La France et les princes thaïs des confins du Viêt-Nam et du Laos. Des pavillons noirs à Diên Biên P
Mignot Fabrice
L'HARMATTAN
20,50 €
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EAN :9782296105591
La première rencontre entre les princes thaïs du Tonkin et la France fut orageuse : le prince de Muong Lai (Lai Chau en vietnamien) envoya les Pavillons noirs chasser les troupes de Francis Garnier qui occupaient Hanoi en 1873. Après quelques combats et malentendus, la deuxième fut la bonne : abandonnant les drapeaux siamois et le régent vietnamien, les princes signèrent en 1889 des traités avec Auguste Pavie. Ils préservaient ainsi leur autonomie dans une région dévastée depuis des années par des hordes chinoises et en proie à la rivalité entre le Siam et le Viêt-Nam. Protecteurs lointains, les Français ne se sont guère aventurés en pays thaï avant la guerre contre le Viêt-minh. Soucieuse alors de se rallier les Thaïs, la France a créé un nouvel Etat en 1948 : la Fédération thaïe. Porte d'accès au Haut Laos, ce territoire a vu la défaite de l'armée française à Dien Biên Phû (Muong Tène en taï), suivie du massacre et de l'exode de milliers de familles de maquisards thaïs, hmong, yao et austroasiatiques hostiles à l'emprise vietnamienne kinh et communiste en 1954. Rarement évoquée, l'histoire contemporaine des principautés thaïes du Tonkin permet pourtant de saisir les enjeux géopolitiques et culturels de l'occupation française en Indochine. Puissent les jeunes Thaïs de la diaspora y trouver des réponses à leurs questions.
Nombre de pages
199
Date de parution
06/11/2009
Poids
275g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296105591
Titre
La France et les princes thaïs des confins du Viêt-Nam et du Laos. Des pavillons noirs à Diên Biên P
Auteur
Mignot Fabrice
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
275
Date de parution
20091106
Nombre de pages
199,00 €
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Depuis la seconde guerre mondiale, conflits violents, crises économiques et isolement politique du pays ont souvent modifié en profondeur le destin des femmes laotiennes. Promises par la tradition à une vie de paysanne et de ménagère, elles ont pu ou dû emprunter des voies nouvelles à l'occasion des bouleversements historiques. Dans cet ouvrage, plusieurs femmes de la province de Xaïgnabouly, située au nord-ouest du Laos, présentent leur parcours de vie, leurs relations familiales et les opportunités qui ont conduit certaines d'entre elles à s'installer à Vientiane, la capitale du pays. Au moyen d'anecdotes et de commentaires, l'auteur donne un aperçu du contexte culturel du nord du Laos, façonné par le bouddhisme et le chamanisme, et de sa lente transformation actuelle. A la fin de l'ouvrage figure une traduction du code de la famille laotien, qui illustre les enjeux propres au Laos dans les relations familiales et la logique de leur traitement par les institutions.
La milice est en alerte. L'ennemi pourrait se manifester. Mais qui sont les ennemis du Laos depuis la fin de la guerre froide ? Des parfumeurs français à la recherche d'une fragrance idéale ? Des musulmans allemands intrigues par la vie des moines bouddhistes ? Des affairistes chinois et leurs hommes de main ? Ou de jeunes Laotiens contestant les connaissances de leurs aînés et attirés par les modes occidentales ? Dans cet imbroglio, où règne le soupçon, le stress vient perturber la routine tranquille d'un village laotien proche de la capitale. Sur fond de tensions géopolitiques bien réelles, ce roman entraîne le lecteur dans une ambiance vivante et cocasse, bien éloignée des clichés orientalistes.
Les seigneurs thaï lao et les moines bouddhistes ont fait émerger un vaste espace culturel dans les basses terres du centre de l'Indochine à partir du XIVe siècle, notamment par la diffusion de conceptions et de pratiques de santé. Le colonisateur français, le royaume du Laos et le régime communiste ont continué à aménager en priorité ces territoires par la création d'équipements sanitaires modernes le long d'une route nationale parallèle au Mékong. Les montagnes impaludées du Laos sont restées à l'écart du développement, mais recèlent paradoxalement les plus grandes richesses du pays. Sous l'impulsion des autorités actuelles, les montagnards chamanistes, animistes ou chrétiens s'installent massivement dans les vallées près des Thaï Lao bouddhistes. L'auteur a séjourné pendant une année dans treize villages habités par des Thaï Lao, des Hmong, des Khamou, des Sô, des Yao et des Taï Mueï, dans les districts de Louang Phrabang, de Vang Vieng, de Paksane et de Thakhek. Des différences profondes subsistent entre les montagnards déplacés et les gens des basses terres. Elles apparaissent dans la mobilité, la relation à l'eau et la protection contre le paludisme. La prise en compte des multiples références culturelles et des pratiques traditionnelles de santé par les services publics devraient permettre de limiter les risques sanitaires, mais aussi de désamorcer les conflits entre des groupes ethniques et religieux contraints de coexister dans le même espace.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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