Céramiques gauloises d'Armorique. Les dessiner, les caractériser, les dater
Menez Yves
PU RENNES
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EAN :9782753565302
Objet de la vie quotidienne, la céramique constitue un excellent marqueur des évolutions des modes et des techniques dans les sociétés anciennes. De plus, à la différence des objets en matériaux périssables, bois, cuir ou textiles, et des outils et bijoux en métal souvent recyclés, elle est découverte en abondance sur les sites, où elle a résisté à l'usure du temps. Les nombreuses fouilles réalisées sur des sites gaulois dans l'Ouest de la France ont mis au jour des centaines de milliers de fragments, enfouis sur les habitats, ainsi que des vases complets déposés dans les tombes. Un travail collectif de recherche a été engagé par une trentaine de chercheurs travaillant pour la plupart au sein de l'UMR 6566 CReAAH, afin d'améliorer la connaissance des céramiques gauloises, les moyens nécessaires étant attribués de 2008 à 2015 par l'Inrap et, de manière plus modeste, par la société Eveha. Dans cet ouvrage collectif, centré sur les six derniers siècles avant notre ère, les contributeurs croisent leurs méthodes d'étude sur les poteries gauloises découvertes respectivement en Normandie, en Bretagne et dans les Pays de la Loire, en harmonisant la manière de les dessiner et en caractérisant, par l'étude de multiples ensembles, l'évolution du vaisselier au travers de l'évolution des formes et des décors. D'autres objets associés et permettant d'affiner les datations proposées, tels que les parures en métal, les perles en verre ou les amphores importées d'Italie, sont également pris en compte dans le cadre de ce travail collectif. Cet ouvrage constitue donc un outil indispensable à tout lecteur intéressé par les objets gaulois de l'Ouest de la France ou, de manière plus générale, par ceux de Gaule celtique. Il permet désormais de mieux caractériser et dater les ensembles découverts et facilite leur étude. L'Unité Mixte de Recherche 6566 CReAAH "Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire", créée en 1991, est une unité réunissant autour de l'étude de l'évolution des sociétés, depuis la Préhistoire ancienne jusqu'à l'époque moderne, près de 150 archéologues, historiens, archéomètres et paléoenvironnementalistes.
Nombre de pages
492
Date de parution
22/03/2018
Poids
1 760g
Largeur
218mm
Plus d'informations
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EAN
9782753565302
Titre
Céramiques gauloises d'Armorique. Les dessiner, les caractériser, les dater
Auteur
Menez Yves
Editeur
PU RENNES
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218
Poids
1760
Date de parution
20180322
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492,00 €
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Explorés et fouillés depuis le milieu du XIXe s., les souterrains de l'âge du Fer constituent l'un des traits caractéristiques des fermes gauloises de la péninsule armoricaine. Depuis les années 1980, le développement de l'archéologie préventive et des décapages extensifs ont révélé l'existence de structures similaires dans la Plaine de Caen et dans le Bessin, en Normandie occidentale, mais aussi de caves boisées dont plusieurs caractéristiques rappellent les souterrains creusés en sape. Cet ouvrage aborde différents aspects de ces architectures enterrées variées, considérées comme des structures de stockages essentielles au sein des établissements ruraux de l'Ouest de la Gaule. À partir de l'étude de plus de 460 aménagements de ce type, il a été possible de dresser une typologie des architectures souterraines, d'en préciser les particularités et leur mode de creusement et de construction, ainsi que de considérer leurs liens avec les habitats qui les accueillent, puis leur évolution au cours de l'âge du Fer. Si la ou les fonctions qui leur étaient attribuées restent à éclaircir, plusieurs hypothèses peuvent être émises à propos des produits qui devaient y être entreposés. Le stockage souterrain, caractéristique, pour le territoire français, de l'Ouest de la Gaule, n'est pas un phénomène isolé durant l'âge du Fer, mais trouve des parallèles au-delà de la Manche, témoignant de relations et d'échanges d'idées de part et d'autre de ce couloir maritime à la fin de la Protohistoire.
Villard-Le Tiec Anne ; Menez Yves ; Maguer Patrick
Les actes du 40e colloque international qui s'est tenu à Rennes en 2016 pour le quarantième anniversaire de l'Association française pour l'étude de l'âge du Fer réunissent trente synthèses inédites et seize études de cas sur les Architectures de l'âge du Fer en Europe occidentale et centrale. Ces contributions sont issues d'une masse considérable de données nouvelles et inédites provenant des fouilles préventives et programmées menées depuis une trentaine d'années en France et en Europe. Cet ouvrage de référence se décline en cinq thèmes principaux : les architectures funéraires ou cultuelles, l'organisation générale des habitats, les clôtures et les portes, l'architecture des bâtiments et les matériaux, les voies et les ponts. Dans ce bilan des recherches les plus récentes, l'histoire de l'environnement bâti au cours de l'âge du Fer en Europe occidentale et centrale apparaît ainsi dans toute sa complexité. Anne Villard-Le Tiec, conservateur en chef du Patrimoine en archéologie, et Yves Menez, conservateur régional de l'archéologie à la direction régionale des affaires culturelles de Bretagne, sont membres de l'Unité mixte de Recherche 6566 "Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire". Patrick Maguer, ingénieur de recherches à l'Institut national de recherches archéologiques préventives, est membre de l'Équipe d'Accueil 3811 de l'université de Poitiers "Hellénisation et Romanisation dans le Monde Antique, identités et phénomènes interculturels". Ces archéologues sont spécialistes de l'âge du Fer dans l'Ouest de la France.
Un matin, j'étais à l'époque professeur de mathématiques, je suis entré dans ma salle de classe, exténué - faut dire que j'avais joué la veille. Je me suis traîné jusqu'au bureau et là, avant même de commencer la leçon, je me suis assoupi. Mes élèves, adorables, ont fait silence, ils ont respecté le prof qui dort. On était en 1967, je venais de fêter mes vingt-trois ans et je n'avais qu'une obsession, monter sur scène. Mon professeur de théâtre me disait que je ne ressemblais pas, mais pas du tout, à un jeune premier, que j'avais un loooong nez (ah ce nez !), une démarche sautillante, un air gauche et timide, et une façon d'entrer en scène qui déclenchait les rires avant même que je n'ouvre la bouche. Et puis, me voilà, cinquante ans plus tard, encore étonné de tous ces rôles, de ces films, ces pièces, ces merveilleuses rencontres. Me voilà à vous raconter - et encore, je ne vous dirai pas tout ! - ce qu'il est advenu du prof de maths plutôt à côté de ses pompes qui rêvait de trois choses : 1° vous faire rire, 2° vous faire pleurer, 3° vous faire pleurer de rire". B M
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.