On croit souvent connaître Louise Michel car on a pu lire ses Mémoires (édition Roy, puis Maspero, puis Sulliver). Or, ils ont été publiés en 1886, elle avait encore 19 années à vivre... Que sait-on des dernières années de sa vie, si importantes puisqu'elle était devenue une des plus grandes figures du mouvement révolutionnaire français, et même international ? Nous avions les traces qu'ont laissées ses lettres, les témoignages de ceux qui l'ont connue. Il nous manquait la suite de son autobiographie. La voici aujourd'hui publiée pour la première fois, grâce à un cahier autographe, possession de la bibliothèque féministe Marguerite Durand. Et ce cahier, écrit à Londres quatre mois avant sa mort, nous révèle les événements vécus par la vieille et implacable anarchiste, ses rencontres et aventures, ses sentiments et même ses projets. Bien qu'elle écrive cette histoire de sa vie à l'approche de la mort, elle affirme très haut l'avenir imminent de l'explosion sociale qui conduira l'humanité au stade radieux de l'anarchie ; elle fourmille de rêves, comme de construire une Tour Eiffel la tête en bas pour aider les mineurs à descendre dans les galeries, ou bien d'aller délivrer Dreyfus a l'île du diable ! Elle chante Le Temps des cerises avec son ami Clément, et n'oublie jamais de crier "debout les damnés de la terre" avec son camarade Pottier... Avec humour, avec grâce, avec émotion parfois, avec fougue toujours, la Vierge rouge nous livre ici un testament enflammé où, au milieu des attentats, des tortures, des misères, sa foi révolutionnaire jamais ne faiblit, car "à travers des fleuves de sang, voici venir la délivrance ".
Date de parution
20/06/2000
Poids
295g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729706487
Titre
Histoire de ma vie
Auteur
Michel Louise
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
295
Date de parution
20000620
Nombre de pages
0,00 €
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Institutrice et oratrice hors pair, Louise Michel sut aussi se faire conteuse : lorsqu'elle retranscrivit des légendes kanaks au cours de sa déportation en Nouvelle-Calédonie ou, comme dans ce recueil, en mettant en scène des personnages du quotidien, loin des récits de princesses et de crapauds. Tressant ensemble faits historiques, légendes et traditions populaires, elle imagine des histoires où triomphent souvent la concorde et l'entraide. Mais gare à ceux qui croient s'élever au-dessus des autres, car ils se verront bien vite tournés en dérision, tandis que l'usure et les profits indus maudiront des familles sur plusieurs générations. En creux, ce sont les nervures de sa pensée sociale que Louise Michel dessine, avec subtilité et facétie.
Résumé : Extrait : "Souvent on m'a demandé d'écrire mes Mémoires ; mais toujours j'éprouvais à parler de moi une répugnance pareille à celle qu'on éprouverait à se déshabiller en public. Aujourd'hui, malgré ce sentiment puéril et bizarre, je me résigne à réunir quelques souvenirs. Je tâcherai qu'ils ne soient pas trop imprégnés de tristesse."
Résumé : Impression en "gros caractères". Extrait : "Souvent on m'a demandé d'écrire mes Mémoires ; mais toujours j'éprouvais à parler de moi une répugnance pareille à celle qu'on éprouverait à se déshabiller en public. Aujourd'hui, malgré ce sentiment puéril et bizarre, je me résigne à réunir quelques souvenirs. Je tâcherai qu'ils ne soient pas trop imprégnés de tristesse."
En 1886, l?éditeur des Mémoires de Louise Michel, F. Roy, les présentait ainsi: ? Pour la grande majorité du public, mademoiselle Louise Michel est une sorte d?épouvantail, une ogresse, un monstre à figure humaine, disposé à semer le feu, le pétrole et la dynamite [...]. ? Remarquable écrivain, elle raconte son enfance campagnarde, ses débuts d'institutrice avant 1870, d'abord près de son village natal de Lorraine, puis à Paris, et sa lutte pour élever les enfants des quartiers pauvres. Ces pages retracent fidèlement la vie ouvrière à Paris à la fin du Second Empire.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.
Dès 1955, les dirigeants japonais choisissent de développer le nucléaire civil alors que deux villes du pays ont été atomisées. Comment un tel choix politique a-t-il pu être fait sur un territoire, le Japon, dont on connaît par ailleurs l'extrême sismicité ? Les noms de Hiroshima et de Fukushima sont connus du monde entier et symbolisent chacun une catastrophe liée à la question nucléaire. Si ces catastrophes sont bien différentes (bombardement d'un côté, accident de l'autre), elles ont de nombreux points communs, non seulement dans leurs conséquences (destruction d'un espace, radioactivité, géographie et société bouleversées) mais aussi dans leur genèse. Les livres sur Hiroshima essaient généralement de savoir si une autre issue pour mettre fin à la guerre aurait été possible, quand ceux sur Fukushima restent souvent à un niveau descriptif des événements, nécessaire, mais insuffisant. Dans cet essai, mêlant géohistoire et géopolitique, Philippe Pelletier analyse la logique qui lie ces deux catastrophes. Il s'attaque aux causes profondes de ces drames nucléaires : les stratégies politiques à l'oeuvre, les collusions avec la mafia, les enjeux économiques et industriels. Soulignant le lien entre nucléaire civil et militaire, l'auteur éclaire notamment cette logique au travers du concept de guerre. Question politiquement chaude, l'usage du nucléaire est traité ici à travers le cas du Japon en s'appuyant très largement sur des sources japonaises peu connues en France. Cependant, à travers ce cas précis, c'est bien une réflexion universelle qu'il s'agit de mener à l'heure où la lutte contre les gaz à effet de serre semble faire du nucléaire la réponse à tous nos problèmes.