Garonne & Canal du Midi. Le système de navigation autour de Toulouse
Minovez Jean-Michel
PU MIDI
25,00 €
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EAN :9782810705931
La Garonne et le canal du Midi ont représenté des axes historiques majeurs de communication, formant un système de navigation inachevé autour de Toulouse. La capitale régionale absorbait l'essentiel du fret et contrôlait le commerce d'entrepôt des produits descendus des Pyrénées et de leur piémont. Son association au canal du Midi a laissé espérer une dynamisation du trafic grâce à la mise en relation de la Provence, du Languedoc et de l'Aquitaine. Mais les problèmes de navigabilité de la Garonne, les ruptures de charges dues à des barrages toulousains presque infranchissables, une connexion imparfaite avec le canal du Midi ont limité les effets attendus des voies d'eau pour Toulouse. Les aménagements réalisés pour y pallier restent incomplets et tardifs. La vie économique s'y endort progressivement à partir du milieu du i, siècle. La réappropriation des voies fluviales n'intervient qu'à la fin du, siècle dans une dimension ludique et touristique accompagnée d'un processus de patrimonialisation. Cet ouvrage, destiné à un large public comme à un lectorat spécialisé, surprendra par l'originalité de son texte et la richesse de son iconographie. Mêlant images d'archives et documents contemporains, cartes anciennes et plans actuels, il comporte une importante iconographie spécialement réalisée pour ce livre ; les photographies aériennes, prises sous des angles inattendus, participent à construire un regard différent sur les voies d'eau autour de Toulouse, valorisant la beauté d'un patrimoine unique.
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Nombre de pages
177
Date de parution
06/12/2018
Poids
622g
Largeur
195mm
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EAN
9782810705931
Titre
Garonne & Canal du Midi. Le système de navigation autour de Toulouse
Auteur
Minovez Jean-Michel
Editeur
PU MIDI
Largeur
195
Poids
622
Date de parution
20181206
Nombre de pages
177,00 €
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Au siècle, le Pays d'Olmes est un territoire textile peu dynamique dépendant de donneurs d'ouvrages du département de l'Aude. Au début du XIXe siècle, les autres territoires textiles du Midi de la France, vieux de plusieurs siècles, disparaissent ou deviennent marginaux en quelques décennies. Parallèlement, le Pays d'Olmes se développe d'une manière invisible face aux territoires majeurs de la partie septentrionale de la France, produisant des tissus épais et unis ainsi que des nouveautés aux couleurs variées à la mode. Il adapte judicieusement l'offre, réforme très progressivement l'appareil de production et exploite au mieux les interrelations entre ses nombreuses petites entreprises. Au XXe siècle, le Pays d'Olmes l'emporte alors : il prend la tête de la production française dans le cardé et le tissage d'habillement de la laine.
La croissance économique de la France méridionale est mal connue et généralement sous-évaluée pour l'époque moderne. On considère souvent son développement industriel comme inférieur à celui du Nord. La difficile approche statistique, la méconnaissance de nombreux secteurs de production, l'ignorance même de la majorité des territoires de production, l'absence de connaissance fine des produits et de leurs marchés expliquent en grande partie ce regard négatif. En choisissant de s'appuyer sur le premier secteur industriel qu'est le textile, prenant pour exemple la branche lainière, cet ouvrage s'efforce de combler les lacunes ; il démontre que le Midi est une région à fort dynamisme industriel à l'époque moderne. La puissance du Midi se mesure à une croissance deux fois plus forte au XVIIIe siècle que dans les provinces du Nord et à une connexion aux marchés mondiaux. Les étoffes fines vivent leur âge d'or du fait de l'extraordinaire poussée de leur commerce, presque exclusivement international : Europe sous domination turque, Barbarie, Proche et Moyen-Orient et même Inde et Chine. De leur côté, les draperies connaissent une véritable explosion de la production ; destinées d'abord à satisfaire le marché intérieur en pleine croissance, une part significative gagne aussi les marchés de l'Espagne et des colonies américaines, ainsi que ceux de la péninsule italienne et de l'Europe germanique. Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, l'industrie lainière du Midi stagne, malgré des tentatives de réorientations des fabrications et du commerce. Ce livre en mesure les effets et propose des interprétations nouvelles à ce déclin.
La renommée des draps du nord de la France, d'Elbeuf, de Lille, de Reims ou de Sedan, leur domination et leur triomphe au XIXe siècle, semblent avoir occulté et rendu invisible l'industrie du sud du pays. Et pourtant, le Midi fut l'une des grandes régions industrielles françaises. A partir du XVIIe siècle, en Languedoc, dans une partie de la Gascogne et des pays pyrénéens, la draperie joue un rôle économique majeur. La Révolution va bouleverser cette géographie industrielle, faisant dispa- raître ou marginalisant progressivement les plus petites manufactures au cours du xixe siècle. Parallèlement, d'autres territoires du textile émergent et se recomposent. Dans le Haut-Languedoc, dans le Tarn et l'Ariège, des transformateurs de laine se développent discrètement. S'adaptant sans cesse, réformant progressivement leur appareil de production, tissant des relations avec de nombreuses entreprises, ils prendront la tête de la production française dans le cardé et le tissage d'habillement de la laine au xxe siècle. En exploitant l'intégralité de la documentation, Jean-Michel Minovez rend enfin visibles ces industries longtemps ignorées et retrace des aventures manufacturières inédites. Un livre de référence, un exercice magistral d'histoire sur le temps long et une véritable découverte scientifique.
Résumé : Au milieu du dix-septième siècle, au pied des Pyrénées, le Comminges et le Couserans voient se développer de nombreux moulins à papier. Une technique révolutionnaire de fabrication mécanique émerge et enclenche l'essor économique de toute une région. La mise au point du papier à cigarettes par les entreprises JOB et Lacroix permettra à la production française de se hisser au premier rang mondial à l'aube du vingtième siècle. Jean-Michel Minovez brosse la grande fresque de cette histoire économique, marquée par de forts mouvements sociaux et frappée de plein fouet par la crise des années 1970. Très documenté, l'ouvrage s'attache dans un premier temps à restituer l'histoire de l'industrie du papier au pied des Pyrénées. L'évolution technique y est inséparable de l'histoire de familles d'industriels qui conduisent la région jusqu'à son âge d'or économique : les années 1920. Cette période de prospérité est aussi celle de revendications ouvrières qui vont connaître leur apogée au cours des années 1930. Aujourd'hui, l'industrie papetière pyrénéenne est devenue l'affaire de grands groupes étrangers. Les entreprises familiales ont presque toutes cessé leur activité (seules les papeteries Martin maintiennent une activité principalement orientée dans la production de papiers minces hauts de gamme). Comme dans nombre d'industries, l'intégration mondiale s'avère ici un passage inéluctable et redoutable.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.