L'outre-mer français. Evolution institutionnelle et affirmations identitaires
Michalon Thierry
L'HARMATTAN
17,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296074095
Les derniers "confettis" de l'empire colonial français demeurent fort mal connus. Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, évoquent pour certains quelques destinations touristiques lointaines à la localisation imprécise, pour d'autres de micro-territoires au statut politique tout aussi imprécis. Les "media" ne les évoquent qu'à l'occasion d'événements traumatisants, relevant soit de la nature soit du malaise des hommes. Les juristes, quant à eux, se passionnent pour les solutions originales que la République invente, au fil des ans, pour trouver des compromis acceptables entre ses principes fondateurs et des revendications locales qui leur sont peu compatibles. De 1946 à 2003, notre droit distinguait implicitement ceux de ces territoires dont les populations étaient considérées comme assimilables à la Nation française - les départements d'outre-mer- et ceux dont les populations n'étaient pas considérées comme assimilables à la Nation - les territoires d'outre-mer. Depuis 2003 cette distinction implicite a cédé la place à une large palette de statuts issus de véritables négociations entre chacun de ses territoires et la République... au nom de "spécificités locales" quotidiennement invoquées. Certains en viennent dès lors à parler des outre-mers. Mais l'analyse des situations locales fait au contraire ressortir une réelle homogénéité de ces territoires, à la fois par une commune dépendance économique et par l'extrême ambiguïté des sentiments qui s'y expriment envers la France... Biographie de l'auteur Thierry Michalon est maître de conférences à la faculté de droit et d'économie de la Martinique, université des Antilles et de la Guyane.
Nombre de pages
161
Date de parution
26/02/2009
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296074095
Titre
L'outre-mer français. Evolution institutionnelle et affirmations identitaires
Auteur
Michalon Thierry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20090226
Nombre de pages
161,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le présent ouvrage rassemble vingt-six textes en provenance de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, la Réunion, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie. Leurs auteurs ont accepté de mêler leurs voix sur un thème qui leur est apparu commun à l'ensemble de l'outre-mer français : la cohabitation dans les esprits de sentiments dont la conciliation n'est pas aisée. Si la brutalité de la domination coloniale n'est plus qu'un mauvais souvenir, l'humiliation, elle, perdure, entretenue par les trop fréquentes attitudes de mépris dont les populations font, aujourd'hui encore, l'objet, et pour la légitimation qu'elle procure à leur posture de créanciers de la République. Un ressentiment diffus l'accompagne, que certaines situations réveillent, et qu'une large part des élites - politiques, intellectuelles et artistiques - entretient : adossé au sentiment de ne pas faire partie, historiquement, géographiquement et culturellement, de la Nation française, il nourrit un rêve indistinct d'émancipation. Face à ce versant, un autre, symétrique. Ces communautés, dans leur complexité, sont fruits de l'aventure coloniale : elles se savent filles de la France, et lui sont attachées à plus d'un titre. Pour les conditions de vie matérielles qu'elle leur procure, certes, en les maintenant à l'abri des exigences de plus en plus impitoyables de l'économie de marché ; mais aussi par une réelle fierté d'appartenir à la République, cette entité mythique, à la fois distante et proche, hautaine et généreuse, qui a finalement su imposer sur place, aux tenants de l'ordre colonial, cette égalité de traitement qui a, certes imparfaitement, pansé maintes blessures. Sur le terrain du droit, de l'histoire et de l'analyse politique et sociale, cet ouvrage montre comment, dans tous ses territoires et départements d'outre-mer, la double aspiration subsiste par rapport à la France : être la fois de plus en plus « dehors » et de plus en plus « dedans ».
Investi de valeurs positives et symboliques, le blanc suggère la pureté, la douceur, le raffinement, déclinés sous toutes les formes, les blancs sont travaillés comme des couleurs selon des effets de matières, de patines et de teintes. Le blanc, intemporel et éternel, est un incontournable de la mode d'hier et d'aujourd'hui. Plus qu'un simple classique qui vieillit bien, il est toujours dans l'air du temps. C'est toutes les nuances de cette non-couleur que proposent Martine Vincent, Marie-Pierre Morel et Marie-France Michalon, mêlant décoration et création, tradition et modernité, autour des textures, sensations et atmosphères inspirées par le blanc.
Le 10 thermidor, Saint-Just tombe sous la guillotine à l'âge de vingt-six ans. Le mythe est né. Saint-Just le magnifique, Saint-Just le trop chrétien, père orgueilleux de la dictature, instrument du destin, fruit sanglant d'une illusion dangereuse... on ne guérira jamais de Saint-Just. Face au discours politique actuel, sa fièvre, sa passion, son angoisse se font plus que jamais l'écho perdu de notre temps. La parole engage. Saint-Just lui, parle et ose. Tout entier au service de la République, il apostrophe aujourd'hui tous ceux qui souhaitent le suivre dans sa quête farouche d'absolu. Malgré lui, malgré nous, il est des temps où l'on se prend à le regretter. Oui malgré... c'est le sujet de ce livre. Un livre qui oppose Saint-Just à son destin, Saint-Just à ses paroles, et qui nous interroge. C'est par une véritable biographie critique que l'auteur mène le lecteur au coeur même de la vie du plus troublant des arrivistes et du plus contesté des jeunes dieux de la politique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...