Le grand pont de l'île, que les lumières teintaient de blanc, semblait flotter dans l'obscurité. On aurait dit qu'au bout était le vide, et je me demandai si le car n'allait pas sombrer au fond de la mer." Le pont sépare deux univers, le pays natal où l'on revient avec nostalgie et le monde extérieur. Mais pourquoi l'a-t-on quitté, pourquoi d'autres n'en sont-ils jamais partis et quels drames y restent enfouis ? Deux soeurs renouent après vingt-cinq ans de silence. Un homme apprend enfin la vérité au sujet de son père, disparu lorsqu'il était enfant. Une mère de famille accomplit un vieux rêve pour lequel elle fut prête au pire. Un jeune chanteur à succès replonge dans une période douloureuse de son enfance. Une femme, menacée par un typhon, révèle son passé à sa fille en attendant les secours. Un enseignant déboussolé apprend de son père défunt comment agir dignement. Les protagonistes de ces histoires sont liés par leur présence sur cette île de la mer intérieure de Seto. C'est là que leurs souvenirs les pousseront à mesurer la dureté des rapports sociaux, la puissance du secret, mais aussi leur attachement au lieu de leur enfance. A travers ces six nouvelles qui composent un instantané du Japon contemporain, Kanae Minato porte un regard acéré sur les dysfonctionnements d'une société où le harcèlement scolaire, l'ostracisme et certains systèmes de valeurs rigides continuent d'être sources de tragédies. Le portrait est d'autant plus percutant que son île-cité fictive ressemble beaucoup à celle où elle est née.
Nombre de pages
226
Date de parution
18/02/2021
Poids
334g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782379270925
Titre
Nostalgie
Auteur
Minato Kanae ; Hureau Alice
Editeur
ATELIER AKATOMB
Largeur
145
Poids
334
Date de parution
20210218
Nombre de pages
226,00 €
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Cette petite ville tranquille, nichée entre deux montagnes, n'a rien de remarquable si ce n'est que l'air y est le plus pur du Japon. Par une chaude après-midi d'été, cinq fillettes jouent au ballon à l'ombre du gymnase de l'école primaire, désertée pour les vacances. Arrive un inconnu, qui se prétend artisan et sollicite leur aide. Sae, Yuka, Maki et Akiko laissent Emiri partir seule avec cet homme. Quelques heures passent avant qu'elles ne s'inquiètent. Pénétrant dans les vestiaires de la piscine, elles découvrent alors le corps sans vie de leur amie. Les quatre petites filles sont les seuls témoins, mais malgré les questions répétées de la police, elles affirment toutes n'avoir aucun souvenir du visage du meurtrier. Dévastée par le chagrin et la ranc?ur, la mère d'Emiri les somme d'aider à son arrestation ou de trouver un moyen d'expier. À défaut, aucune n'échappera à sa vengeance. Quinze ans plus tard, le tueur n'a toujours pas été arrêté et les fillettes sont devenues des adultes. Une série d'événements les forcent à revisiter cette terrifiante journée dont l'impact n'a cessé d'entraver cruellement leur existence. Parviendront-elles à se confronter enfin au passé ? Il reste peu de temps avant que le délai de prescription du crime n'arrive à expiration... Expiations, celles qui voulaient se souvenir (Shokuzai), deuxième roman de Kanae Minato, a connu un grand succès à la fois auprès de la critique et du public japonais grâce à sa construction méticuleuse et à son acuité psychologique. Nominé notamment pour le prix Naoki et le prix de l'association des auteurs de romans policiers, il a été adapté pour la télévision et le cinéma par Kiyoshi Kurosawa en 2013.
Moriguchi Manami, 4 ans, est retrouvée noyée dans la piscine du collège où enseigne sa mère. Un mois plus tard, lors de son discours d'adieu à sa classe de 5e B, Mme Moriguchi accuse deux élèves d'avoir tué sa fille et leur annonce sa vengeance. A cette première intervention succèdent celles de la déléguée de classe, sous forme d'une lettre adressée à l'enseignante ; de la mère de l'un des deux meurtriers, au travers de son journal intime ; de l'adolescent lui-même, qui a des visions en flash-back de sa petite enfance traumatisante ; de l'autre coupable, qui se vante sur son site Internet de ses géniales inventions scientifiques ; enfin, un coup de téléphone de Mme Moriguchi à ce dernier. Dans ce roman construit avec virtuosité, le suspense est maintenu jusqu'au bout, quand les différentes pièces s'assemblent pour dévoiler une machination glaçante. Malgré les différences culturelles, le thème évoque Crime, de Meyer Levin, qui avait fait sensation en son temps.
Dans une société futuriste, l'humanité décida de fixer comme priorité absolue la préservation de la santé de son espèce. Des molécules médicales reliées à un serveur chargé de contrôler la santé de chacun ont été implantées dans chaque corps humain. Dans cette société dite harmonieuse régie par la biopolitique, Tuan, une jeune femme membre de l'Organisation Mondiale de la Santé, doit pourtant élucider le suicide collectif de milliers de personnes partout dans le monde, auquel son amie a pris part...
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Cette petite ville tranquille, nichée entre deux montagnes, n'a rien de remarquable si ce n'est que l'air y est le plus pur du Japon. Par une chaude après-midi d'été, cinq fillettes jouent au ballon à l'ombre du gymnase de l'école primaire, désertée pour les vacances. Arrive un inconnu, qui se prétend artisan et sollicite leur aide. Sae, Yuka, Maki et Akiko laissent Emiri partir seule avec cet homme. Quelques heures passent avant qu'elles ne s'inquiètent. Pénétrant dans les vestiaires de la piscine, elles découvrent alors le corps sans vie de leur amie. Les quatre petites filles sont les seuls témoins, mais malgré les questions répétées de la police, elles affirment toutes n'avoir aucun souvenir du visage du meurtrier. Dévastée par le chagrin et la ranc?ur, la mère d'Emiri les somme d'aider à son arrestation ou de trouver un moyen d'expier. À défaut, aucune n'échappera à sa vengeance. Quinze ans plus tard, le tueur n'a toujours pas été arrêté et les fillettes sont devenues des adultes. Une série d'événements les forcent à revisiter cette terrifiante journée dont l'impact n'a cessé d'entraver cruellement leur existence. Parviendront-elles à se confronter enfin au passé ? Il reste peu de temps avant que le délai de prescription du crime n'arrive à expiration... Expiations, celles qui voulaient se souvenir (Shokuzai), deuxième roman de Kanae Minato, a connu un grand succès à la fois auprès de la critique et du public japonais grâce à sa construction méticuleuse et à son acuité psychologique. Nominé notamment pour le prix Naoki et le prix de l'association des auteurs de romans policiers, il a été adapté pour la télévision et le cinéma par Kiyoshi Kurosawa en 2013.
Venu à la mise en scène par la télévision, il retrace dans cet ouvrage foisonnant ? qui tient du carnet de création et du récit autobiographique ? trente années de réalisation, d'une émission de téléréalité en 1989 à la Palme d'or de Cannes en 2018.Formé à l'école du documentaire, Kore-eda ne cesse d'interroger dans ses films le statut des images. Proche en cela du néoréalisme et de la Nouvelle Vague, il est ouvert aux « accidents de tournage » et remodèle son scénario et ses dialogues au jour le jour, en fonction des circonstances et des suggestions des acteurs.Ôzu, Fellini, Spielberg et... Ultraman : Kore-eda pense sans frontières. Le cinéma est pour lui une « patrie », enfin débarrassée de tout nationalisme. Chroniqueur inspiré de l'histoire de son pays, il cherche à dévoiler les liens qui unissent les humains, y compris ceux que l'on ne voit plus, les « invisible people » dont parlait Cate Blanchett en lui remettant son prix à Cannes.Cet ouvrage est paru au Japon en 2016. En exclusivité mondiale pour cette édition, Kore-eda a accepté de l'enrichir d'un commentaire sur Une Affaire de famille. Il évoque le tournage de La Vérité, avec Catherine Deneuve et Juliette Binoche (sortie en janvier 2020).