
Derrida, Celan. Juste le poème, peut-être
La poétique de Celan a profondément incisé la réflexion de Derrida, lui devenant indispensable pour repenser les questions de la date, de la crypte et du secret. De Schibboleth à Béliers et à son dernier séminaire, La bête et le souverain, Derrida s'est aussi intéressé au poème celanien comme lieu d'une souveraine solitude, d'une souveraineté autre, peut-être, quand il parle de lui-même. Cet essai tente d'analyser la portée du deuil et de la dette contractée par le philosophe à l'endroit du poète. De la rencontre entre Celan et Derrida, nulle archive ne saura témoigner. Le verbe "témoigner" évoque une sorte de mot de passe secret entre eux : "Niemand/ zeugt für den/ Zeugen" et "Die Welt ist fort, ich muss dich tragen". Ces deux vers, Jacques Derrida incitait ses lecteurs à les apprendre par coeur pour deux raisons : d'abord, pour méditer sans fin le rapport à la langue, à l'idiome plutôt, de Celan, creusant, enfouissant, retournant sa langue dans la langue allemande ; ensuite, pour mesurer - relever, dit Derrida - la nécessaire et impossible épreuve de la traduction, cette question qui est non seulement l'un des enjeux les plus importants de la "déconstruction" mais aussi le foyer d'une éthique de la lecture.
| Nombre de pages | 192 |
|---|---|
| Date de parution | 06/09/2017 |
| Poids | 225g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782705694548 |
|---|---|
| Titre | Derrida, Celan. Juste le poème, peut-être |
| Auteur | Michaud Ginette |
| Editeur | HERMANN |
| Largeur | 140 |
| Poids | 225 |
| Date de parution | 20170906 |
| Nombre de pages | 192,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Tenir au secret. (Derrida, Blanchot)
Michaud GinetteLa littérature aura été pour Maurice Blanchot et Jacques Derrida le lieu par excellence du secret. L'un et l'autre posent en effet qu'il y a dans le secret un "il est impossible de dire" qui ne peut être levé même lorsqu'il est dévoilé ou rompu. Comment, dès lors, présenter ce qui, dans ce secret sans contenu et non caché, se refuse à toute présentation et, surtout, comment en parler sans déchirer sa nuit propre et privée? Cet essai se propose de suivre cette aporie dans le récit de Maurice Blanchot, L'Instant de ma mort, texte testamentaire d'une inépuisable réserve paru en 1994, et dans la lecture minutieuse, pas à pas, que lui consacrait Derrida dans Demeure-Maurice Blanchot. Prenant appui sur plusieurs séances inédites du Séminaire de Derrida intitulé "Répondre du secret"", qui se tint en 1991, cet essai cerne dans un premier temps l'originalité de l'approche derridienne en retraçant les choix que fait le philosophe de sémantiques et de logiques qui le portent à puiser à un fond plus mystérieux et même étranger au secret freudien ou (post-) psychanalytique. Dans un second temps, cette pensée hétéronomique du secret est saisie tant dans le récit de Blanchot, qui en offre une exemplaire mise en oeuvre, que dans les" effets de secret "qui viennent se déposer et se sceller en retour dans la propre lecture de Derrida. Forme de célébration de la parution de Demeure il y a quelque dix ans (et faisant constamment place à cette question de la date), ce livre tente de prendre la mesure de l'événement du secret qui s'est trouvé noué entre ces textes de Blanchot et de Derrida. Plutôt que d'interprétation ou d'herméneutique, c'est d'une autre expérience de la lecture qu'il sera aussi question une lecture qui souhaiterait elle-même" demeurer ", loin de toute évidence, de toute explication et de toute certitude, une" expérience secrète au sujet d'un secret ", comme y appelait Derrida dans Donner la mort."Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 € -

Lire Jacques Derrida et Hélène Cixous. Volume 1, Battements du secret littéraire
Michaud GinetteDepuis la parution de Voiles en 1998, qui a réuni dans un même ouvrage " Savoir " d'Hélène Cixous et " Un ver à soie " de Jacques Derrida, donnant ainsi lieu à une première contresignature explicite entre l'écrivain et le philosophe, de multiples entrecroisements se sont produits entre leurs oeuvres. Au-delà d'un simple repérage thématique et formel, cet essai interroge ce qui fait événement d'écriture et de pensée entre ces deux oeuvres appelées par la " Toute-puissance-autre " de la littérature. A partir des textes qui témoignent des nombreux échanges entre Derrida et Cixous, deux lecteurs se lisant l'un l'autre, on suit ici à la trace quelques-uns des traits les plus caractéristiques et singuliers de chaque lecteur/lectrice, de Fourmis à Genèses, généalogies, genres et le génie, en passant par H. C. pour la vie, c'est à dire..., du côté de Derrida, et par le Portrait de Jacques Derrida en Jeune Saint Juif ; Insister. A Jacques Derrida et Hyperrêve, du côté de Cixous. Dans toutes ces scènes, il s'agit peut-être d'une seule chose : faire droit au même rêve de littérature et apprendre à lire : " il me faut vous apprendre à m'apprendre à me lire ", comme le prédisait Jacques Derrida dans " Circonfession ", lire, donc, ce qui s'appelle lire, à la hauteur de leurs inventifs et bien-nommés apprentissages.Sur commandeCOMMANDER47,10 € -

Lire Jacques Derrida et Hélène Cixous. Volume 2, "Comme en rêve..."
Michaud GinetteRésumé : Depuis la parution de Voiles en 1998, qui a réuni pour la première fois "Savoir" et "Un ver à soie" dans un même ouvrage et donné lieu à une première contresignature explicite entre l'écrivain et le philosophe, de multiples entrecroisements se sont produits entre les oeuvres de Jacques Derrida et d'Hélène Cixous. Plus que d'un simple repérage thématique et formel, il s'agit, dans cet essai, de suivre ce qui fait événement d'écriture et de pensée entre ces oeuvres, également travaillées mais depuis leur "versant" propre, philosophique pour Derrida, littéraire pour Cixous, appelées par la "toute-puissance" de la littérature. Ces échanges textuels, qui prennent souvent la forme de chiasmes, donnent à lire le "point de rencontre" qui se produit entre eux : dans Voiles d'abord, où l'opération poétique prend corps pour une "première" fois inaugurale ; dans la figure du "monstre d'innocence", dans Le jour où je n'étais pas là de Cixous, figure qui permet de saisir au vif ce que Derrida nomme la "pervertibilité" de la littérature et aussi sa puissance, sa potentialité, sa virtualité phantasmatique infinies ; dans les résonances profondes qui ont cours entre Mal d'Archive et L'Ange au secret au sujet de l'archive et du secret littéraire. Le second volume, Comme en rêve, est pour sa part consacré aux oneirographies de Jacques Derrida et d'Hélène Cixous. Dans ces scènes d'hyperlecture, les grandes questions du rêve, de la puissance de la fiction et du phantasme, de même que le débat autour de "la vie la mort" se trouvent constamment convoqués et relancés. Entre Hélène Cixous et Jacques Derrida, il s'agit désormais désormais : un autre des cryptonymes de Derrida plus que jamais d'apprendre à lire "depuis la vie de Jacques Derrida", comme le dit bien son amie.Sur commandeCOMMANDER40,40 € -

Cosa volante. Le désir des arts dans la pensée de Jean-Luc Nancy
Michaud GinetteRésumé : Cosa volante l'art n'est ni un objet, ni un ensemble de composantes formelles, ni schème, ni substance. L'art, les arts plutôt, dans leur pluralité différentielle lève la question d'une forme en formation. Cette forma formans traverse de part en part la pensée des arts de Jean-Luc Nancy où importe surtout l'approche de ce qui, dans l'art, fait sens (sensibilité, intelligence, sensation, sensualité). A travers touches, intensités, vibrations, timbres, tonalités, colorations, grains, résonances, rythmes, il s'agit de voir comment les arts donnent forme au monde. Les textes réunis dans cet ouvrage explorent plusieurs motifs du travail de Nancy : sa réflexion sur l'iconologie "chrétienne" au sein de sa "déconstruction du christianisme", la question de ses "étranges corps étrangers", les modalités de ses ekphraseis, sa poétique cinétique, entre autres. Trois entretiens avec le philosophe constituent des moments privilégiés de cet échange autour de la question de l'art.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER47,10 €
Du même éditeur
-

Le métier de peindre. Un art d'équilibre
Matisse HenriCe que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité, sans sujet inquiétant ou préoccupant, qui soit, pour tout travailleur cérébral, pour l'homme d'affaires aussi bien que pour l'artiste des lettres, par exemple, un lénifiant, un calmant cérébral, quelque chose d'analogue à un bon fauteuil qui le délasse de ses fatigues physiques." Le présent ouvrage propose au lecteur de redécouvrir Henri Matisse (1869-1954), chef de file du fauvisme et figure incontournable du XXe siècle, à travers quelques-uns de ses textes les plus connus.EN STOCKCOMMANDER10,05 € -

Petit guide de survie intellectuelle face aux pandémies futures
Ferry-Danini Juliette ; Lepine Samuel ; PaternotteNous avons toutes les raisons de penser que de nouvelles pandémies pourraient apparaître dans un futur plus ou moins proche, qui viendront de nouveau questionner notre rapport à l'information, à la science, ou encore aux libertés. Comment devrons-nous alors réagir ? Ce livre se présente comme un petit manuel de survie intellectuelle face aux questions qui nous sont adressées par les pandémies, en s'interrogeant sur les causes de leur apparition, et en proposant une réflexion plus générale sur la santé publique et ses enjeux. Après avoir exposé les raisons qui rendent probables de futures pandémies, et présenté les enjeux qui entourent le concept de santé publique, les auteurs envisagent les questions qui se poseraient si nous devions y faire face aujourd'hui, qu'il s'agisse des tensions entre santé et liberté, de la recherche des traitements médicaux ou de l'obligation vaccinale.EN STOCKCOMMANDER13,95 € -

Parlons-nous chien ou pensent-ils humains ? La communication entre hommes et chiens décryptée par le
Giraud Anne-LiseIl ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?EN STOCKCOMMANDER15,05 € -

Intelligence artificielle : et l'homme créa Dieu
Halpern Gabrielle? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??EN STOCKCOMMANDER13,55 €
De la même catégorie
-

Matin brun
Pavloff FranckMatin Brun est une micro-fiction qui, sous couvert d’absurde, dénonce les dangers de l’installation d’un pouvoir dictatorial et la manière pernicieuse dont nos droits sont progressivement rognés. Franck Pavloff dresse un portrait glaçant et réaliste d’un citoyen lambda confronté à l’installation du totalitarisme contre lequel il ne fait rien. Par habitude, par lâcheté, par lassitude, par peur… Jusqu’aux inévitables regrets. C’est un texte court mais marquant. Une lecture essentielle.EN STOCKCOMMANDER2,50 € -

La chaise de Van Gogh
Pigani PaolaDeux hommes, un paysan ferrailleur et un peintre, ont creusé dans leur exil, terre et lumière une vie durant avant de nous laisser leur force solaire. Dans ce second recueil publié à La Boucherie Littéraire, Paola Pigani délivre un long poème d'adieux qui prend naissance au pied d'une chaise vide. L'absence se matérialise, la mort, jamais qu'une voix nostalgique éloigne pour dire l'enfance terrestre offerte en héritage par son père et sa mémoire ardente comme un champ d'or peint par Van Gogh.EN STOCKCOMMANDER15,00 €


