De la démocratisation de la société à celle des formes de connaissance. Vers une ouverture de la for
Meunier Olivier ; Dasen Pierre
L'HARMATTAN
44,50 €
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EAN :9782296053717
En devenant hégémonique, uniforme et exclusif, le modèle occidental de la forme scolaire contribue à maintenir une partie des élèves en échec, notamment ceux qui en sont socialement et culturellement éloignés. L'auteur nous invite à questionner la pertinence des grands renfermements séparant le temps des études de celui de la production, l'école de la société, les discours savants des pratiques sociales. A partir de recherches de terrain en Amérique latine, en Afrique subsaharienne, en Océanie et dans l'Océan indien et d'études comparatives dans les Amériques et en Europe sur les différentes formes de rapport aux savoirs, qu'ils soient sociaux, culturels ou scolaires, il dévoile comment ils se sont confrontés ou ignorés et quelles dialectiques ont pu en résulter selon les situations et les contextes sociohistoriques. Olivier Meunier décrit et compare plusieurs modèles d'éducation qui valorisent la diversité des formes de connaissance, qu'il s'agisse d'éducation bilingue interculturelle à destination des populations indiennes de l'Amazonie, de l'orientation multiculturelle en Amérique du Nord ou des approches interculturelles dans le cadre de la construction européenne. Son hypothèse est que la démocratisation de l'école passe par celle des savoirs et notamment la reconnaissance de leur diversité historiquement et culturellement constituée. Il propose à la fois de déconstruire la hiérarchisation des savoirs scolaires pour démocratiser les formes de connaissance et de les enrichir par des savoirs socioculturels afin de leur donner plus de sens, ce qui peut être également un moyen pour augmenter la désirabilité de la forme scolaire chez les élèves qui en sont les plus éloignés.
Nombre de pages
423
Date de parution
26/03/2008
Poids
590g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296053717
Titre
De la démocratisation de la société à celle des formes de connaissance. Vers une ouverture de la for
Auteur
Meunier Olivier ; Dasen Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
590
Date de parution
20080326
Nombre de pages
423,00 €
Disponibilité
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Au Niger, comme dans d'autres pays, la distance qui sépare la culture scolaire de celle des élèves semble limiter leur désirabilité à l'égard de l'école, d'autant plus qu'une grande partie des diplômés ne trouvent pas de débouchés sur le marché du travail. Dans certains milieux socioculturels, l'éducation ne relève pas de la scolarisation occidentale, mais d'une éducation à la vie sociale et productive par le biais des aînés, et/ou d'une scolarisation socioreligieuse dispensée par des enseignants coraniques. Assez souvent, ces différents modèles se juxtaposent, amenant les jeunes à passer d'un espace de référence à un autre, avec parfois des effets pervers les conduisant à s'acculturer à la forme de socialisation dominante et à rejeter les autres. Si les auteurs de cet ouvrage considèrent l'éducation scolaire nécessaire, ils s'interrogent sur la pertinence des moyens employés et l'hétérogénéité des projets mis en oeuvre. La distance entre les réalités socioculturelles des populations et les objectifs des bailleurs de fonds ne permet toujours pas au Niger de disposer pleinement d'un système éducatif qui corresponde à ses besoins réels. Cette fuite en avant semble s'être renforcée depuis 2002, l'État nigérien ayant reçu un appui économique sans précédent afin de massifier la scolarisation élémentaire. Si l'augmentation du taux de scolarisation donne statistiquement une image rassurante, le taux de déscolarisation demeure important tandis que les taux d'achèvement sont toujours aussi faibles et parfois en régression en milieu rural (notamment chez les filles). L'enseignement coranique de son côté permet de socialiser une grande partie de la jeunesse, notamment celle qui n'a pas accès ou qui n'éprouve pas/plus de désirabilité vis-à-vis du modèle scolaire occidental. Mais devant la dégradation de la situation socioéconomique du pays, les conditions de vie de certains élèves envoyés mendier ou travailler pour leur maître coranique ainsi que les châtiments corporels qu'ils peuvent recevoir questionnent le bien-fondé de cet enseignement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...