La compréhension du monde urbain résulte à la fois des formes spatiales et des manières de vivre la ville. L'Unité de Recherches Associée au CNRS, Cultures, Arts et Sociétés des villes européennes associe des historiens, des historiens de l'Art et des architectes. Elle se propose de promouvoir du Moyen Age à nos jours les recherches d'histoire urbaine européenne et de les publier dans la collection Villes. La ville entretient avec la frontière des relations complexes, contradictoires, ambiguës et changeantes. Cet ouvrage s'attache à les préciser, du haut Moyen Age à la fin de l'époque moderne, à travers l'étude de treize villes fondées ou situées sur les marges politiques, religieuses et culturelles de l'Empire byzantin, de la Péninsule ibérique et de l'Islam, et aux limites territoriales ou littorales des Etats européens en formation (Bulgarie, France, Espagne, Confédération Helvétique, Pays Bas, Pologne) et de leurs colonies à Chypre, au Brésil, au Maghreb et en Afrique Noire. Ces cités présentent des paysages, des structures socio-économiques, des institutions et une urbanité originales conditionnés par l'existence d'une frontière à proximité.
Nombre de pages
226
Date de parution
03/05/2000
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738450999
Titre
Les villes frontière. Moyen-âge, époque moderne
ISBN
2738450997
Auteur
Menjot Denis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
20000503
Nombre de pages
226,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La longue lutte entre l'Islam et la chrétienté, l'héritage romain. Les mouvements de population, la mobilité sociale, l'importance des villes qui structurent l'espace, la coexistence de trois religions, la rencontre de multiples influences orientales et occidentales confèrent une grande originalité aux Espagnes médiévales. En associant, pour chaque royaume et à chaque période, la trame des événements et l'analyse des champs politique, économique, social et culturel, l'ouvrage permet plusieurs lectures, Glossaire, cartes, généalogies complètent utilement cette démarche.Sommaire1re partie : Les premières Espagnes médiévales (409-1031) ; 2e partie : L'Espagne entre chrétienté et islam (début XIe-seconde moitié du XIIIe siècle) ; 3e partie : L'Espagne des cinq royaumes (fin XIIIe-fin XVe siècle). Points forts : une synthèse des derniers apports de la recherche, ouvrage clair et accessible : de nombreux documents.
Le formidable foisonnement de travaux en histoire, dispersés en une multitude de publications, enrichit le champ du savoir, mais a tendance à estomper les perspectives d'ensemble. Pourtant l'élaboration de synthèses s'avère indispensable pour que les avancées de la recherche se diffusent jusque dans l'enseignement scolaire et le grand public. En tenant le plus grand compte des enjeux scientifiques actuels et en privilégiant les nouvelles approches, les auteurs de ce volume, enseignants-chercheurs, présentent 170 questions essentielles, de l'Antiquité au temps présent. Cet ouvrage actualise les connaissances et les problématiques, analyse des documents "patrimoniaux" et dresse des états de questions controversées. Il rend ainsi accessible la pluralité de sens des événements, et fournit les grands repères nécessaires à la compréhension du passé.
Au cours du Moyen Age se dessinent les contours d'une nouvelle Europe urbaine. Elle constitue l'armature du réseau des villes actuelles. Peut-on parler de "ville médiévale"? En tout cas avec l'implosion du monde romain, la ville de l'Antiquité disparaît lentement tandis qu'apparaissent de nouvelles réalités urbaines qui ne se laissent plus circonscrire par le cadre politique et spatial de la cité. Entre les VIIe et Xe siècles, des modèles originaux d'urbanisation se développent, le plus souvent hors du bassin méditerranéen qui fut le berceau de la civitas. Les siècles du "grand progrès" (XIe-début XIVe siècle) sont aussi ceux du développement de nouvelles communautés urbaines. S'y inventent non seulement des manières particulières de travailler, d'habiter et de cohabiter, mais aussi de nouvelles pratiques de gouvernement. Aussi les villes ont-elles peut-être été, dans l'Europe des Etats monarchiques que le Moyen Age lègue à l'époque moderne, les laboratoires des sociétés politiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...