Le regard en langue des signes. Anaphore en langue des signes française de Belgique (LSFB) : morphol
Meurant Laurence ; Woll Bencie ; Giot Jean
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753506176
Une position sert de point de départ à cette étude: celle de considérer que les langues signées illustrent, selon le même principe que foutes les autres langues, la capacité langagière. L'ouvrage déploie une explication du fonctionnement morphologique, syntaxique et énonciatif d'une langue signée qui souligne à quel point l'étude de la modalité visuo-gestuelle soutient et éclaire le linguiste dans sa tentative de compréhension du langage. Le parcours proposé par cette première étude de la langue des signes francophone de Belgique (LSFB) suit comme guide principal le regard du signeur, dont il est montré qu'il joue un rôle cardinal dans l'ordonnancement de la langue. La prise en compte de la relation qui s'établit entre les mains et le regard du signeur permet d'abord de décrire la systématique de la construction des références déictiques et anaphoriques en LSFB. Ensuite, elle ouvre vers une étude des spécificités morphologiques et syntaxiques de cette langue, qui est aussi l'exposé d'une méthode d'analyse affranchie de toutes les catégories et les notions étrangères à celles que fournit la logique grammaticale de la langue étudiée. Enfin, trois structures de la LSFB illustrent une modalité de relation syntaxique dénommée "anaphore syntaxique'; leur complexité syntaxique s'allie à la subtilité des effets polyphoniques qu'elles mettent en jeu et dans lesquels le comportement du regard, une fois encore, est un indice central. Si la LSFB est visée au premier chef par ce travail explicatif, les outils théoriques mis en place pour son développement suscitent la mise en question de descriptions établies par l'étude d'autres langues signées: sont notamment revisitées les notions de"classificateur"et de"transfert personnel'. En outre, comme le prévoit la perspective de linguistique générale et contrastive adoptée au départ de cette recherche, la prise en compte de la modalité visuo-gestuelle du langage constitue une dynamique heuristique offrant certains prolongements aux modèles linguistiques utilisés et conviant à porter un regard neuf sur une langue orale de tradition linguistique longue comme l'est le français. Ce livre s'adresse bien sûr aux chercheurs, enseignants et étudiants intéressés par l'analyse linguistique des langues signées, mais aussi à tous ceux qui sont sensibles à ce que le langage nous révèle sur l'humain
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Nombre de pages
290
Date de parution
22/04/2008
Poids
501g
Largeur
155mm
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EAN
9782753506176
Titre
Le regard en langue des signes. Anaphore en langue des signes française de Belgique (LSFB) : morphol
Auteur
Meurant Laurence ; Woll Bencie ; Giot Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20080422
Nombre de pages
290,00 €
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Depuis 2000, un enseignement inclusif et bilingue en français et langue des signes de Belgique francophone (LSFB) est proposé à l'école Sainte-Marie à Namur (Belgique). Il accueille des groupes d'élèves sourds et malentendants, de la pré-maternelle (2,5 ans) à la fin du secondaire (18 ans) dans des classes ordinaires de l'enseignement général. L'objectif est de permettre à ces élèves de suivre un enseignement ordinaire, inclus dans la même classe que des élèves entendants, en bénéficiant d'un accès aux savoirs et aux échanges qui ne soit pas limité par leur audition. La première partie du livre expose les fondements sur lesquels ce dispositif d'enseignement est construit : le bilinguisme et l'alternance linguistique, l'inclusion collective, et le fonctionnement en binômes d'enseignants. La seconde partie explore les implications concrètes de ces fondements et de leur articulation sur les pratiques pédagogiques des enseignants, tant dans les disciplines linguistiques (français, LSFB, anglais) que dans les disciplines non linguistiques (en particulier les mathématiques). Une attention particulière est donnée à l'enseignement de la lecture et de l'écriture, décliné en fonction des différents profils d'élèves malentendants et sourds. Cet ouvrage vise à transmettre l'expérience développée depuis près de vingt ans par l'équipe enseignante de ces classes. Il met en évidence que, malgré l'accès toujours plus performant au monde sonore que permettent les implants cochléaires, l'enseignement aux enfants malentendants et sourds présente de nombreuses spécificités par rapport à l'éducation des entendants. Les lecteurs visés au premier chef sont les enseignants, les interprètes, les aides pédagogiques ou les aides à la communication qui travaillent avec un ou plusieurs enfants sourds et qui désirent prendre du recul sur leurs interventions.
Résumé : Ce manuel est destiné à tous ceux qui veulent découvrir, apprendre ou encore se perfectionner en néerlandais. L'objectif de ce livre est de vous permettre de vous entraîner à votre rythme et ainsi progresser selon votre emploi du temps. Au total, ce sont ni plus ni moins 45 thèmes qui vous sont proposés. Maîtrisez la grammaire et le vocabulaire à travers des situations du quotidien, et apprenez à vous présenter, à compter ou bien encore à préparer un entretien d'embauche. En faisant les exercices de ce manuel régulièrement et en suivant les conseils qui vous sont donnés, vous allez développer votre vocabulaire et ainsi être de plus en plus à l'aise avec le néerlandais. Veel succes !
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.