Un policier des Lumières. Suivi de Mémoires de J.C.P. Lenoir, ancien lieutenant général de police de
Milliot Vincent
CHAMP VALLON
33,50 €
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EAN :9782876735538
Cet imposant ouvrage en deux volets comprend d'abord un essai consacré à la police parisienne au temps des Lumières, inscrit dans les tendances les plus récentes de l'historiographie policière. Il propose un regard neuf et nuancé sur cette institution et sur ses transformations entre la fin du XVIIe siècle et la Révolution française. Cet essai est notamment nourri par la lecture critique des Mémoires de Lenoir, ancien Lieutenant général de police, en charge pendant la première décennie du règne de Louis XVI (1774-1785). Le second volet de cet ouvrage en propose, pour la première fois, la transcription et l'édition annotée. Ces "Mémoires" souvent cités, utilisés ponctuellement, sont toutefois demeurés inédits jusqu'alors et n'ont jamais été donnés à lire dans leur intégralité. Ils constituent une sorte de monument inachevé, érigé en défense de la police parisienne de l'Ancien Régime, souvent considérée comme un modèle à l'échelle de l'Europe mais lourdement critiquée alors que s'ouvre la Révolution. Lenoir s'y montre à la fois mémorialiste témoignant de son activité passée et la justifiant face à la postérité, et homme d'expérience qui réfléchit sur les conceptions et les pratiques de la police. Ces mémoires représentent également une source magnifique sur l'histoire de Paris, un vivier pour l'histoire administrative et l'histoire de la police, à une époque où les projets réformateurs abondent. La publication est assortie d'un catalogue du manuscrit qui est inédit.
Nombre de pages
1150
Date de parution
22/09/2011
Poids
916g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782876735538
Titre
Un policier des Lumières. Suivi de Mémoires de J.C.P. Lenoir, ancien lieutenant général de police de
Auteur
Milliot Vincent
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
129
Poids
916
Date de parution
20110922
Nombre de pages
1 150,00 €
Disponibilité
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Cet ouvrage propose de définir les principales déterminations culturelles de la France d'Ancien Régime. Il décrit la "religion ordinaire" et les croyances, les gestes qui accompagnent les grands moments de l'existence: la naissance, le mariage et la mort. Il dépeint les différentes formes de la sociabilité, les contraintes du labeur quotidien et la fragilité de la vie. II prend en compte le choc des réformes religieuses et les effets de la diffusion de la Réforme catholique, le développement de l'imprimé, les transformations de la culture matérielle... Autant de mutations qui modifient les "sensibilités" des Français de la Renaissance aux Lumières. Biographie de l'auteur Vincent Milliot est professeur d'histoire moderne à l'université de Caen.
Cet ouvrage explore les fondements de la société française d'Ancien Régime, ses structures démographiques, sociales, économiques, ainsi que ses rouages administratifs. II témoigne de la construction de l'État monarchique à travers l'étude des finances, de la justice ou de l'armée, et des résistances que la centralisation suscita. Il montre enfin comment, par delà la fracture de la Révolution de 1789, des éléments de continuité unissent L' ancien et le nouveau régime. On trouvera, en fin d'ouvrage, des annexes très complètes, dont un dictionnaire des personnages et un lexique historique.Vincent Milliot est professeur en histoire moderne à l'université de Caen.
Exerçant son action du cabaret au salon, du bordel à la loge maçonnique, la police de Paris serait-elle "la plus parfaite", comme certains le proclament au siècle des Lumières, pour tenir une aussi grande ville d'Europe ? La vaste réforme impulsée au temps de Colbert en 1666-1667 ne se limite pas à la création de la lieutenance générale de police. Tout au contraire, elle inaugure une dynamique de transformation des pouvoirs policiers parisiens : il s'agit d'améliorer le recrutement et les pratiques des commissaires au Châtelet, des inspecteurs et des auxiliaires, ces "mouches" et espions qui fréquentent les "petits cafés" et les lieux louches, tous métamorphosés en "bons ouvriers" de la sûreté publique. Plus préventive que répressive, la police renforce sa surveillance sur la société et son emprise sur le territoire urbain ; soucieuse du "bonheur des hommes en société", elle intervient dans les domaines de la salubrité, de la santé, de la voirie, des arts et métiers, du commerce et des marchés pour rassurer et protéger les "bons citoyens". Mais cette "force vigilante et active" (Louis Sébastien Mercier) est là aussi pour surveiller, évincer, enfermer, sans faiblesse, les "indésirables" et faire taire le "peuple murmurant". Aussi nourrit-elle constamment des tensions : les résistances ne cessent jamais et la cristallisation des critiques autour du "despotisme" de la police est un puissant ferment de l'effervescence pré-révolutionnaire. A partir des années 1760, la philosophie du droit naturel, une nouvelle idée de la liberté et de la souveraineté politique rendent l'arbitraire policier de moins en moins acceptable. Ces critiques rencontrent le vécu ordinaire des hommes et des femmes à la vie fragile, qui savent la police dure aux pauvres et à tous les laissés-pour-compte du "beau XVIIIe siècle". En 1789, la dénonciation du despotisme de cette police qui a prétendu se mêler de tout, qui a voulu tout connaître, tout prévoir, érige les services de la lieutenance générale en emblème de la tyrannie, une Bastille à abattre pour qu'enfin triomphent l'état de Droit et l'égalité de tous devant la Loi.
La France d'Ancien Régime constitue un univers à la fois fascinant et dépaysant pour l'observateur contemporain : la société tout entière est organisée de façon hiérarchique et pyramidale, autour des deux piliers que sont la monarchie et l'Eglise catholique qui, ensemble, gouvernent la vie de 20 à 28 millions de Français, appelés à louer Dieu et vénérer leur roi. Nourri des recherches les plus récentes et appuyé sur une longue expérience pédagogique, ce livre propose des clés pour comprendre les structures et le fonctionnement de la société française des XVIe, XVIIe et XVllle siècles. De manière claire et vivante, il restitue les conditions de vie, les manières de croire et de penser des différentes catégories de Français, et analyse de façon dynamique la lente construction de l'Etat royal ainsi que les contradictions qui exploseront en 1789. Une attention particulière a été portée aux outils et instruments de travail destinés à faciliter la réussite des étudiants de Licence auxquels ce livre s'adresse en priorité.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...