'un encadrement humaniste et citoyen, qui s'appuie notamment sur les sciences sociales et humaines pour voir plus clair et autrement dans son activité. Elle invite à une réflexion créative pour penser ses propres stratégies d'encadrement. "Un livre très instructif et optimiste, opposé à toute "idéologie" managériale." Revue de la Défense Nationale. "Un métier en définitive harassant, stressant, qui se pratique avec plus ou moins de succès. Constat résigné ? Non, lucide." Les Echos. "Au-delà des recettes, l'auteur tente de mettre en lumière la manière dont les choses se passent sur le terrain, c'est-à-dire rarement comme la direction l'imagine." Entreprises et Carrières. "Foncez à la conclusion où, en quatorze pages serrées comme un bon whisky, l'auteur ramasse son affaire." Offres courrier cadres. La 1re édition a été nominée pour le Prix Le Monde-Sciences Po, et le Prix des Nuages Blancs, en 2007.
Voici un livre résolument optimiste et joyeux, truffé d'anecdotes et d'exemples amusants, qui rompt avec l'ambiance morose de la " souffrance au travail ". Sans en nier l'existence ni les dégâts, il montre à partir d'une enquête approfondie que des stratégies alternatives d'encadrement se pratiquent et ce, dans des organisations très différentes, dans le public comme dans le privé (entreprises industrielles et de service, secteur social et hôpital, multinationales et PME-PMI.). Les hommes et les femmes interviewés, cadres dirigeants ou non, parfois délégués syndicaux, ont tous en commun d'avoir souffert de harcèlement et de maltraitance. Ils ont parfois connu de longues périodes de chômage ; mais ils témoignent ici de leur ténacité, de leur capacité à " encaisser des coups ", à lutter contre les discriminations de toutes sortes. Au fil des récits et des pages, se dégagent des principes communs, des façons de théoriser ces pratiques, à partir de valeurs humanistes et d'éléments des sciences sociales et humaines. Ramassées en vingt-cinq principes fondamentaux, ces stratégies alternatives forment un " bréviaire de résistance et d'innovation " dont tous les salariés peuvent s'inspirer. Loin des utopies louables d'un " management alternatif à inventer ", il s'agit ici du travail déjà à l'oeuvre pour diriger et encadrer " autrement ".
On parle beaucoup de qualité, on la définit rarement. En effet, quoi de plus positif, quoi de plus désirable que des produits et des services " de qualité " ? D'ailleurs, les " démarches qualité ", dans les entreprises, se parent de toutes les vertus : gages de confiance aux consommateurs, amélioration des conditions de travail des salariés, bien-être pour tous... Comme si les antagonismes sociaux s'effaçaient devant l'idéal de la qualité. Cette vision idyllique ne résiste cependant pas à l'examen. L'auteur examine ici l'impact réel des " démarches qualité " dans les entreprises et les administrations : au-delà des modifications formelles, techniques, économiques, au-delà des effets positifs qu'il importe de signaler, Frederik Mispelblom Beyer invite à voir combien la normalisation développée par ces techniques de gestion impose une nouvelle morale visant la transparence du travail concret et le conformisme des salariés pour mieux S'en assurer la maîtrise. Le développement des " démarches qualité " ranime ainsi la vieille question du renouvellement ou du dépassement du taylorisme : visant à mobiliser activement les salariés sur les objectifs de l'entreprise afin d'en accroître la productivité, la logique taylorienne s'en trouve souvent renforcée. Mais il n'y a là aucune fatalité : des stratégies alternatives existent, dont l'auteur dessine ici les perspectives. " Ce livre débusque les évidences et les fait passer au scanner d'une analyse qui évite le jargon. De quoi mettre en perspective le flot d'ouvrages pratiques consacrés au sujet. " Le Monde " L'auteur a su monter les failles et les arrière-pensées du système et pourrait bien renforcer la mise en évidence des contradictions de ces nouvelles stratégies entrepreneuriales. " Revue française de sociologie " Un nouveau type d'enjeux auxquels les organisations syndicales ne sont guère préparées. " Options-CGT " Il s'agit, au fond, dans les " démarches qualité ", du destin d'une même population, comme salariés, consommateurs et chômeurs dans les multiples faces d'un même rapport salarial. " Cadres CFDT
Encadrer des soins, c?est encadrer des équipes de soignants, c?est également encadrer des pratiques de soins effectués sur les personnes. Soigner ne relève pas seulement de réalités médicales ou psychologiques, cela renvoie également à des pratiques, où techniques, institutions, règles et compétences définissent le champ de manoeuvre, et de décisions, des cadres de santé. Ainsi en va-t-il de certaines formes d?éducation thérapeutique du patient, ou du concept de patient expert. Cet ouvrage définit le champ réel du soin, en équipe et auprès des malades, et propose une série de pistes pour améliorer le travail stratégique de ses cadres.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...