Le monde tel que nous le recevons n'est-il jamais déjà témoignage du monde, représentation? Le monde ne se donne-t-il jamais à voir, à lire, que médiatement et par entrecroisement? Le monde est reçu comme Texte, il est tissage de ce qui à la fois le fait être et le montre, de ce qui le met et le remet sans cesse au monde. Ainsi, Texte du monde peut exprimer tout le donné du monde, son foisonnement, toutes ses écritures, tout signifiant, toute présentation dans leurs différents niveaux de réalité: littératures diverses (de la description à la fiction en passant par la réflexion philosophique), architecture, urbanisme, arts graphiques, arts plastiques, etc.: c'est une communauté du monde qui n'est pas une unité, mais le lieu produit par et support des perspectives diverses et quelquefois contradictoires sur le monde qui s'y monter et s'y cache, et que relaient nos regards, nos angles de lectures eux aussi différents - combinatoire, productive, tissage et retissage du manteau du monde. Monde du texte, quant à lui, est l'expression de ce qu'un texte peut et doit être plus qu'interprété. Il doit être déployé, rendu à son espace, mis en volume, ouvert, pour offrir la possibilité d'une exploitation qui soit autre chose d'un "démontage des structures", ainsi que le disait Paul Ricoeur. Texte du monde- Monde du texte. Ou le moyen de penser le texte, le monde, de chercher comment ils se disent, se montrent l'un par et pour l'autre; d'approcher le monde dans et/ou par le texte, le texte comme le monde; d'additionner, de soustraire ces deux hémisphères; d'approcher thématiquement et/ou méthodologiquement cette dérangeante association, ou encore de repenser le troisième acteur de ce thème: le tiret, à savoir penser l'interface, le lieu de connexion entre deux moments interdépendants du Monde (comme Texte du monde) et du Texte (comme Monde du texte).
Nombre de pages
316
Date de parution
25/03/2010
Poids
574g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372522
Titre
Texte du monde, monde du texte
Auteur
Milliat-Pilot Isabelle ; Calame Claude
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
574
Date de parution
20100325
Nombre de pages
316,00 €
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David Milliat a perdu ses deux parents à l'âge de 6 ans dans un tragique accident de voiture. Dans ce livre, il raconte comment ce drame initial a pesé dans le cours de son existence comme un traumatisme trop longtemps intériorisé, comment cette fêlure l'a ouvert au questionnement sur Dieu et le sens de la vie. Ce témoignage prenant et captivant permet de découvrir, sans spots ni caméras, la personnalité profonde du présentateur du "Jour du Seigneur" sur France 2.
Un récit autobiographique émouvant et singulier. Dans une édition enrichie de compléments pédagogiques, en lien avec le thème " Se raconter, se représenter " du programme de français en 3e. Le récit Céline Milliat-Baumgartner a huit ans lorsque ses deux parents meurent dans un accident de voiture. Dans ce récit autobiographique émouvant et singulier, elle raconte, avec délicatesse et parfois même avec humour, la brutalité du choc, les années lumineuses qui l'ont précédé, le chemin accompli pour " ranger ses fantômes " et surmonter l'absence. Les compléments pédagogiques - Un entretien inédit avec l'auteur. - Des lectures actives au fil du texte, avec des propositions d'ateliers. - Des repères sur l'autobiographie. - Un parcours de lecture analytique en 7 étapes. - Un groupement de textes : " Récits d'enfance " . - Une enquête histoire des arts sur l'autoportrait (peint, photographié, filmé, dessiné...), incluant un cahier photos couleur. Sur la chaîne You Tube Théâtre Hatier Des extraits vidéo de l'adaptation théâtrale du récit : Céline Milliat-Baumgartner interprète son propre rôle, dans un spectacle mis en scène par Pauline Bureau. Pour l'enseignant Sur www. classiquesetcie. com, en accès gratuit réservé, un guide pédagogique, avec un descriptif complet de la séquence et les corrigés des questionnaires. Extrait " Je comblerai les défaillances de ma mémoire, les oublis, je me fabriquerai des souvenirs. Enfin j'inventerai tous ceux que la terre aura gardés, sans vouloir me les rendre. "
David Milliat a perdu ses deux parents dans un tragique accident de voiture alors qu'il n'était âgé que de 6 ans. Dans ce livre écrit à coeur ouvert, l'auteur raconte comment ce drame initial a influé sur son existence, s'est invité dans sa vie familiale et professionnelle et attise sa quête de sens, sa soif de relations et sa perception de Dieu. Ce témoignage prenant et captivant de la première à la dernière page permet de découvrir, loin des caméras, la personnalité attachante du présentateur du " Jour du Seigneur", la plus ancienne émission de la télévision française.
Le 19 juin 1985, à l'aube, une voiture sort de la route à l'entrée du tunnel de Saint Germain en Laye et prend feu sur le bas-côté. Deux corps carbonisés en sont retirés. Rien ne permet de les identifier sur le moment. Tout a brûlé. Ne restent qu'une boucle d'oreille en forme de fleur et deux bracelets en métal, noircis par le feu. Des bijoux de pacotille qui seront restitués plus tard à la famille, puis soustraits aux regards, à la mémoire, perdus à jamais. Céline Milliat Baumgartner a huit ans, lorsqu'une voix empêtrée dans le chagrin lui annonce l'indicible nouvelle. Comment dire à deux enfants qu'ils sont orphelins de leurs deux parents, le même jour, à la même minute. Quels mots, quels gestes pour abîmer le moins possible de ce qui doit advenir, l'enfance qui s'obstine, la vie qui prend ses aises, trajectoire déviée mais filant tant bien que mal vers l'âge adulte. A partir de là, tout est fait pour repousser le plus loin possible l'insupportable absence. La chaleur d'un foyer reconstitué dans le giron familial, une fratrie nouvelle, une compassion dont on use, un statut qui protège, rend unique, inatteignable. Une vie presque normale d'enfant. Ils sont si jeunes, et si beaux sous la plume de leur fille maintenant plus âgée qu'eux. Ils s'aiment passionnément, partent en vacances en Grèce, distribuent sans compter, de l'amour, de la tendresse, du rêve. Ils se disputent, se réconcilient, font la fête. Le père s'absente souvent pour son travail. La mère est actrice, joue dans des films, embrasse Depardieu dans un film de Truffaut. Stig Dagerman a dit que notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Il semble pourtant que ce texte vibrant suive un autre chemin. Il laisse entrevoir que l'absence, loin d'être jamais comblée, peut être superbement écrite.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.