L'impact des développements scientifiques et technologiques sur l'évolution de la société et sur les modes de vie n'est plus à démontrer. Cette dernière moitié du vingtième siècle, en particulier, a connu l'accélération considérable d'un processus d'intégration d'éléments technologiques aux modes de production économique et à la vie sociale. Plus largement, depuis trois siècles, les développements scientifiques marquent profondément nos représentations culturelles. Les méthodes de production des savoirs scientifiques conduisent à une parcellisation de la connaissance et à un oubli du point de vue de la globalité. Par ailleurs, les producteurs du savoir pratique tendent à répondre aux attentes des commanditaires, essentiellement guidés par la rentabilité économique de leurs entreprises. Paradoxalement, nos sociétés profondément modelées par le processus constant de développement des connaissances et d'innovation technologique manquent d'instances d'analyse et d'évaluation de ces processus. Doit-on se résigner à une science proposant des savoirs parcellaires au service d'un développement économique aveugle ? Quelles seraient les conditions pour susciter un processus d'innovation technologique attentif aux implications sociales de toute nouveauté ... Pourquoi la science ? aborde ces questions selon quatre orientations : les relations entre sciences et techniques, l'impact de la science et des techniques sur la culture, le rapport à l'économie, les régulations du développement scientifique. Dialogue contrasté entre disciplines et orientations philosophiques variées, l'ouvrage interroge les enjeux du développement scientifique et technologique dans une société démocratique.
Date de parution
01/11/1998
Poids
430g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782876732445
Titre
POURQUOI LA SCIENCE?
Auteur
MEULDERS MICHEL
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
158
Poids
430
Date de parution
19981101
Disponibilité
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À la fin du XIXe siècle, Hermann von Helmholtz (1821-1894) était considéré en Allemagne comme le héraut de la science. Fait rare, cette autorité exceptionnelle, il la devait à sa compétence, mais aussi à son rayonnement dans le domaine de la culture et des arts. Savant exemplaire, auteur de recherches majeures dans le domaine de la perception, mais aussi sur la musique et la peinture, philosophe de la connaissance soucieux de réconcilier science et philosophie, il fut peut-être l'un des derniers représentants du siècle des Lumières. Surtout, il ne cessa jamais de prôner l'exercice conjoint des sciences exactes, des sciences de l'homme et des beaux-arts, seul moyen d'assurer l'harmonie de l'esprit humain en quête de savoir et de sagesse. Une leçon pour notre temps ? Michel Meulders est professeur émérite de neurophysiologie et prorecteur honoraire à l'Université catholique de Louvain. Il a en outre été président de l'Académie royale de médecine de Belgique.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...