La Puissance du Midi. Drapiers et draperies de Colbert à la Révolution
Minovez Jean-Michel
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753518032
La croissance économique de la France méridionale est mal connue et généralement sous-évaluée pour l'époque moderne. On considère souvent son développement industriel comme inférieur à celui du Nord. La difficile approche statistique, la méconnaissance de nombreux secteurs de production, l'ignorance même de la majorité des territoires de production, l'absence de connaissance fine des produits et de leurs marchés expliquent en grande partie ce regard négatif. En choisissant de s'appuyer sur le premier secteur industriel qu'est le textile, prenant pour exemple la branche lainière, cet ouvrage s'efforce de combler les lacunes ; il démontre que le Midi est une région à fort dynamisme industriel à l'époque moderne. La puissance du Midi se mesure à une croissance deux fois plus forte au XVIIIe siècle que dans les provinces du Nord et à une connexion aux marchés mondiaux. Les étoffes fines vivent leur âge d'or du fait de l'extraordinaire poussée de leur commerce, presque exclusivement international : Europe sous domination turque, Barbarie, Proche et Moyen-Orient et même Inde et Chine. De leur côté, les draperies connaissent une véritable explosion de la production ; destinées d'abord à satisfaire le marché intérieur en pleine croissance, une part significative gagne aussi les marchés de l'Espagne et des colonies américaines, ainsi que ceux de la péninsule italienne et de l'Europe germanique. Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, l'industrie lainière du Midi stagne, malgré des tentatives de réorientations des fabrications et du commerce. Ce livre en mesure les effets et propose des interprétations nouvelles à ce déclin.
Nombre de pages
305
Date de parution
13/04/2012
Poids
478g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782753518032
Titre
La Puissance du Midi. Drapiers et draperies de Colbert à la Révolution
Auteur
Minovez Jean-Michel
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
478
Date de parution
20120413
Nombre de pages
305,00 €
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La renommée des draps du nord de la France, d'Elbeuf, de Lille, de Reims ou de Sedan, leur domination et leur triomphe au XIXe siècle, semblent avoir occulté et rendu invisible l'industrie du sud du pays. Et pourtant, le Midi fut l'une des grandes régions industrielles françaises. À partir du XVIIe siècle, en Languedoc, dans une partie de la Gascogne et des pays pyrénéens, la draperie joue un rôle économique majeur. La Révolution va bouleverser cette géographie industrielle, faisant dispa- raître ou marginalisant progressivement les plus petites manufactures au cours du xixe siècle. Parallèlement, d'autres territoires du textile émergent et se recomposent. Dans le Haut-Languedoc, dans le Tarn et l'Ariège, des transformateurs de laine se développent discrètement. S'adaptant sans cesse, réformant progressivement leur appareil de production, tissant des relations avec de nombreuses entreprises, ils prendront la tête de la production française dans le cardé et le tissage d'habillement de la laine au xxe siècle. En exploitant l'intégralité de la documentation, Jean-Michel Minovez rend enfin visibles ces industries longtemps ignorées et retrace des aventures manufacturières inédites. Un livre de référence, un exercice magistral d'histoire sur le temps long et une véritable découverte scientifique.
Au milieu du dix-septième siècle, au pied des Pyrénées, le Comminges et le Couserans voient se développer de nombreux moulins à papier. Une technique révolutionnaire de fabrication mécanique émerge et enclenche l'essor économique de toute une région. La mise au point du papier à cigarettes par les entreprises JOB et Lacroix permettra à la production française de se hisser au premier rang mondial à l'aube du vingtième siècle. Jean-Michel Minovez brosse la grande fresque de cette histoire économique, marquée par de forts mouvements sociaux et frappée de plein fouet par la crise des années 1970. Très documenté, l'ouvrage s'attache dans un premier temps à restituer l'histoire de l'industrie du papier au pied des Pyrénées. L'évolution technique y est inséparable de l'histoire de familles d'industriels qui conduisent la région jusqu'à son âge d'or économique : les années 1920. Cette période de prospérité est aussi celle de revendications ouvrières qui vont connaître leur apogée au cours des années 1930. Aujourd'hui, l'industrie papetière pyrénéenne est devenue l'affaire de grands groupes étrangers. Les entreprises familiales ont presque toutes cessé leur activité (seules les papeteries Martin maintiennent une activité principalement orientée dans la production de papiers minces hauts de gamme). Comme dans nombre d'industries, l'intégration mondiale s'avère ici un passage inéluctable et redoutable.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.