Les sciences sociales et l'entreprise. Cinquante ans de recherche à EDF
Meynaud Hélène-Yvonne ; Boiteux Marcel
LA DECOUVERTE
28,20 €
Epuisé
EAN :9782707126030
EDF est d'abord perçue comme une entreprise technicienne à l'affût des applications possibles des sciences exactes. Mais, et cela est moins connu, elle a aussi largement recours à un savoir plus social : sciences sociales, droit, psychologie, histoire, éthique, etc. Depuis sa création en 1946, EDF a été en effet une entreprise pilote dans l'usage des sciences humaines et sociales, dès les applications psychosociologiques des années cinquante, en passant par les travaux des équipes d'études et recherches internes en matière sociale, jusqu'aux apports des chercheurs et universitaires les plus réputés. Nombre d'entre eux ont contribué à tracer les contours de l'entreprise, et ont constitué une source précieuse de savoir lui permettant de mieux se connaître et d'évoluer positivement. Dans le cadre du cinquantième anniversaire de l'entreprise, il a semblé intéressant de réunir dans ce livre les textes issus de ces travaux, et de demander à leurs auteurs de les commenter et de les critiquer, avec le recul donné par les années. Cette démarche informe aussi bien sur les prémisses de la formation des cadres, la manière dont les compromis historiques se sont noués entre les divers partenaires de l'entreprise, les aléas du droit d'expression, l'action syndicale, la dynamique culturelle, la situation des femmes cadres, les controverses médiatiques et l'opinion, les enjeux éthiques dans l'organisation, les heurs et heurts du management.
Nombre de pages
387
Date de parution
24/09/1996
Poids
500g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782707126030
Titre
Les sciences sociales et l'entreprise. Cinquante ans de recherche à EDF
Auteur
Meynaud Hélène-Yvonne ; Boiteux Marcel
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
136
Poids
500
Date de parution
19960924
Nombre de pages
387,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La construction de l'autre - l'étranger, la femme - comme essentiellement différent par sa " couleur ", ses potentialités, son comportement, est une des manières de maintenir la puissance de référence : l'homme, occidental, riche, père de famille, en bonne santé. Les décideurs peuvent alors, en toute respectabilité, subordonner, sous-payer, retenir, exclure. Avec la mondialisation, les tâches non délocalisables : chantiers, restauration, nettoyage et assistance à la personne, etc., sont offertes à une main-d'oeuvre " importée ", taillable et corvéable par sa précarité. Les industries et services, quant à eux, s'exportent le plus souvent vers les pays à la main-d'oeuvre bon marché. L'origine étrangère, réelle ou supposée, rend l'emploi en CDI exceptionnel. La discrimination raciale et sexuelle au travail, démontrée par de nombreuses études statistiques, commence à peine à être dénoncée par des plaintes devant les tribunaux. Le comptage ethno-racial souvent proposé comme solution se heurte à des obstacles éthiques et techniques. Il justifie l'idée de la matérialité des clivages " raciaux ". La " race " serait ainsi recréée comme mode explicatif des inégalités. Tout se passe comme si les politiques de diversité étaient mobilisées pour (re)dorer l'image des entreprises et des gouvernements, saupoudrant par-ci, noircissant par-là, remplaçant l'exigence de promotion des femmes par celle des " divers ". Pourtant nous pouvons agir contre cette situation. Une fois les discriminations prouvées, des mesures de rétablissement des droits sont possibles. Notre modèle républicain, mis à mal, peut être restauré, et une juste place trouvée pour l'étranger.e, celle de partenaire dans la démocratie.
Les sondages d'opinion reviennent au coeur des débats dès que s'annonce une échéance électorale ou référendaire importante. Malgré les critiques récurrentes les concernant, ils inspirent quotidiennement les équipes de campagne, sont publiés à la Une des médias, et sont considérés comme légitimant la candidature d'une telle ou d'un tel. Qu'en est-il ? Se trompent-ils ou sont-ils imparfaits ? La quatrième édition de ce livre présente l'histoire des sondages d'opinion, analyse la théorie de l'opinion, indique quelles sont les modalités de travail entre les clients et les instituts de sondage (de la formulation des questions à la commande), discute la validité du produit, décrit les instituts en tant que secteur économique, présente l'exercice de la profession actuellement en voie de dématérialisation par l'usage des centres d'appels, d'Internet et des portables, et débat du contrôle des sondages, en particulier en ce qui concerne la création de référentiels ethno-raciaux.Hélène Y. Meynaud est ingénieure et sociologue (chercheure dans une grande entreprise privée), auteure notamment de Les Sciences sociales et l'entreprise : cinquante ans de recherches à EDF (La Découverte, 1996) et de La Femme aux loups (Z'Editions, 1999) avec Chantal Montellier. Denis Duclos est sociologue et romancier (directeur de recherches au CNRS et collaborateur du Monde diplomatique), auteur notamment de Société-Monde, le temps des ruptures (La Découverte. 2002) et de De la civilité : comment les sociétés apprivoisent la puissance (La Découverte, 1993).
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.