Provence-Auschwitz. De l'internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944)
Mencherini Robert ; Orsoni Sylvie ; Hazzan Suzette
PU PROVENCE
28,01 €
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EAN :9782853996938
De 1939 à 1944, de nombreux camps d'internement existèrent dans l'actuelle région Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Le camps des milles, près d'Aix-en-Provence, occupa, avec ses "annexes", plusieurs fonctions: camp d'internement pour ressortissants du Reich en 1939-1940, centre de transit pour étrangers désireux de quitter la France, lieu de regroupement des juifs raflés de l'été à l'automne 1942. A partir de sources peu explorées, cet ouvrage fait le point sur cette galaxie de l'internement et sur son rôle dans l'exclusion et les transferts des juifs en zone nord, à destination des camps d'extermination. Avant novembre 1942, ces transferts furent pris en charge par les autorités vichystes. Ils s'accentuèrent après l'occupation avec de fortes différences entre l'attitude des autorités allemandes et italiennes. Les différentes contributions apportent de nombreuses précisions sur la situation des juifs et sur leur persécution dans les divers départements provençaux. L'ensemble est complété par des témoignages et documents inédits sur la déportation, recueillis avec le concours de l'Amicale des déportés d'Auschwitz et de Haute-Silésie, Marseille-Provence. Biographie de l'auteur Robert Mencherini, professeur en histoire contemporaine, associé à l'UMR Telemme, est spécialiste de la France au XXe siècle.
Nombre de pages
318
Date de parution
07/02/2008
Poids
418g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782853996938
Titre
Provence-Auschwitz. De l'internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944)
Auteur
Mencherini Robert ; Orsoni Sylvie ; Hazzan Suzette
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
150
Poids
418
Date de parution
20080207
Nombre de pages
318,00 €
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Un recueil de documents et de témoignages inédits sur la résistance au fascisme et au nazisme en Provence pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les étrangers antifascistes, antinazis et républicains chassés de leur pays par les dictatures, furent très nombreux en Provence et à Marseille. Parmi eux il en est qui ont mené combat contre le fascisme et le nazisme sur le sol méridional, jouant un rôle non négligeable dans la lutte contre l'occupant. Tous ont trouvé en Gilberto Bosques Saldivar (1892-1995), consul du Mexique en France et vétéran de la révolution mexicaine, un appui indéfectible. L'ouvrage, qui fait suite à une journée organisée le 11 octobre 2013 aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône (dans le cadre du colloque "La culture de l'Europe en exil, Marseille, 1940-1944"), présente quatre cas emblématiques, au travers de témoignages. Tout d'abord, celui de la jeune résistante autrichienne Mélanie Berger (née en 1921) qui, avec son groupe, oeuvrait à la démoralisation des troupes allemandes. Arrêtée par la police de Vichy, lourdement condamnée par les juridictions d'exception de l'Etat français, incarcérée dans la prison des Baumettes, elle parvint toutefois à s'évader et à reprendre le combat. Les mineurs espagnols de Meyreuil offrent un autre exemple d'engagement. Ces immigrés républicains faisaient partie du 6e GTE (groupe de travailleurs étrangers), structure crée par l'Etat français dans un but répressif et pour pallier au manque de main-d'oeuvre. Ils s'organisèrent pour survivre, mais aussi, clandestinement, pour mener grèves et actions collectives. Leurs enfants, qui ont effectué un important travail de collecte de témoignages et de documents, évoquent ici leur vie à Meyreuil. Le jeune communiste italien Giuliano Pajetta fut parmi les bénéficiaires d'un visa délivré par le consul du Mexique. Mais il choisit de ne pas partir pour les Amériques, s'évada du camp des Milles, relança l'action de son parti en Provence. Combattant en Italie, déporté à Mauthausen, il échappa à la mort. Sa fille Elvira, retrace son itinéraire de résistant, en Espagne, en France et dans son pays natal. Une part importante de l'ouvrage est consacrée à Gilberto Bosques Saldivar, consul général du Mexique à Marseille et à son rôle essentiel dans le sauvetage de centaines de républicains espagnols, de combattants des brigades internationales et "d'indésirables", qu'il a pu faire partir pour le Mexique. Les deux filles du consul Bosques, Laura et Maria-Teresa, portent témoignage de son action, mais aussi de leur enfance à Marseille. Enfin, Gérard Malgat, auteur d'un important ouvrage sur Gilberto Bosques, apporte l'éclairage du biographe. L'ouvrage est richement illustré grâce aux archives familiales et personnelles des témoins.
S'intéressant aux diverses formes de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, des plus élémentaires aux plus élaborées, rurales et urbaines, politiques et infra-politiques, cet ouvrage rassemble une série d'analyses concernant tant l'Italie, la Grèce et la Croatie que les diverses régions de la France méridionale. Cette approche de la Résistance par la société, par la culture, par le politique s'intègre dans le vaste mouvement qui bouleverse l'historiographie internationale sur la Résistance.
Le département des Bouches-du-Rhône, très urbanisé et industrialisé, où, avant-guerre, les courants de gauche étaient majoritaires, fait montre, après juin 1940, d'un fort maréchalisme. Les autorités de Vichy le prennent en main avec l'aide de la Légion française des combattants. Pendant l'été 1942, elles organisent des rafles de juifs étrangers, concentrés au camp des Milles avant d'être déportés. Pourtant, la Résistance est ici précoce. Très rapidement, des organisations aident les nombreux réfugiés et persécutés, et les réseaux et mouvements de Résistance - dont Jean Moulin rencontre les dirigeants à Marseille - commencent leur action. Des manifestations de rue ont lieu en mars 1941 et le 14 juillet 1944. Après l'occupation de la zone libre, en novembre 1942, les quartiers nord du Vieux-Port de Marseille sont détruits par les Allemands, les suspects raflés par la police française, les jeunes envoyés en Allemagne pour le STO, les juifs et les résistants déportés. La Milice et le parti populaire français tiennent le haut du pavé, en lien avec la Gestapo. La Résistance, fortement réprimée, s'engage dans l'action armée et organise de grandes grèves en mars et en mai 1944. En juin, la montée au maquis est réprimée par de véritables massacres. Après le débarquement du 15 août 1944, la Résistance déclenche l'insurrection, en particulier dans les grandes villes, dont Marseille. Le 28 août, les troupes allemandes capitulent. Le commissaire régional de la République, Raymond Aubrac, entreprend alors, avec l'aide du comité départemental de Libération, de rétablir la République, d'assurer un ravitaillement très précaire et de redresser l'économie?De 1939 à la Libération, Robert Mencherini nous plonge dans l'histoire des Bouches-du-Rhône, rappelant à la mémoire collective les traumatismes et les bouleversements des années noires...
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.