Théorie allemande et pratique française de la liberté. De la philosophie à la politique ou au social
Mercier-Josa Solange ; Ruge Arnold
L'HARMATTAN
33,00 €
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EAN :9782738420565
Que faire aux époques où le libéralisme paraît être l'unique liberté ? Le penser, sans doute. Ainsi y eut-il, en Allemagne, au XIXe siècle, une formidable élaboration théorique du concept de liberté, tellement décisive qu'elle fit croire que la pensée changerait l'histoire. Les consciences, émancipées par la philosophie allemande, allaient mener le monde vers une pratique de la liberté autrement libératrice que celle, simplement formelle et libérale, à laquelle l'événement irréfléchi et incomplet de la Révolution française semblait avoir arrêté l'histoire de la liberté. Armée de la réforme feuerbachienne de la conscience réformée, l'Allemagne devait se révéler le sujet politique enfin prêt, selon Arnold Ruge en 1843, pour la liberté politique inventée en France ; ou, selon Marx en 1844, pour l'épopée prolétarienne d'une révolution sociale et socialiste.
Nombre de pages
393
Date de parution
03/05/2000
Poids
424g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738420565
Titre
Théorie allemande et pratique française de la liberté. De la philosophie à la politique ou au social
ISBN
2738420567
Auteur
Mercier-Josa Solange ; Ruge Arnold
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
424
Date de parution
20000503
Nombre de pages
393,00 €
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A ceux qui affirment qu'il n'y a pas de réflexion marxienne sur le politique, nous rappellerons ce commencement de l'itinéraire critique de Marx qu'est la Critique du Droit Politique Hégélien, examen polémique minutieux des paragraphes des Principes de la Philosophie du Droit de Hegel qui concernent précisément la Constitution politique. Loin de considérer ce travail comme une œuvre de jeunesse, négligeable, dont la faiblesse des assauts vient seulement grandir à nouveau l'audace révolutionnaire des analyses hégéliennes de la Philosophie du droit, nous avons voulu en souligner l'intérêt et la pertinence. Avec une exceptionnelle intelligence, le jeune Marx désigne et nous donne à penser comme problèmes ce que la Philosophie hégélienne du droit vise à endiguer, à dissoudre, faisant tout en définitive pour en ignorer le caractère inéluctable ou aporétique. Deux périls menacent la Majesté de l'Etat politique : loin de rester à sa place, la société civile-bourgeoise tend à se subordonner l'Etat politique ; fait historique, une masse d'individus, toujours plus grande, se retrouve dans la séparation de la citoyenneté et de la propriété, exposant par là la vie éthique au danger d'être frappée de folie. C'est l'émergence dans l'Angleterre et dans la France du début du XIXe de la " question sociale ", c'est la découverte et la lecture des réformateurs socialistes et communistes qui viennent déplacer l'ancrage hégélien de la pensée marxienne et amènent progressivement celle-ci à révéler comme objet de l'Histoire la question sociale et non plus seulement l'essence du politique. Cet ouvrage polémique également contre un article de David MacGregor (professeur au King's College, University of Western Ontario) qui a fait date et dont la traduction inédite est proposée en épilogue.
L'ambition directe des cinq approches rassemblées dans cet ouvrage n'a pas été de définir directement en quoi la dialectique marxiste diffère de la dialectique hégélienne. C'est par le détour de la lecture de Hegel que Solange Mercier-Josa a fait une relecture de Marx. Cinq études, intitulées Hegel, Marx et l'Histoire, La première critique marxiste de l'État, Esprit du peuple et idéologie, Hegel et Marx, critiques de l'Utopie, L'ancrage hégélien de la notion marxiste de praxis, jalonnent cette passionnante démarche.
A partir de sources très diversifiées et rigoureusement exploitées, ce livre analyse la politique universitaire mise en oeuvre aux lendemains de 68 sous Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing. Pour comprendre cette période, où l'autonomie devient le maître-mot des discours sur l'enseignement supérieur, l'auteur a pris pour fil directeur l'action de l'historien René Rémond. Proche des élites gouvernementales et président de l'université Paris X-Nanterre entre 1971 et 1976, il se situe alors au coeur du processus de réforme. Avec empathie mais sans parti pris, l'auteur explore les modalités selon lesquels son "héros", en interaction, et parfois en compétition, avec les entourages ministériels, cherche à agir dans le jeu complexe de la politique de l'enseignement supérieur. Ce faisant, il éclaire d'une manière concrète et saisissante la combinatoire d'influences, de relations individuelles et de contingences qui détermine l'action publique. Il permet aussi de saisir un aspect central, bien qu'occulté, du rayonnement d'un grand universitaire français, souvent réduit à La Droite en France, ou à ses commentaires avisés de la vie politique et électorale. Cette étude fouillée et enlevée est essentielle pour qui souhaite comprendre les enjeux et les débats actuels sur l'Université. Elle constitue une contribution de premier plan non seulement à l'histoire et à la sociologie de l'enseignement supérieur, mais aussi à la connaissance des prises de décision sous la Cinquième république ainsi qu'à l'histoire de la vie intellectuelle française.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...