Couvrant soixante-huit années, la Correspondance de Michel-Ange est un document unique. Seul témoignage autobiographique conservé du Maître, elle conduit au coeur de la vie quotidienne de l'Italie du XVIe siècle et raconte le destin exceptionnel de cet artisan qui atteint au statut d'artiste de génie. A travers les lettres adressées aux membres de sa famille, à ses commanditaires ou ses banquiers, à ses entrepreneurs ou à ses aides, se dessine le portrait tout en humanité d'un Michel-Ange dépouillé des atours "célestes" que lui ont valu ses oeuvres et sa notoriété. Autant que ses faiblesses, elles révèlent la fermeté de son tempérament, sa générosité, sa noblesse parfois dans les démêlés quotidiens, surtout sa fière conscience d'être un artiste sans égal.
Nombre de pages
547
Date de parution
19/05/2017
Poids
670g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782252040584
Titre
Correspondance choisie
Auteur
MICHEL-ANGE
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
135
Poids
670
Date de parution
20170519
Nombre de pages
547,00 €
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Dans l'aire créatrice de Michel-Ange, là où le pouvoir du ciseau et du pinceau s'arrête, naît celui de la Poésie. Complémentaires de l'ouvre non écrit, ses poèmes ne répètent jamais ce qu'a dit la pierre ou la fresque. Tout au plus leur arrive-t-il, secondairement, de le confirmer, voire, Platon et ses épigones aidant, de le fonder. Mais leur souci premier est toujours d'épouser au plus près les états d'âme et les besoins successifs du plus tourmenté des hommes. Qu'il s'adressât par leur entremise à sa propre conscience douloureuse, à un pape qui n'était que volonté de puissance, à l'être aimé dont la vue le consumait tout en l'élevant au septième ciel, ou bien encore qu'il en appelât de profundis, humilié et prostré, à la miséricorde de son Dieu justicier, ces poèmes se sont appliqués pendant plus d'un demi-siècle à traduire les mouvements d'un cour traversé de courants contraires. C'est dire combien ils sont propres à éclairer les étapes de son cheminement spirituel et les ressorts cachés de son ouvre sculpté et peint." Pierre Leyris.
Si Michel-Ange est, selon André Chastel, " le premier artiste dont on possède une importante correspondance ", un tel ensemble ne bénéficie pas, en France, d'une réputation comparable à celle de son ?uvre poétique. La présente sélection, qui va de 1517 à 1560, au gré des ?uvres et des rencontres marquantes de la maturité, se déroule sur une étonnante diversité de tons, selon les circonstances, selon le rang ou l'importance affective du destinataire. Ont été privilégiées les lettres à contenu spéculatif ou esthétique, celles que Michel-Ange envoie à des confrères ou aux dédicataires des poésies. Mieux que tout autre témoignage, cette correspondance permet d'envisager l'existence de l'artiste dans sa trivialité quotidienne. Pour Michel-Ange, ce génie terrien, l'art est avant tout mental.
« Tout ce qu'un grand artiste peut concevoir, le marbre le renferme en son sein ; mais il n'y a qu'une main obéissante à la pensée qui puisse l'en faire éclore. » Michel-Ange
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.