Rubens au Grand Siècle. Sa réception en France (1640-1715)
Merle du Bourg Alexis
PU RENNES
34,00 €
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EAN :9782868479389
Cet ouvrage, qui participe de ce qu'il est convenu d'appeler l'Histoire du goût, s'inscrit dans la lignée des travaux portant sur la "réception" des grands maîtres européens publiés au cours des dernières décennies. Il ambitionne d'élucider la question complexe de la perception de l'art et de la personne de Peter Paul Rubens (1577-1640) en France entre la fin du règne de Louis XIII et celle du règne de Louis XIV. Trois grandes périodes y sont successivement envisagées: la fin du règne de Louis XIII, la régence d'Anne d'Autriche et le début du règne personnel de Louis XIV (1640-1670), le temps de la Querelle du Coloris (1671-1699) et la fin du Grand Siècle (1700-1715). Pour chacune de ces périodes, la réception de Rubens est étudiée au plus près, à travers une fortune critique de l'artiste largement renouvelée qui puise aux sources les plus diverses, une étude de l'occurrence des ?uvres de ou d'après Rubens chez les collectionneurs contemporains, un examen de la diffusion en France des estampes reproduisant les ?uvres du maître et, enfin, une appréciation du rôle de l'art rubénien comme référence et comme modèle de la peinture française. Dépassant les préjugés et les idées reçues alimentés par un mince corpus de textes et de documents sempiternellement commentés et conduisant immanquablement à une vision tronquée ou "officielle" du goût français du Grand Siècle, l'ouvrage d'Alexis Merle du Bourg entend reconsidérer la place du maître flamand (et à certains égards de l'art nordique) dans la culture du temps. Au-delà des fluctuations du goût et de la sensibilité, il apparaîtra que Rubens, à la fois peintre d'histoire, gentilhomme et diplomate, compta parmi les très rares figures d'artistes qui demeurèrent constamment au centre des débats sur la peinture en France au XVIIe siècle, stimulant le regard porté sur la peinture dans notre pays et nourrissant et inspirant toujours l'art français.
Nombre de pages
371
Date de parution
11/03/2004
Poids
1 955g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782868479389
Titre
Rubens au Grand Siècle. Sa réception en France (1640-1715)
Auteur
Merle du Bourg Alexis
Editeur
PU RENNES
Largeur
240
Poids
1955
Date de parution
20040311
Nombre de pages
371,00 €
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Grand peintre du Siècle de Louis XV, Jean Siméon Chardin a su se démarquer de ses contemporains et marquer l'histoire de l'art de son empreinte si particulière. Artiste incontesté des scènes de genre et des natures mortes, il a su dépeindre la vie dans ce qu'elle a de plus éphémère et de plus précieux. Peintre des moeurs bourgeoises du XVIIIe siècle, il nous plonge dans l'intimité des élites parisiennes, dépeignant souvent des figures de femmes ou d'enfants. Sa touche lumineuse et réaliste révèle la froideur cadavérique d'un gibier ou encore l'aspect fascinant d'une raie et de ses entrailles, ce "monstre étrange" ainsi que l'appelait Marcel Proust. Aspect moins connu de son oeuvre, ses autoportraits et portraits au pastel ont également joué un rôle important dans sa carrière lui permettant d'affiner sa technique et de maîtriser pleinement le dialogue des couleurs.
LE LIVRE La représentation du corps considéré en quelque sorte dans son état essentiel, c'est-à-dire nu, apparaît consubstantielle à l'histoire de la figuration humaine. Elle n'a pourtant pas été le fait de toutes les latitudes ni de toutes les époques. D'autres y ont vu, au contraire, le support privilégié de leurs idéaux culturels, sociaux voire religieux et, au-delà, de leur vision ontologique elle-même. La tradition figurative artistique occidentale se signale ainsi par une récurrence spectaculaire de la représentation du corps nu de l'homme, de la femme et de l'enfant, spécificité que les grands musées d'art d'Europe ou d'Amérique du Nord permettent de vérifier avec éclat. L'histoire de la nudité dans l'art couvre en Occident un ensemble vertigineux de siècles interrompu par la parenthèse médiévale. L'un des objets de ce livre est d'étudier comment la légitimation du Nu a pris son essor, s'est imposée, et comment elle est aujourd'hui entrée en déclin au point de devenir inintelligible à une part croissante de nos contemporains. Les différents récits "fondateurs" de la civilisation héllenique font ici l'objet d'une attention particulière. Il s'agit d'étudier tout d'abord la fortune de ce legs au fils des siècles et comment il parvint à fusionner avec une religion chrétienne fondée sur le dogme de l'Incarnation qui absorba tout ce qui était assimilable au sein de l'héritage païen. Sont exposés ensuite les heurs et malheurs de la représentation du corps nu jusqu'à notre époque fertile en débats et en vives controverses sur un sujet - la représentation de la corporalité - qui paraît devoir être soustrait perpétuellement à la banalité.
Merle du Bourg Alexis ; Vander Auwera Joost ; Scha
Artiste européen d'une importance considérable, l'anversois Jacob Jordaens (1593-1678) n'a jamais fait l'objet d'une exposition spécifique en France. Véritable événement, cette rétrospective rassemblera plus d'une centaine de peintures, esquisses et dessins provenant des collections françaises, européennes et nord-américaines.
Le présent ouvrage qui reprend partiellement la thèse de doctorat de l'auteur, Peter Paul Rubens et la France 1600-1715 soutenue en 2002, étudie les rapports riches et complexes qui s'établirent entre le peintre flamand et la France d'Henri IV et de Louis XIII. Des premiers contacts noués à l'occasion du voyage entrepris par l'artiste vers l'Italie au printemps 1600 jusqu'à sa mort, à Anvers, en 1640 sont successivement abordées la question des relations entre Rubens et ses différents " patrons " français et celle des conséquences des activités diplomatiques de l'artiste sur sa carrière française. À travers le regard de Rubens et le regard porté sur Rubens peintre et décorateur génial, concepteur de la Galerie Médicis, érudit, diplomate et courtisan, se dégage un portrait riche, foisonnant et parfois inattendu de la France des arts, des lettres et de la politique sous Louis XIII. Ce travail qui fait date par son ampleur, s'accompagne d'une analyse très complète de ce qu'il est convenu d'appeler la " réception " de Rubens et de son oeuvre dans notre pays entre 1600 et 1640, à travers une étude de sa fortune critique, de la diffusion de son art par l'estampe, des premiers collectionneurs des tableaux et esquisses du maître en France et enfin de " l'influence " exercée par la peinture de Rubens sur ses collègues français.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.