Paris, 12 Février 1894. Emile Henry, un jeune intellectuel radical, s'assoit à un guéridon du très chic café Terminus, rue Saint-Lazare, boit deux bières, puis sort, laissant derrière lui une marmite piégée en guise de cadeau de départ. L'incident est au coeur du Dynamite Club, l'histoire fascinante d'Emile Henry et des militants anarchistes de l'"action directe", entrés en guerre contre la bourgeoisie en une sanglante campagne. Le Paris de la Belle Epoque était un lieu de plaisirs et d'oisiveté, d'élégance et de pouvoir. Mais les grands boulevards, avec leurs grands magasins et leurs terrasses bondées, étaient une vitrine trompeuse. L'opulence ne bénéficiait qu'à quelques-uns et la majorité des Parisiens vivaient dans la pauvreté. A la fin du XIXe siècle, des travailleurs et des intellectuels firent cause commune autour d'une philosophie politique, l'anarchisme, qui visait à renverser l'Etat par tous les moyens nécessaires. En prenant les civils pour cible, ces dynamiteurs voués tout entiers à leur cause et prêts au martyre provoquèrent une réaction viscérale de l'Etat, dont les "lois scélérates" ne firent qu'étoffer davantage leurs rangs. En quelques décennies, attentats, fusillades et assassinats - dont deux présidents, le Français Sadi-Carnot et l'Américain McKinley furent victimes - allaient donner naissance au terrorisme moderne. Surprenant et provoquant, Dynamite Club met brillamment en lumière une période de bouleversements sociaux et politiques spectaculaires et s'interroge subtilement sur notre propre époque. Biographie de l'auteur John Merriman est professeur d'histoire à l'université de Yale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la France, dont Limoges, la ville rouge: portrait d'une ville révolutionnaire (1990), Aux marges de la ville: faubourgs et banlieues en France, 1815-1870 (1994) et Mémoires de pierres: Balazuc, village ardéchois (2005). Il partage sa vie entre New Heaven (Connecticut) et Balazuc (Ardèche).
Nombre de pages
255
Date de parution
25/06/2009
Poids
338g
Largeur
145mm
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EAN
9782847345681
Titre
Dynamite Club. L'invention du terrorisme à Paris
Auteur
Merriman John M. ; Lyasse Emmanuel
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
338
Date de parution
20090625
Nombre de pages
255,00 €
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Les faubourgs des villes françaises du XIXe siècle menaient une vie autonome que les pouvoirs maîtrisaient peu et connaissaient parfois assez mal. La population, qui y évoluait au milieu d'une industrialisation naissante, constituait une réserve de main-d'oeuvre que l'élite des cités considérait avec crainte et mépris, voyant surtout dans ces marginaux des indésirables : mendiants, prostituées ou agitateurs. John M. Merriman, un des meilleurs connaisseurs américains de l'histoire de France, a exploré et interprété de nombreuses archives mal connues. Il donne ici un tableau animé de la vie organisée des faubourgs. Et, par de nombreux exemples concrets, de l'organisation de ces zones très vivantes, de leurs traditions culturelles, leurs fêtes, leurs rivalités religieuses ou politiques. Il évoque la naissance des premières communautés ouvrières.
Accroché à une immense falaise calcaire qui domine l'Ardèche, Balazuc, avec ses maisons médiévales, son église romane et ses remparts, est l'un des "cent plus beaux villages de France". Mais la beauté du site est trompeuse. La vie a toujours été dure dans ce pays âpre, qui n'offre aux hommes que le roc, et la prospérité ne s'est jamais offerte aux Balazuciens. Il leur a fallu la conquérir, tout en luttant pour préserver leur identité. Hier à l'âge du mûrier - l'"arbre d'or" - et de l'élevage du ver à soie, aujourd'hui à l'ère du tourisme de masse et du téléphone portable. En 1987, l'historien américain John Merriman et sa famille ont découvert Balazuc et en sont tombés amoureux. Ils y ont acheté une maison et s'y sont installés. Fasciné par le village, le professeur de Yale en retrace aujourd'hui l'histoire mouvementée, faite de courage face aux colères de la nature et des hommes (guerres civiles, révolutions, troubles politiques et religieux), et de ces ruses contre l'État qui ont permis d'obtenir, ici une subvention aux indigents, là une route ou un pont, ou encore le maintien de l'école primaire. Sa connaissance exhaustive des archives, sa fréquentation au jour le jour de ce petit "pays" et de ses habitants si attachants permettent à John Merriman de dresser le portrait, à la fois érudit et émouvant, d'un coin de la France rurale. Une année quelque part, y compris en Provence, n'y aurait pas suffi.
J'avais bu ses paroles comme un élixir. Et quand elle se tut, j'eus des palpitations. Je fus pris de vertige et d'étourdissements. je crus flotter en l'air, sur le point de tomber. Je voyais tout tourner, les têtes et les murs. Et l'écho de sa voix et les paroles prononcées semblaient tourner aussi et résonner dans tous les coins.
C'est l'histoire vraie d'une extraordinaire évasion. Durant l'été 1962, un groupe d'étudiants creuse un tunnel de 135 mètres de long sous le mur de Berlin. De l'autre côté, à Berlin-Est, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants risquent leur vie pour s'échapper. Mais comment creuse-t-on un tunnel dans le pays le plus étroitement surveillé du monde, sans pouvoir utiliser des engins bruyants ni acheter des outils faute d'argent ? Comment s'éclairer, comment respirer quand l'air se raréfie ou éviter de mourir noyé en heurtant une canalisation ? Et si, malgré tous ces obstacles, on réussit à atteindre le but, que faire si la police secrète attend au bout du tunnel ? S'appuyant sur des centaines d'heures d'entretiens avec des survivants et des milliers de pages d'archives de la Stasi, la journaliste Helena Merriman retrace l'aventure de Joachim Rudolph, l'étudiant à l'origine de ce projet fou. Avec un formidable sens du récit, elle restitue l'odeur de l'argile, le poids de la terre, les bruits des passants au-dessus de sa tête, la peur constante d'être écouté par la Stasi, et l'étrange accord passé avec la télévision américaine, qui filme la tentative d'évasion au risque d'une explosion géopolitique. Par-dessus tout, Tunnel 29 raconte l'histoire d'une liberté volée, et du combat acharné pour la retrouver. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Jacqueline Odi
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.
Entre 1618 et 1648, l'Europe est en prole à l'une des guerres les plus meurtrières de son histoire. Les premiers heurts de la guerre de Trente Ans éclatent en Bohême en 1618. Ce qui semble au départ n'être qu'un acte de rébellion de nobles contre l'empereur dégénère en un conflit à l'échelle européenne. Durant trois décennies, le continent est le théâtre de violences sans précédent qui auraient décimé 15 à 20 % de la population du Saint-Empire. Il était impératif de poser les règles d'une paix durable ; c'est ce que firent les traités de Westphalie en 1648. Dans cette somme inédite, Claire Gantet réalise la première approche globale de la guerre de Trente Ans. A travers un récit enlevé, elle met en lumière le rôle des hommes et des femmes qui, d'emblée, cherchèrent à limiter et encadrer l'exercice de la force. Ce livre renouvelle notre compréhension de la violence et de la portée de cette guerre à l'échelle européenne.
Les trois Etats baltes - Estonie, Lettonie, Lituanie - ont-ils joué un rôle déterminant dans la chute de l'URSS ? Se sentent-ils pleinement Européens ? La Chine est-elle un partenaire important ? L'enclave russe de Kaliningrad inquiète-t-elle la Lituanie ? Membres de l'Union européenne et de l'OTAN depuis 2004, les pays baltes sont passés en trente-cinq ans du statut d'Etats rayés de la carte, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, à celui de pays qui comptent sur la scène européenne. Alors qu'ils partagent au total près de 800 kilomètres de frontières avec la Russie, leur position géographique les place au coeur du dispositif sécuritaire de l'Alliance atlantique. Leur expérience de la Russie, leur dynamisme, leur modèle numérique avancé et leur capacité à peser sur les débats européens, notamment en soutien à l'Ukraine, font des pays baltes un exemple de résilience démocratique. Conscients de leurs fragilités, ils nous alertent depuis longtemps sur la menace russe : pressions politiques, présence de minorités russophones, sabotages des infrastructures énergétiques et de connectivité, manipulations informationnelles... En 100 questions clés, voici une analyse passionnante des défis à relever par ces trois pays situés sur la ligne de front d'une possible confrontation avec Moscou et dont les Européens devraient s'inspirer.