Oakland, c'est l'envers du rêve californien : des ghettos délabrés où végètent les victimes des crises industrielles successives, des quartiers où la pauvreté et la violence sont monnaie courante et font voler en éclats le mythe du melting-pot américain. C'est là que T-Bird Murphy passe son enfance, puis son adolescence, d'abord chez sa mère qui héberge un gang de Hell's Angels puis dans une caravane, derrière la station-service où son père, tout juste sorti de prison, s'oublie en travaillant comme une bête de somme. T-Bird évolue dans un monde crépusculaire où la mort n'est jamais loin, aussi bien celle de ses ennemis dont il faut se faire respecter, que celle dses proches, comme ses deux jeunes frères qui meurent sous ses yeux, victimes des préjugés racistes qui opposent les Irlandais aux Mexicains. Mais Oakland est aussi la ville natale de Jack London et, comme lui, T-Bird ressent l'appel du grand large, cette envie de vivre enfin libre. Gris-Oakland est le récit d'une enfance pauvre, ouvrière et laborieuse dans l'Amérique des années soixante et soixante-dix, un monde de durs à cuire à qui la vie n'a jamais fait de cadeau et qui ne peuvent compter que sur leur force physique pour survivre. À travers le parcours accidenté de T-Bird, l'auteur trace un tableau impitoyable du monde du travail américain où les ouvriers originaires du pays ne valent pas grand-chose, et les ouvriers immigrés, ces fameux wetbacks qui ont traversé le Rio Grande, carrément rien du tout. Jamais misérabiliste ni geignard, Gris-Oakland nous présente des hommes fatigués, parfois écrasés par le rouleau compresseur de l'économie, mais des hommes dignes, des hommes toujours debout
Nombre de pages
304
Date de parution
20/11/2003
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070759613
Titre
Gris-Oakland
Auteur
Miles Williamson Eric ; Mikriammos Philippe
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20031120
Nombre de pages
304,00 €
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Novels about the blue-collar world are rare: Seldom does someone near the cellar of society escape to tell the tale. Eric Miles Williamson joined the Laborers Union when he graduated from high school in 1979 and spent seven years as a gunite construction worker, witnessing atrocities that don't make the evening news. Two-Up is Williamson's fictional account of a journey through the nightmare of the American labor inferno. "To read Eric Miles Williamson is to encounter the grim humor of a blue-collar Nathaniel West or the fierceness of a male Flannery O'Connor.'-Robert Phillips"Two-Up is a comi-tragic, western story of gunite workers, the Short-Timers of the construction work genre. Which, of course, there is none. If there did happen to be more than two other books of its kind, I assure you that this surrealistic, hyper-real novel would still be the very best.'-Dagoberto Gilb
État civil : T-Bird Murphy. Localisation : Oakland, porte du désespoir, ville des déshérités et des laissés-pour-compte de l'Amérique triomphante. Je suis recherché pour un crime que je n'ai pas commis. Ma seule faute : avoir espéré. Enfance déglinguée, boulots minables déchéance alcoolisée, une jeunesse banale à Oakland. Études, mariage, travail, j'ai tenté l'échappée? en vain. « Des rythmes torrides qui évoquent la hardiesse et l'exubérance du jazz. » The New York Times Traduit de l'anglais (États-Unis) par Alexandre Thiltges
États-Unis, de nos jours. T-Bird Murphy, la quarantaine, fils d?immigrés irlandais, se terre dans un box de parking. On le soupçonne d?un crime qu?il n?a peut-être pas commis. Incarnation du quart-monde occidental, T-Bird écrit sa rage. Un long monologue intérieur, animé par les figures de son passé, qui vient tromper sa solitude et mettre des mots sur la violence de l?exclusion. T-Bird a grandi dans le ghetto noir et mexicain d?Oakland, une ville industrielle qui rejette les Noirs, les Chicanos et les Blancs pauvres vers les décharges, sur les bords pollués de la baie de San Francisco. Pour faire mentir le destin, il a sacrifié à la sainte trinité: études, mariage et consommation. Il a fait tous les petits boulots, vécu dans les pires conditions. Mais on n?a jamais voulu voir en lui que l?enfant de ses origines, fauteur de troubles en puissance. Renvoyé à sa misère et du fond du chaos qui l?a englouti, il revendique la déchéance comme nouvelle forme de liberté, et la solidarité comme espérance de dignité.Eric Miles Williamson est natif d?Oakland, la ville de Jack London qui fut, comme lui, ouvrier de chantier. Aujourd?hui critique littéraire et professeur de littérature à l?université, il est auteur de romans noirs remarqués, dont Noir béton (Fayard, 2008). Il dénonce le rêve américain avec une poésie mêlée de rage qui n?est pas sans rappeler Céline, Henry Miller et Cormac McCarthy.
Le mythique hamburger, véritable symbole de la culture fast-food, connaît aujourd'hui une nouvelle vie avec l'arrivée des restaurants de "burgers gourmets". Pour préparer vous aussi d'excellents burgers, voici plus de 30 recettes, rapides et inratables, de burgers, mini-burgers, accompagnements et sauces maison. De quoi réconcilier petits et grands !
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.