L'admirable police : tenir Paris au siècle des Lumières
Milliot Vincent
CHAMP VALLON
28,01 €
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EAN :9791026704393
Exerçant son action du cabaret au salon, du bordel à la loge maçonnique, la police de Paris serait-elle "la plus parfaite", comme certains le proclament au siècle des Lumières, pour tenir une aussi grande ville d'Europe ? La vaste réforme impulsée au temps de Colbert en 1666-1667 ne se limite pas à la création de la lieutenance générale de police. Tout au contraire, elle inaugure une dynamique de transformation des pouvoirs policiers parisiens : il s'agit d'améliorer le recrutement et les pratiques des commissaires au Châtelet, des inspecteurs et des auxiliaires, ces "mouches" et espions qui fréquentent les "petits cafés" et les lieux louches, tous métamorphosés en "bons ouvriers" de la sûreté publique. Plus préventive que répressive, la police renforce sa surveillance sur la société et son emprise sur le territoire urbain ; soucieuse du "bonheur des hommes en société", elle intervient dans les domaines de la salubrité, de la santé, de la voirie, des arts et métiers, du commerce et des marchés pour rassurer et protéger les "bons citoyens". Mais cette "force vigilante et active" (Louis Sébastien Mercier) est là aussi pour surveiller, évincer, enfermer, sans faiblesse, les "indésirables" et faire taire le "peuple murmurant". Aussi nourrit-elle constamment des tensions : les résistances ne cessent jamais et la cristallisation des critiques autour du "despotisme" de la police est un puissant ferment de l'effervescence pré-révolutionnaire. A partir des années 1760, la philosophie du droit naturel, une nouvelle idée de la liberté et de la souveraineté politique rendent l'arbitraire policier de moins en moins acceptable. Ces critiques rencontrent le vécu ordinaire des hommes et des femmes à la vie fragile, qui savent la police dure aux pauvres et à tous les laissés-pour-compte du "beau XVIIIe siècle". En 1789, la dénonciation du despotisme de cette police qui a prétendu se mêler de tout, qui a voulu tout connaître, tout prévoir, érige les services de la lieutenance générale en emblème de la tyrannie, une Bastille à abattre pour qu'enfin triomphent l'état de Droit et l'égalité de tous devant la Loi.
Date de parution
17/11/2016
Poids
598g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791026704393
Titre
L'admirable police : tenir Paris au siècle des Lumières
Auteur
Milliot Vincent
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
598
Date de parution
20161117
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Cet ouvrage propose de définir les principales déterminations culturelles de la France d'Ancien Régime. Il décrit la "religion ordinaire" et les croyances, les gestes qui accompagnent les grands moments de l'existence: la naissance, le mariage et la mort. Il dépeint les différentes formes de la sociabilité, les contraintes du labeur quotidien et la fragilité de la vie. II prend en compte le choc des réformes religieuses et les effets de la diffusion de la Réforme catholique, le développement de l'imprimé, les transformations de la culture matérielle... Autant de mutations qui modifient les "sensibilités" des Français de la Renaissance aux Lumières. Biographie de l'auteur Vincent Milliot est professeur d'histoire moderne à l'université de Caen.
Cet ouvrage explore les fondements de la société française d'Ancien Régime, ses structures démographiques, sociales, économiques, ainsi que ses rouages administratifs. II témoigne de la construction de l'État monarchique à travers l'étude des finances, de la justice ou de l'armée, et des résistances que la centralisation suscita. Il montre enfin comment, par delà la fracture de la Révolution de 1789, des éléments de continuité unissent L' ancien et le nouveau régime. On trouvera, en fin d'ouvrage, des annexes très complètes, dont un dictionnaire des personnages et un lexique historique.Vincent Milliot est professeur en histoire moderne à l'université de Caen.
Cet imposant ouvrage en deux volets comprend d'abord un essai consacré à la police parisienne au temps des Lumières, inscrit dans les tendances les plus récentes de l'historiographie policière. Il propose un regard neuf et nuancé sur cette institution et sur ses transformations entre la fin du XVIIe siècle et la Révolution française. Cet essai est notamment nourri par la lecture critique des Mémoires de Lenoir, ancien Lieutenant général de police, en charge pendant la première décennie du règne de Louis XVI (1774-1785). Le second volet de cet ouvrage en propose, pour la première fois, la transcription et l'édition annotée. Ces "Mémoires" souvent cités, utilisés ponctuellement, sont toutefois demeurés inédits jusqu'alors et n'ont jamais été donnés à lire dans leur intégralité. Ils constituent une sorte de monument inachevé, érigé en défense de la police parisienne de l'Ancien Régime, souvent considérée comme un modèle à l'échelle de l'Europe mais lourdement critiquée alors que s'ouvre la Révolution. Lenoir s'y montre à la fois mémorialiste témoignant de son activité passée et la justifiant face à la postérité, et homme d'expérience qui réfléchit sur les conceptions et les pratiques de la police. Ces mémoires représentent également une source magnifique sur l'histoire de Paris, un vivier pour l'histoire administrative et l'histoire de la police, à une époque où les projets réformateurs abondent. La publication est assortie d'un catalogue du manuscrit qui est inédit.
La France d'Ancien Régime constitue un univers à la fois fascinant et dépaysant pour l'observateur contemporain : la société tout entière est organisée de façon hiérarchique et pyramidale, autour des deux piliers que sont la monarchie et l'Eglise catholique qui, ensemble, gouvernent la vie de 20 à 28 millions de Français, appelés à louer Dieu et vénérer leur roi. Nourri des recherches les plus récentes et appuyé sur une longue expérience pédagogique, ce livre propose des clés pour comprendre les structures et le fonctionnement de la société française des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. De manière claire et vivante, il restitue les conditions de vie, les manières de croire et de penser des différentes catégories de Français, et analyse de façon dynamique la lente construction de l'Etat royal ainsi que les contradictions qui exploseront en 1789. Une attention particulière a été portée aux outils et instruments de travail destinés à faciliter la réussite des étudiants de Licence auxquels ce livre s'adresse en priorité.
Que chantait-on dans les rues ou à la cour, lors des révoltes anciennes ? Des paroles souvent vulgaires et parfois polémiques, élogieuses ou satiriques, sur des airs connus de tous. Pendant la Fronde (1648-1653), des milliers de couplets ont ainsi circulé dans les rues de Paris, à l'écrit comme à l'oral, avant d'être collectés pendant au moins un siècle. Ce livre explore pour la première fois la dimension orale de ce qu'on a appelé les mazarinades, ces textes imprimés et copiés en millions d'exemplaires, destinés à commenter l'actualité de la guerre, mais aussi à agir. Des éléments de langage y étaient diffusés par les chefs des factions en lutte : la chanson était un véritable média politique dans une société largement analphabète, qui pouvait s'en approprier les airs et les paroles. L'édition des paroles de quelques chansons permet de mesurer la variété de leurs usages, depuis la chanson d'auteur (Scarron, Saint-Amant), jusqu'à la chanson produite dans l'atelier d'imprimerie qui, peut-être, donne accès aux mots des subalternes. Cette étude sur les mazarinades chantées donne ainsi à entendre un nouveau discours sur la guerre civile en France au milieu du XVIIe siècle. Elle contribue enfin à réévaluer la place du sonore dans la société de la première modernité. Pour mieux la rendre concrète, des enregistrements font entendre 45 extraits chantés - et entêtants - des mélodies de la Fronde.
Alors que la pollution plastique touche désormais les fosses abyssales, que les projets d'extraction minière profonde se multiplient et que s'est tenue à Nice une Conférence décisive des Nations Unies sur le devenir de l'océan, cet ambitieux ouvrage collectif croise histoire, sociologie, anthropologie et droit pour tenter de restituer aux environnements sous-marins un peu de leur profondeur historique. De la pêche des huîtres perlières dans les Caraïbes du XVIe siècle aux habitats sous-marins destinés à abriter l'homo aquaticus au temps de la Guerre froide, en passant par la colonisation verticale du Maghreb à la fin du XIXe siècle, ces études apportent un éclairage inédit sur les interactions de longue durée entre les sociétés humaines et les fonds marins.