Plus que leurs parents, les jeunes Français de 18-30 ans ont été amenés à penser la question de la laïcité. Attentats terroristes, assassinats de professeurs mais aussi législations sur les signes religieux ou encore réformes successives des programmes d'enseignement forment le contexte de leur éducation civique et de leur socialisation à la liberté d'expression religieuse. Faut-il y voir la source d'une fracture générationnelle ? Celle-ci opposerait des aînés faisant prévaloir une conception universaliste du vivre-ensemble aux jeunes qui penseraient la société comme une juxtaposition de cultures séparées. Les auteurs de cet ouvrage dessinent un autre paysage, à partir d'un large éventail d'études d'opinion, d'observations et d'entretiens inédits. Inégalement mondialisée, traversée par des différenciations sociales, culturelles, politiques et religieuses, la jeunesse tient des discours variés sur la laïcité. Globalement plus tolérants s'agissant du port des signes religieux, les jeunes font néanmoins corps avec les générations plus âgées : leur attachement à la liberté et à l'égalité s'accompagne d'un désir de commun, parfois même d'une nostalgie de l'autorité. Entre contestation et continuité, leur laïcité révèle ainsi autant les divisions que les points d'ancrage de notre société.
Nombre de pages
192
Date de parution
17/10/2025
Poids
290g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724644951
Auteur
Mercier Charles ; Portier Philippe
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Date de parution
20251017
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En 1984, Jean-Paul II, dont on célèbre le centenaire de la naissance, invitait les jeunes à se rassembler, à Rome, afin de célébrer un jubilé spécial pour la jeunesse. Ce premier rendez-vous rassembla près de 300 000 jeunes. A cette occasion, il leur confia la croix de l'Année Sainte. Celle-ci est aujourd'hui le symbole des JMJ et a parcouru tous les pays où elles ont été organisées. En 1985, déclarée année internationale de la jeunesse par l'ONU, 450 000 jeunes participent à un rassemblement sur le thème : "Soyez toujours prêts à rendre compte de votre espérance". Le succès de ces deux grands rassemblements a encouragé Jean-Paul II à créer officiellement les JMJ. Les JMJ prennent tous les 2 ou 3 ans la forme d'un grand rassemblement qui réunit les jeunes du monde entier avec le Pape. Charles Mercier analyse à partir de sources et de documents pour la plupart inédits l'histoire de ce mouvement de jeunesse. Pour lui, les JMJ participent de la mondialisation de l'Eglise. Les moyens de communication n'ont jamais été aussi prégnants dans l'histoire de l'humanité, ils sont devenus pour l'Eglise l'instrument d'une évangélisation mondialisée.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.