Trois romans. Les Microbes humains, Le Monde nouveau, Le Claque-dents
Michel Louise ; Rétat Claude ; Zékian Stéphane
PU LYON
26,00 €
Épuisé
EAN :9782729708719
Revenue du bagne en 1880, Louise Michel retourne en prison de 1883 à 1886. Elle y échafaude les oeuvres très diverses qui feront des années 1886-1890 une période féconde, celle notamment des trois romans qu'elle publie coup sur coup chez Dentu et dont ce volume offre la première édition critique : Les Microbes humains, Le Monde nouveau, Le Claque-dents. Jusqu'alors elle avait écrit des romans en collaboration. Avec ce cycle, elle construit un massif qui lui est propre, trois actes scandant l'écroulement du vieux monde et l'avènement du nouveau. La "série rouge" qu'elle projetait ne voit pas le jour, mais elle sculpte en grand dans la fiction, dans la "légende nouvelle" dont elle veut doter la révolution, dans le langage, dans une rythmique inédite de l'expression. Dans le contexte du premier centenaire de la Révolution française où socialistes et anarchistes protestent contre sa confiscation par la République bourgeoise, les trois romans saluent, de tout leur contre-pouvoir d'élocution, des insurrections qu'on ne songe guère à célébrer, et annoncent une révolution imminente. Oeuvres de mémoire, germes d'avenir, ces romans de la faillite bancaire, de la névrose, de la pourriture et de la lutte pour la vie s'écrivent avec toutes les nuances du rouge au son vibrant des tocsins. Ces trois romans sont suivis d'un dossier documentaire comprenant notamment une revue de presse et des documents inédits. Les textes ont été établis, présentés et annotés par Claude Rétat et Stéphane Zékian (UMR LIRE).
Nombre de pages
631
Date de parution
09/12/2013
Poids
1 118g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782729708719
Titre
Trois romans. Les Microbes humains, Le Monde nouveau, Le Claque-dents
Auteur
Michel Louise ; Rétat Claude ; Zékian Stéphane
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
1118
Date de parution
20131209
Nombre de pages
631,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Institutrice et oratrice hors pair, Louise Michel sut aussi se faire conteuse : lorsqu'elle retranscrivit des légendes kanaks au cours de sa déportation en Nouvelle-Calédonie ou, comme dans ce recueil, en mettant en scène des personnages du quotidien, loin des récits de princesses et de crapauds. Tressant ensemble faits historiques, légendes et traditions populaires, elle imagine des histoires où triomphent souvent la concorde et l'entraide. Mais gare à ceux qui croient s'élever au-dessus des autres, car ils se verront bien vite tournés en dérision, tandis que l'usure et les profits indus maudiront des familles sur plusieurs générations. En creux, ce sont les nervures de sa pensée sociale que Louise Michel dessine, avec subtilité et facétie.
On croit souvent connaître Louise Michel car on a pu lire ses Mémoires (édition Roy, puis Maspero, puis Sulliver). Or, ils ont été publiés en 1886, elle avait encore 19 années à vivre... Que sait-on des dernières années de sa vie, si importantes puisqu'elle était devenue une des plus grandes figures du mouvement révolutionnaire français, et même international ? Nous avions les traces qu'ont laissées ses lettres, les témoignages de ceux qui l'ont connue. Il nous manquait la suite de son autobiographie. La voici aujourd'hui publiée pour la première fois, grâce à un cahier autographe, possession de la bibliothèque féministe Marguerite Durand. Et ce cahier, écrit à Londres quatre mois avant sa mort, nous révèle les événements vécus par la vieille et implacable anarchiste, ses rencontres et aventures, ses sentiments et même ses projets. Bien qu'elle écrive cette histoire de sa vie à l'approche de la mort, elle affirme très haut l'avenir imminent de l'explosion sociale qui conduira l'humanité au stade radieux de l'anarchie ; elle fourmille de rêves, comme de construire une Tour Eiffel la tête en bas pour aider les mineurs à descendre dans les galeries, ou bien d'aller délivrer Dreyfus a l'île du diable ! Elle chante Le Temps des cerises avec son ami Clément, et n'oublie jamais de crier "debout les damnés de la terre" avec son camarade Pottier... Avec humour, avec grâce, avec émotion parfois, avec fougue toujours, la Vierge rouge nous livre ici un testament enflammé où, au milieu des attentats, des tortures, des misères, sa foi révolutionnaire jamais ne faiblit, car "à travers des fleuves de sang, voici venir la délivrance ".
Résumé : Extrait : "Souvent on m'a demandé d'écrire mes Mémoires ; mais toujours j'éprouvais à parler de moi une répugnance pareille à celle qu'on éprouverait à se déshabiller en public. Aujourd'hui, malgré ce sentiment puéril et bizarre, je me résigne à réunir quelques souvenirs. Je tâcherai qu'ils ne soient pas trop imprégnés de tristesse."
Résumé : Impression en "gros caractères". Extrait : "Souvent on m'a demandé d'écrire mes Mémoires ; mais toujours j'éprouvais à parler de moi une répugnance pareille à celle qu'on éprouverait à se déshabiller en public. Aujourd'hui, malgré ce sentiment puéril et bizarre, je me résigne à réunir quelques souvenirs. Je tâcherai qu'ils ne soient pas trop imprégnés de tristesse."
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.