L'impact des développements scientifiques et technologiques sur l'évolution de la société et sur les modes de vie n'est plus à démontrer. Cette dernière moitié du vingtième siècle, en particulier, a connu l'accélération considérable d'un processus d'intégration d'éléments technologiques aux modes de production économique et à la vie sociale. Plus largement, depuis trois siècles, les développements scientifiques marquent profondément nos représentations culturelles. Les méthodes de production des savoirs scientifiques conduisent à une parcellisation de la connaissance et à un oubli du point de vue de la globalité. Par ailleurs, les producteurs du savoir pratique tendent à répondre aux attentes des commanditaires, essentiellement guidés par la rentabilité économique de leurs entreprises. Paradoxalement, nos sociétés profondément modelées par le processus constant de développement des connaissances et d'innovation technologique manquent d'instances d'analyse et d'évaluation de ces processus. Doit-on se résigner à une science proposant des savoirs parcellaires au service d'un développement économique aveugle ? Quelles seraient les conditions pour susciter un processus d'innovation technologique attentif aux implications sociales de toute nouveauté ? Pourquoi la science ? aborde ces questions selon quatre orientations : les relations entre sciences et techniques, l'impact de la science et des techniques sur la culture, le rapport à l'économie, les régulations du développement scientifique. Dialogue contrasté entre disciplines et orientations philosophiques variées, l'ouvrage interroge les enjeux du développement scientifique et technologique dans une société démocratique.
Date de parution
01/11/1998
Poids
430g
Largeur
158mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782876732445
Titre
POURQUOI LA SCIENCE?
Auteur
MEULDERS MICHEL
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
158
Poids
430
Date de parution
19981101
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'oeuvre scientifique et philosophique de William James, grand intellectuel bostonien, frère aîné du célèbre écrivain Henry James, reste d'une brûlante actualité. Créateur à Harvard du premier laboratoire de Psychologie expérimental des Etats-Unis, il fut l'un des premiers adeptes des théories de Darwin. Il écrivit dans une langue admirable un monumental traité de psychologie qui eut un grand retentissement. Aujourd'hui encore, les idées scientifiques qu'il expose dans les Principles of Psychology apparaissent pertinentes et novatrices. Considéré comme l'un des plus grands philosophes américains, William James propose dans son essai Pragmatisme une méthode permettant non seulement de résoudre les controverses métaphysiques, mais aussi de faire un choix entre plusieurs alternatives. Il convient, dit-il, de chercher quelles sont les conséquences pratiques de chacune d'entre elles et d'opter pour la meilleure. Ennemi de toute pensée dogmatique, William James est un pluraliste optimiste et volontariste. Pour lui, le " bien est possible " car nous sommes libres. Michel Meulders ne s'est cependant pas contenté de présenter la pensée de William James ; il a voulu peindre le caractère inquiet, ardent, du philosophe partagé entre une quête d'absolu et les souvenirs de la Guerre de Sécession.
À la fin du XIXe siècle, Hermann von Helmholtz (1821-1894) était considéré en Allemagne comme le héraut de la science. Fait rare, cette autorité exceptionnelle, il la devait à sa compétence, mais aussi à son rayonnement dans le domaine de la culture et des arts. Savant exemplaire, auteur de recherches majeures dans le domaine de la perception, mais aussi sur la musique et la peinture, philosophe de la connaissance soucieux de réconcilier science et philosophie, il fut peut-être l'un des derniers représentants du siècle des Lumières. Surtout, il ne cessa jamais de prôner l'exercice conjoint des sciences exactes, des sciences de l'homme et des beaux-arts, seul moyen d'assurer l'harmonie de l'esprit humain en quête de savoir et de sagesse. Une leçon pour notre temps ?
Que chantait-on dans les rues ou à la cour, lors des révoltes anciennes ? Des paroles souvent vulgaires et parfois polémiques, élogieuses ou satiriques, sur des airs connus de tous. Pendant la Fronde (1648-1653), des milliers de couplets ont ainsi circulé dans les rues de Paris, à l'écrit comme à l'oral, avant d'être collectés pendant au moins un siècle. Ce livre explore pour la première fois la dimension orale de ce qu'on a appelé les mazarinades, ces textes imprimés et copiés en millions d'exemplaires, destinés à commenter l'actualité de la guerre, mais aussi à agir. Des éléments de langage y étaient diffusés par les chefs des factions en lutte : la chanson était un véritable média politique dans une société largement analphabète, qui pouvait s'en approprier les airs et les paroles. L'édition des paroles de quelques chansons permet de mesurer la variété de leurs usages, depuis la chanson d'auteur (Scarron, Saint-Amant), jusqu'à la chanson produite dans l'atelier d'imprimerie qui, peut-être, donne accès aux mots des subalternes. Cette étude sur les mazarinades chantées donne ainsi à entendre un nouveau discours sur la guerre civile en France au milieu du XVIIe siècle. Elle contribue enfin à réévaluer la place du sonore dans la société de la première modernité. Pour mieux la rendre concrète, des enregistrements font entendre 45 extraits chantés - et entêtants - des mélodies de la Fronde.
Alors que la pollution plastique touche désormais les fosses abyssales, que les projets d'extraction minière profonde se multiplient et que s'est tenue à Nice une Conférence décisive des Nations Unies sur le devenir de l'océan, cet ambitieux ouvrage collectif croise histoire, sociologie, anthropologie et droit pour tenter de restituer aux environnements sous-marins un peu de leur profondeur historique. De la pêche des huîtres perlières dans les Caraïbes du XVIe siècle aux habitats sous-marins destinés à abriter l'homo aquaticus au temps de la Guerre froide, en passant par la colonisation verticale du Maghreb à la fin du XIXe siècle, ces études apportent un éclairage inédit sur les interactions de longue durée entre les sociétés humaines et les fonds marins.