Dans l'aire créatrice de Michel-Ange, là où le pouvoir du ciseau et du pinceau s'arrête, naît celui de la Poésie. Complémentaires de l'ouvre non écrit, ses poèmes ne répètent jamais ce qu'a dit la pierre ou la fresque. Tout au plus leur arrive-t-il, secondairement, de le confirmer, voire, Platon et ses épigones aidant, de le fonder. Mais leur souci premier est toujours d'épouser au plus près les états d'âme et les besoins successifs du plus tourmenté des hommes. Qu'il s'adressât par leur entremise à sa propre conscience douloureuse, à un pape qui n'était que volonté de puissance, à l'être aimé dont la vue le consumait tout en l'élevant au septième ciel, ou bien encore qu'il en appelât de profundis, humilié et prostré, à la miséricorde de son Dieu justicier, ces poèmes se sont appliqués pendant plus d'un demi-siècle à traduire les mouvements d'un cour traversé de courants contraires. C'est dire combien ils sont propres à éclairer les étapes de son cheminement spirituel et les ressorts cachés de son ouvre sculpté et peint." Pierre Leyris.
Nombre de pages
144
Date de parution
13/02/1992
Poids
122g
Largeur
112mm
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EAN
9782070326877
Titre
Poèmes
Auteur
MICHEL-ANGE
Editeur
GALLIMARD
Largeur
112
Poids
122
Date de parution
19920213
Nombre de pages
144,00 €
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Couvrant soixante-huit années, la Correspondance de Michel-Ange est un document unique. Seul témoignage autobiographique conservé du Maître, elle conduit au coeur de la vie quotidienne de l'Italie du XVIe siècle et raconte le destin exceptionnel de cet artisan qui atteint au statut d'artiste de génie. A travers les lettres adressées aux membres de sa famille, à ses commanditaires ou ses banquiers, à ses entrepreneurs ou à ses aides, se dessine le portrait tout en humanité d'un Michel-Ange dépouillé des atours "célestes" que lui ont valu ses oeuvres et sa notoriété. Autant que ses faiblesses, elles révèlent la fermeté de son tempérament, sa générosité, sa noblesse parfois dans les démêlés quotidiens, surtout sa fière conscience d'être un artiste sans égal.
Si Michel-Ange est, selon André Chastel, " le premier artiste dont on possède une importante correspondance ", un tel ensemble ne bénéficie pas, en France, d'une réputation comparable à celle de son ?uvre poétique. La présente sélection, qui va de 1517 à 1560, au gré des ?uvres et des rencontres marquantes de la maturité, se déroule sur une étonnante diversité de tons, selon les circonstances, selon le rang ou l'importance affective du destinataire. Ont été privilégiées les lettres à contenu spéculatif ou esthétique, celles que Michel-Ange envoie à des confrères ou aux dédicataires des poésies. Mieux que tout autre témoignage, cette correspondance permet d'envisager l'existence de l'artiste dans sa trivialité quotidienne. Pour Michel-Ange, ce génie terrien, l'art est avant tout mental.
« Tout ce qu'un grand artiste peut concevoir, le marbre le renferme en son sein ; mais il n'y a qu'une main obéissante à la pensée qui puisse l'en faire éclore. » Michel-Ange
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.