Henri Sauvage est aujourd?hui considéré comme l?un des grands noms de l?architecture française du XXème siècle et plusieurs de ses réalisations sont classées au titre des Monuments historiques. Déterminé dans sa vocation d?architecte et de décorateur par la lecture de Viollet-le-Duc et par son amitié avec son aîné Frantz Jourdain, Henri Sauvage dessine, dès 1894, des pochoirs pour l?entreprise paternelle de tentures décoratives. La villa qu?il construit pour l?ébéniste Louis Majorelle (Nancy, 1898 - 1902), puis le théâtre de Loïe Fuller et le «Guignol parisien», éphémères pavillons de l?Exposition universelle de Paris en 1900, le consacrent comme l?un des maîtres de l?Art nouveau européen. Henri Sauvage conçoit de nombreux meubles, décore deux salons du Café de Paris, (1899), reconstitués aujourd?hui au musée Carnavalet, réaménage le magasin du tapissier Jansen (vers 1902) et la galerie de la revue L?Art Décoratif (1904). En 1903, il participe à l?aventure du Salon d?Automne fondé par Frantz Jourdain, dont il devient l?un des dirigeants. De 1902 à 1916, il s?associe avec Charles Sarazin (1873 - 1950). Ils signent ensemble plusieurs immeubles d?Habitations à Bon Marché ainsi que des immeubles de rapport et plusieurs hôtels balnéaires, dont le Palace Hotel de Monterey au Mexique. A Biarritz, Sauvage et Sarrazin réalisent les villas Océana (1903) et Natacha (1905 - 1907) qui associent le raffinement de l?Art nouveau aux formes régionalistes. En 1909, Henri Sauvage invente l?immeuble à gradins, qui doit fournir aux rues et aux logements citadins l?air et la lumière qui, à l?époque, leur font souvent défaut. En 1912, il fait breveter son invention et l?applique à l?immeuble du 26, rue Vavin à Paris, puis à l?Habitation à Bon Marché (HBM) du 13, rue des Amiraux (1913 - 1928). Il en fait aussi la promotion au moyen de projets utopiques comme le Giant Hotel (1927), l?immeuble Metropolis (1928), ou pour le concours d?aménagement de la Porte Maillot (1931). L?Exposition des Arts décoratifs de 1925 consacre le changement de manière auquel Henri Sauvage s?est attelé depuis 1913 avec l?immeuble Majorelle (124-126, rue de Provence à Paris), puis avec le 14-16, boulevard Raspail à Paris (1924), le 65, rue La Fontaine à Paris (1927) et surtout avec les magasins de la Samaritaine (avec Frantz Jourdain, 1925 - 1930) qui conjuguent l?esthétique Art déco et les performances techniques. Basé sur les dessins d?Henri Sauvage conservés par le Centre d?archives d?architecture du XXème siècle de l?Institut français d?architecture, l?ouvrage est issu d?une thèse de Doctorat menée sous la direction de Bruno Foucart. Par ses nombreuses illustrations noir et blanc et couleur de meubles et d?architecture, le livre est destiné à un très large public. Les amateurs de l?Art nouveau, de l?architecture balnéaire, de l?Art déco y découvriront de nombreuses photographies anciennes souvent inédites.
Nombre de pages
414
Date de parution
16/11/2001
Poids
2 600g
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EAN
9782909283630
Titre
Henri Sauvage. Ou l'exercice du renouvellement
Auteur
Minnaert Jean-Baptiste
Editeur
NORMA
Largeur
0
Poids
2600
Date de parution
20011116
Nombre de pages
414,00 €
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Introduction de René Anger, directeur de cabinet du président du conseil régional de PicardieBien que le cadre dans lequel se déroule le présent colloque ne se situe pas exactement en périphérie d'Amiens, il n'en est pas moins emblématique de certains thèmes relatifs à la périurbanité, objet de cette rencontre. Il y a trente ans, cette partie du centre de la ville en laquelle s'élève l'université où nous nous trouvons était une sorte de friche urbaine. Elle a depuis bénéficié d'une grande opération de développement des quartiers, parachevée par la construction de l'université qui nous accueille aujourd'hui.En introduction à ces deux journées, deux réflexions méritent d'être faites. La première concerne la décentralisation et les rapports entre l'État et les Régions. Ceux qui sont passés des services de l'État aux services régionaux la partageront probablement. Si la décentralisation aboutit à travailler de la même manière sous l'autorité des Régions que sous l'autorité de l'État, elle n'est sans doute pas très utile. Si elle consiste à opposer l'État aux Régions, elle n'est pas souhaitable.La seconde réflexion est relative à la pertinence du niveau auquel les projets doivent être conduits et aux dynamiques que l'on peut engager entre les services. La simplicité et la proximité sont un atout dans les relations de travail qui existent entre services régionaux. On ne retrouve pas nécessairement cette fluidité dans les services de l'État. Les activités sont plus facilement décloisonnées et l'information des élus y est plus aisée. Celles et ceux qui travaillent dans les matières scientifiques savent que les véritables avancées et découvertes viennent souvent du décloisonnement des disciplines. Ces deux enjeux sont au coeur des problématiques de mobilité urbaine que ce colloque aborde.A l'occasion de l'élaboration du Schéma régional d'aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT) de Picardie, il a été jugé fondamental d'éclairer l'aménagement territorial à la lumière de la connaissance du patrimoine. Pour une région, qui ne peut pas être réduite à une collection de villes, la question de la périurbanisation est une question centrale. D'ailleurs, la notion même de ville mériterait d'être discutée.Ce schéma régional d'aménagement durable du territoire pose comme hypothèse que, à l'échelle continentale, une entité comme la Picardie, en termes de distance et de temps, est grosso modo à l'échelle d'une métropole. Vue de Tokyo ou de Washington, la Picardie n'est jamais qu'une grande ville. Or, une ville, c'est avant tout des échanges, des flux, des ports.Qu'est-ce qu'une ville qui ne s'inscrirait pas dans des échanges internationaux? Il faut considérer que la Picardie s'insère dans des flux internationaux. Elle est en effet en lien avec différents ports qui la relient au monde et elle fait partie de réseaux virtuels au travers, notamment, de ses universités, dont bon nombre de chercheurs participent à des échanges internationaux.Ces dimensions ont été prises en compte lors de la préparation du schéma régional. C'est une démarche originale, qui peut parfois poser des problèmes avec certains élus locaux qui attendent qu'un schéma régional soit construit sur la base de concepts plus classiques. Dans le même sens, le schéma régional défend la notion de «boulevard circulaire» pour rendre compte des liens qui existent entre les différentes villes de Picardie. A vrai dire, certains ont accusé le conseil régional de vouloir construire une autoroute! Les concepts sont parfois difficiles à faire comprendre et partager.Les sujets relatifs à la ville et à la périurbanité, on l'aura compris, nous passionnent. Le périurbain, de la ville à l'arrière-pays, constitue une composante essentielle des paysages des habitants de cette région. De même que culture et industrie se lient au gré d'un maillage territorial historique des faubourgs et des villages, certains axes nord-sud et est-ouest sont des axes de rapatriement du travail à façon qui était autrefois réalisé dans les campagnes. Ville et périurbain forment un couple qui est la forme moderne d'une idée qui existe depuis longtemps. Il est important de solliciter l'histoire pour mieux comprendre le présent. Certaines formes préexistantes peuvent se développer. Nous les avons intégrées dans notre réflexion.
En coédition avec l'Institut français d'architecture Couverture reliée avec jaquette Format 23 x 30,5 cm Illustrations: 100 couleurs et 300 Noir & Blanc. Photographies contemporaines de Dominique Delaunay. Basé sur les dessins d'Henri Sauvage conservés par le Centre d'archives d'architecture du XXe siècle de l'Institut français d'architecture, l'ouvrage est issu d'une thèse de Doctorat menée sous la direction de Bruno Foucart. Par ses nombreuses illustrations noir et blanc et couleur de meubles et d'architecture, le livre est destiné à un très large public. Les amateurs de l'Art nouveau, de l'architecture balnéaire, de l'Art déco y découvriront de nombreuses photographies anciennes souvent inédites.
Une façade Art Déco emblématique côté Seine. Une nouvelle peau de verre à l'ondulation douce rue de Rivoli. Une structure aérienne tout de métal et de verre. Des ornements intérieurs solaires, fleuris et colorés. Une grande verrière, promesse de lumière. Un chef d'oeuvre de l'Art Nouveau. Après 15 ans de travaux et une rénovation d'envergure, la Samaritaine rouvre ses portes. Cette « cathédrale du commerce moderne » - ainsi qu'Émile Zola se plaît à le formuler dans le roman Au Bonheur des Dames ? renoue avec son faste d'autrefois. La restauration, qui comprend une nouvelle programmation variée, rend hommage aux desseins des Cognacq-Jay et aux visions des architectes Frantz Jourdain et Henri Sauvage. Porté par une équipe internationale où le savoir-faire des agences SANAA, FBAA, SRA Architectes et Maison Édouard François s'est doublé de l'excellence de nombreux artisans d'art, le chantier s'est déroulé sous le regard attentif de l'architecte en chef des monuments historiques Jean-François Lagneau et des entreprises Vinci Construction et Egis.
Partageant sa vie entre Paris et Lausanne, Jean Tschumi (1904-1962) s'est imposé comme l'inventeur d'une architecture moderne et fonctionnelle au service d'entreprises et d'institutions, tels les Sièges de la Mutuelle Vaudoise Accidents (1951-1956) à Lausanne, de Nestlé (1956-1960) à Vevey et de l'Organisation mondiale de la Santé (1959-1966) à Genève. A travers une contribution exceptionnelle de Bernard Tschumi et sept essais confiés à un conservateur, des historiens et des architectes, cet ouvrage embrasse tous les aspects de la production d'un architecte qui fut aussi décorateur et urbaniste. De l'étudiant à l'enseignant, des ensembles mobiliers aux plans urbains, de l'art de construire à la synthèse des arts, Jean Tschumi a su tracer une voie singulière dans l'histoire architecturale du XXe siècle par sa vision d'un art total et par sa recherche constante d'excellence.
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.