Les amours qui finissent ne sont pas les nôtres. Lettres à Sophie de Monnier 1777-1780
Mirabeau Honoré-Gabriel de
TALLANDIER
20,90 €
Epuisé
EAN :9782847347432
1789 a figé l'image de Mirabeau en tribun de la Révolution. On oublie trop souvent la vie romanesque aux mille rebondissements qui fut la sienne avant son entrée en politique. Incarcéré au fort de Joux par lettre de cachet à la demande de son père en raison de son inconduite notoire, il parvient à séduire Sophie, la très jeune épouse du vieux président de la chambre des comptes de Dole. Il s'évade, l'enlève et ils s'enfuient tous deux jusqu'en Hollande où ils passent plusieurs mois dans des conditions assez précaires. Recherchés, poursuivis, ils sont arrêtés et reconduits en France. Mirabeau est prisonnier à Vincennes, Sophie dans un couvent. Grâce à quelques complicités, les deux amants parviennent à échanger une correspondance passionnée de 1777 à 1780. Cependant, malgré une captivité désespérante, Mirabeau reste un homme libre capable d'élargir son esprit aux dimensions du monde, tandis que Sophie ne fait que ressasser leur bonheur perdu. La rupture s'inscrit peu à peu entre les lignes.
Nombre de pages
340
Date de parution
14/10/2010
Poids
459g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782847347432
Titre
Les amours qui finissent ne sont pas les nôtres. Lettres à Sophie de Monnier 1777-1780
Auteur
Mirabeau Honoré-Gabriel de
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
459
Date de parution
20101014
Nombre de pages
340,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Faire pour les autres ce que nous voudrions qu'on fit pour nous et ne point faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu'on nous fit." Belle morale, en vérité, dont la portée est considérable. Eduquée par son beau-père aux plaisirs des sens autant qu'à ceux de l'esprit, la jeune Laure en saisit aisément toute la profondeur... Peut-il y avoir du mal à se faire du bien ? Offrir du plaisir serait-il condamnable ? Toutes les fantaisies qui se peuvent concevoir n'ont-elles pas "naturellement" leur place dans l'Etat de Nature ... Le rideau levé est un véritable hymne à la liberté et au plaisir... Un grand classique de la littérature libertine...
SommaireIntroduction de Charles HirschMa conversion ou le libertin de qualitéPréface de Michel CamusL'Abbé IL-ET-ELLE (HIC-ET-HAEC) ou l'Elève des Révérends Pères Jésuites d'AvignonPréface de Gabriel MatzneffLe rideau levé ou l'éducation de LaurePréface d'Alain ClervalErotika BiblionPréface de Charles Hirsch- Enfermé de 1777 à 1780 au château de Vincennes, Mirabeau y avait tué le temps en composant de nombreux ouvrages, parmi lesquels des traductions d'oeuvres latines et des oeuvres publiées plus tard sous le manteau: pamphlets politiques et romans libertins.- Malgré toutes les controverses des bibliographes sur la paternité de ces quatre ouvrages, il saute aux yeux qu'ils sont de la plume de Mirabeau.- Honoré-Gabriel de Riquetti, comte de Mirabeau, né le 9 mars 1749, est mort à Paris le 2 avril 1791. Célèbre orateur révolutionnaire, sa carrière politique fulgurante dura à peine deux ans.
Tu sais, mon amie, la plupart de mes frivoles exploits dans la carrière du plaisir. La vigueur de ma constitution paraissait autrefois par la multiplicité et la variété de ce que j'appelais mes jouissances ; mais jamais une seule femme n'était l'objet d'un grand nombre d'assaut. Une seule fois la lubricité d'une Messaline (tu sais qui c'est) pensa me tuer. Tout le reste de ma vie, jusqu'à toi, n'a guère été que celle des autres hommes. Mais ces lauriers que je croyais avoir cueillis si glorieusement, insensé que j'étais ! comme l'amour les a flétris ! que de guirlandes de fleurs il a substituées à quelques brins d'herbe ! Dans quel délire ne m'as-tu pas plongé ? Quelles incroyables victoires n'ai-je pas remportées sur ton sein ? Oh Sophie ! Belle Sophie ! Que de voluptés je trouve à y penser, et que mes forces étaient encore inférieures à mes désirs ! Mais l'ardeur de mes sens n'est pas la meilleure preuve que je n'aimerai jamais que toi. C'est l'union des âmes qui met le sceau à notre tendresse.
Mirabeau, corédacteur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, n'en oublie pas pour autant les plaisirs de la femme. Dans ce roman, il lève le rideau et le voile sur l'éducation sexuelle de la jeune Laure. Le précepte essentiel de son mentor est qu'à partir du moment où tous les actes sont consentis et source de volupté aucun ne peut être considéré comme immoral. Laure multiplie donc les rencontres et les expériences sans éprouver le moindre sentiment de culpabilité ni la moindre honte. Et comme il n'est de meilleur plaisir que celui partagé, le récit de cet éveil aux délices de la chair, sous la forme d'un manuscrit, est adressé par une femme à son amant, dont elle se trouve provisoirement séparée, dans l'attente de leurs retrouvailles et d'une relecture commune du texte. Ah ! la coquine mise en abyme !
Au commencement, ce n'était qu'une histoire de conquêtes, d'empire et de liberté. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine.À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français commence à être perçu comme l'agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforment alors une guerre d'indépendance en un inextricable conflit international.De la conquête coloniale, au XIXe siècle, à 1949, le premier opus des Guerres d'Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu'à l'engrenage du conflit international.Notes Biographiques : Philippe Franchini est l'auteur d'une vingtaine d'essais historiques et romans. Il a notamment coécrit, avec Alain Missoffe, Femmes de fer. Elles ont incarné la saga Wendel (Tallandier, 2020).
Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'Etat contre le gouvernement de Front populaire qui plonge le pays dans une guerre civile de près de trois années. Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routes plus d'un demi - million de réfugiés, contraints à l'exil. L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et viols systématiques, emprisonnements abusifs...