Allez savoir, pourquoi, après avoir quitté la basse Casbah d'Alger, puis Bab-el-Oued, puis les Iles de Saintonge, puis Paris, j'ai un jour quitté la France pour poser mon sac dans une petite ville de Basse-Saxe dont je suis citoyen depuis cinq années. Les années 1933-45 du national-socialisme, années d'ivresses, de triomphes, de perversions, de destructions, n'auraient été qu'un cauchemar ? " Pourquoi était-il réservé aux Allemands de réaliser une révolution d'un genre jamais vu, sans idée, contre l'idée, contre tout ce qu 'il y a de plus élevé, de meilleur et de convenable, contre la Liberté, la Vérité, le Droit... Incroyable jubilation des masses qui croient avoir vraiment voulu cela, alors qu'elles ont été simplement trompées par une folle astuce " Thomas Mann, " Journal ", 27 mars 1933 " En Allemagne, les chrétiens auront à affronter une terrible alternative : ou de vouloir la défaite de leur Nation pour que survive la civilisation chrétienne, ou de vouloir la victoire de leur Nation et, par conséquent, la destruction de notre civilisation. " Dietrich Bonhoeffer, Lettre à son ami Niebuhr, 1938. Mon regard de théologien s'est particulièrement attaché aux comportements coupables de l'Eglise, complice du pouvoir nazi, s'égarant tout au long de cette période terrifiante.
Nombre de pages
139
Date de parution
02/07/2008
Poids
160g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296059511
Titre
Le mur de silence. Petite chronique allemande
Auteur
Micaleff André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
160
Date de parution
20080702
Nombre de pages
139,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur André Micaleff, après cinq années de théologie à Paris et à Saint-Andrews, en Écosse, a été durant quarante années pasteur au service de l'Église Réformée de France, dans les Îles de Saintonge, puis secrétaire général de l'Association des Étudiants Protestants de Paris, et enfin secrétaire général de la Mission Populaire Évangélique.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...