Investi de valeurs positives et symboliques, le blanc suggère la pureté, la douceur, le raffinement, déclinés sous toutes les formes, les blancs sont travaillés comme des couleurs selon des effets de matières, de patines et de teintes. Le blanc, intemporel et éternel, est un incontournable de la mode d'hier et d'aujourd'hui. Plus qu'un simple classique qui vieillit bien, il est toujours dans l'air du temps. C'est toutes les nuances de cette non-couleur que proposent Martine Vincent, Marie-Pierre Morel et Marie-France Michalon, mêlant décoration et création, tradition et modernité, autour des textures, sensations et atmosphères inspirées par le blanc.
Ce témoignage est un besoin intime, viscéral, indicible. Pour elle, pour eux, pour nous. C'est la colère, la douleur, une apnée définitive. C'est la perte de Kylian, son fils de 12 ans, et Jordan, son neveu de 14 ans. C'est le cri d'une mère, la blessure à vif d'une tante. C'est la plainte sourde d'une femme, son réquisitoire absolu contre la souffrance, intolérable, d'avoir perdu une partie de ses entrailles. Ce témoignage, c'est le signe du temps qui passe. C'est retrouver le quotidien, car la vie, malgré tout, continue autour d'elle. C'est un message à ses autres enfants, pour qui l'angoisse de ne plus être aimé s'ajoute à la douleur de l'absence. C'est l'histoire d'un deuil, ce travail intérieur toujours individuel, et toujours singulier. Mais c'est aussi, et surtout, un hommage à deux petits garçons partis tout là-haut.
Les derniers "confettis" de l'empire colonial français demeurent fort mal connus. Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, évoquent pour certains quelques destinations touristiques lointaines à la localisation imprécise, pour d'autres de micro-territoires au statut politique tout aussi imprécis. Les "media" ne les évoquent qu'à l'occasion d'événements traumatisants, relevant soit de la nature soit du malaise des hommes. Les juristes, quant à eux, se passionnent pour les solutions originales que la République invente, au fil des ans, pour trouver des compromis acceptables entre ses principes fondateurs et des revendications locales qui leur sont peu compatibles. De 1946 à 2003, notre droit distinguait implicitement ceux de ces territoires dont les populations étaient considérées comme assimilables à la Nation française - les départements d'outre-mer- et ceux dont les populations n'étaient pas considérées comme assimilables à la Nation - les territoires d'outre-mer. Depuis 2003 cette distinction implicite a cédé la place à une large palette de statuts issus de véritables négociations entre chacun de ses territoires et la République... au nom de "spécificités locales" quotidiennement invoquées. Certains en viennent dès lors à parler des outre-mers. Mais l'analyse des situations locales fait au contraire ressortir une réelle homogénéité de ces territoires, à la fois par une commune dépendance économique et par l'extrême ambiguïté des sentiments qui s'y expriment envers la France... Biographie de l'auteur Thierry Michalon est maître de conférences à la faculté de droit et d'économie de la Martinique, université des Antilles et de la Guyane.