Accroché à une immense falaise calcaire qui domine l'Ardèche, Balazuc, avec ses maisons médiévales, son église romane et ses remparts, est l'un des "cent plus beaux villages de France". Mais la beauté du site est trompeuse. La vie a toujours été dure dans ce pays âpre, qui n'offre aux hommes que le roc, et la prospérité ne s'est jamais offerte aux Balazuciens. Il leur a fallu la conquérir, tout en luttant pour préserver leur identité. Hier à l'âge du mûrier - l'"arbre d'or" - et de l'élevage du ver à soie, aujourd'hui à l'ère du tourisme de masse et du téléphone portable. En 1987, l'historien américain John Merriman et sa famille ont découvert Balazuc et en sont tombés amoureux. Ils y ont acheté une maison et s'y sont installés. Fasciné par le village, le professeur de Yale en retrace aujourd'hui l'histoire mouvementée, faite de courage face aux colères de la nature et des hommes (guerres civiles, révolutions, troubles politiques et religieux), et de ces ruses contre l'État qui ont permis d'obtenir, ici une subvention aux indigents, là une route ou un pont, ou encore le maintien de l'école primaire. Sa connaissance exhaustive des archives, sa fréquentation au jour le jour de ce petit "pays" et de ses habitants si attachants permettent à John Merriman de dresser le portrait, à la fois érudit et émouvant, d'un coin de la France rurale. Une année quelque part, y compris en Provence, n'y aurait pas suffi.
Nombre de pages
368
Date de parution
11/03/2005
Poids
400g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782847341096
Titre
Mémoires de pierres. Balazuc, village ardéchois
Auteur
Merriman John ; Bardos Jean-Pierre
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
400
Date de parution
20050311
Nombre de pages
368,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Paris, 12 Février 1894. Emile Henry, un jeune intellectuel radical, s'assoit à un guéridon du très chic café Terminus, rue Saint-Lazare, boit deux bières, puis sort, laissant derrière lui une marmite piégée en guise de cadeau de départ. L'incident est au coeur du Dynamite Club, l'histoire fascinante d'Emile Henry et des militants anarchistes de l'"action directe", entrés en guerre contre la bourgeoisie en une sanglante campagne. Le Paris de la Belle Epoque était un lieu de plaisirs et d'oisiveté, d'élégance et de pouvoir. Mais les grands boulevards, avec leurs grands magasins et leurs terrasses bondées, étaient une vitrine trompeuse. L'opulence ne bénéficiait qu'à quelques-uns et la majorité des Parisiens vivaient dans la pauvreté. A la fin du XIXe siècle, des travailleurs et des intellectuels firent cause commune autour d'une philosophie politique, l'anarchisme, qui visait à renverser l'Etat par tous les moyens nécessaires. En prenant les civils pour cible, ces dynamiteurs voués tout entiers à leur cause et prêts au martyre provoquèrent une réaction viscérale de l'Etat, dont les "lois scélérates" ne firent qu'étoffer davantage leurs rangs. En quelques décennies, attentats, fusillades et assassinats - dont deux présidents, le Français Sadi-Carnot et l'Américain McKinley furent victimes - allaient donner naissance au terrorisme moderne. Surprenant et provoquant, Dynamite Club met brillamment en lumière une période de bouleversements sociaux et politiques spectaculaires et s'interroge subtilement sur notre propre époque. Biographie de l'auteur John Merriman est professeur d'histoire à l'université de Yale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la France, dont Limoges, la ville rouge: portrait d'une ville révolutionnaire (1990), Aux marges de la ville: faubourgs et banlieues en France, 1815-1870 (1994) et Mémoires de pierres: Balazuc, village ardéchois (2005). Il partage sa vie entre New Heaven (Connecticut) et Balazuc (Ardèche).
Les faubourgs des villes françaises du XIXe siècle menaient une vie autonome que les pouvoirs maîtrisaient peu et connaissaient parfois assez mal. La population, qui y évoluait au milieu d'une industrialisation naissante, constituait une réserve de main-d'oeuvre que l'élite des cités considérait avec crainte et mépris, voyant surtout dans ces marginaux des indésirables : mendiants, prostituées ou agitateurs. John M. Merriman, un des meilleurs connaisseurs américains de l'histoire de France, a exploré et interprété de nombreuses archives mal connues. Il donne ici un tableau animé de la vie organisée des faubourgs. Et, par de nombreux exemples concrets, de l'organisation de ces zones très vivantes, de leurs traditions culturelles, leurs fêtes, leurs rivalités religieuses ou politiques. Il évoque la naissance des premières communautés ouvrières.
J'avais bu ses paroles comme un élixir. Et quand elle se tut, j'eus des palpitations. Je fus pris de vertige et d'étourdissements. je crus flotter en l'air, sur le point de tomber. Je voyais tout tourner, les têtes et les murs. Et l'écho de sa voix et les paroles prononcées semblaient tourner aussi et résonner dans tous les coins.
C'est l'histoire vraie d'une extraordinaire évasion. Durant l'été 1962, un groupe d'étudiants creuse un tunnel de 135 mètres de long sous le mur de Berlin. De l'autre côté, à Berlin-Est, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants risquent leur vie pour s'échapper. Mais comment creuse-t-on un tunnel dans le pays le plus étroitement surveillé du monde, sans pouvoir utiliser des engins bruyants ni acheter des outils faute d'argent ? Comment s'éclairer, comment respirer quand l'air se raréfie ou éviter de mourir noyé en heurtant une canalisation ? Et si, malgré tous ces obstacles, on réussit à atteindre le but, que faire si la police secrète attend au bout du tunnel ? S'appuyant sur des centaines d'heures d'entretiens avec des survivants et des milliers de pages d'archives de la Stasi, la journaliste Helena Merriman retrace l'aventure de Joachim Rudolph, l'étudiant à l'origine de ce projet fou. Avec un formidable sens du récit, elle restitue l'odeur de l'argile, le poids de la terre, les bruits des passants au-dessus de sa tête, la peur constante d'être écouté par la Stasi, et l'étrange accord passé avec la télévision américaine, qui filme la tentative d'évasion au risque d'une explosion géopolitique. Par-dessus tout, Tunnel 29 raconte l'histoire d'une liberté volée, et du combat acharné pour la retrouver. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Jacqueline Odi
Au commencement, ce n'était qu'une histoire de conquêtes, d'empire et de liberté. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine.À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français commence à être perçu comme l'agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforment alors une guerre d'indépendance en un inextricable conflit international.De la conquête coloniale, au XIXe siècle, à 1949, le premier opus des Guerres d'Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu'à l'engrenage du conflit international.Notes Biographiques : Philippe Franchini est l'auteur d'une vingtaine d'essais historiques et romans. Il a notamment coécrit, avec Alain Missoffe, Femmes de fer. Elles ont incarné la saga Wendel (Tallandier, 2020).
Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'Etat contre le gouvernement de Front populaire qui plonge le pays dans une guerre civile de près de trois années. Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routes plus d'un demi - million de réfugiés, contraints à l'exil. L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et viols systématiques, emprisonnements abusifs...