Le département des Bouches-du-Rhône, très urbanisé et industrialisé, où, avant-guerre, les courants de gauche étaient majoritaires, fait montre, après juin 1940, d'un fort maréchalisme. Les autorités de Vichy le prennent en main avec l'aide de la Légion française des combattants. Pendant l'été 1942, elles organisent des rafles de juifs étrangers, concentrés au camp des Milles avant d'être déportés. Pourtant, la Résistance est ici précoce. Très rapidement, des organisations aident les nombreux réfugiés et persécutés, et les réseaux et mouvements de Résistance - dont Jean Moulin rencontre les dirigeants à Marseille - commencent leur action. Des manifestations de rue ont lieu en mars 1941 et le 14 juillet 1944. Après l'occupation de la zone libre, en novembre 1942, les quartiers nord du Vieux-Port de Marseille sont détruits par les Allemands, les suspects raflés par la police française, les jeunes envoyés en Allemagne pour le STO, les juifs et les résistants déportés. La Milice et le parti populaire français tiennent le haut du pavé, en lien avec la Gestapo. La Résistance, fortement réprimée, s'engage dans l'action armée et organise de grandes grèves en mars et en mai 1944. En juin, la montée au maquis est réprimée par de véritables massacres. Après le débarquement du 15 août 1944, la Résistance déclenche l'insurrection, en particulier dans les grandes villes, dont Marseille. Le 28 août, les troupes allemandes capitulent. Le commissaire régional de la République, Raymond Aubrac, entreprend alors, avec l'aide du comité départemental de Libération, de rétablir la République, d'assurer un ravitaillement très précaire et de redresser l'économie?De 1939 à la Libération, Robert Mencherini nous plonge dans l'histoire des Bouches-du-Rhône, rappelant à la mémoire collective les traumatismes et les bouleversements des années noires...
Nombre de pages
373
Date de parution
24/03/2016
Poids
600g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782812913075
Auteur
Mencherini Robert
Editeur
DEBOREE
Largeur
160
Date de parution
20160324
Nombre de pages
373,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un recueil de documents et de témoignages inédits sur la résistance au fascisme et au nazisme en Provence pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les étrangers antifascistes, antinazis et républicains chassés de leur pays par les dictatures, furent très nombreux en Provence et à Marseille. Parmi eux il en est qui ont mené combat contre le fascisme et le nazisme sur le sol méridional, jouant un rôle non négligeable dans la lutte contre l'occupant. Tous ont trouvé en Gilberto Bosques Saldivar (1892-1995), consul du Mexique en France et vétéran de la révolution mexicaine, un appui indéfectible. L'ouvrage, qui fait suite à une journée organisée le 11 octobre 2013 aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône (dans le cadre du colloque "La culture de l'Europe en exil, Marseille, 1940-1944"), présente quatre cas emblématiques, au travers de témoignages. Tout d'abord, celui de la jeune résistante autrichienne Mélanie Berger (née en 1921) qui, avec son groupe, oeuvrait à la démoralisation des troupes allemandes. Arrêtée par la police de Vichy, lourdement condamnée par les juridictions d'exception de l'Etat français, incarcérée dans la prison des Baumettes, elle parvint toutefois à s'évader et à reprendre le combat. Les mineurs espagnols de Meyreuil offrent un autre exemple d'engagement. Ces immigrés républicains faisaient partie du 6e GTE (groupe de travailleurs étrangers), structure crée par l'Etat français dans un but répressif et pour pallier au manque de main-d'oeuvre. Ils s'organisèrent pour survivre, mais aussi, clandestinement, pour mener grèves et actions collectives. Leurs enfants, qui ont effectué un important travail de collecte de témoignages et de documents, évoquent ici leur vie à Meyreuil. Le jeune communiste italien Giuliano Pajetta fut parmi les bénéficiaires d'un visa délivré par le consul du Mexique. Mais il choisit de ne pas partir pour les Amériques, s'évada du camp des Milles, relança l'action de son parti en Provence. Combattant en Italie, déporté à Mauthausen, il échappa à la mort. Sa fille Elvira, retrace son itinéraire de résistant, en Espagne, en France et dans son pays natal. Une part importante de l'ouvrage est consacrée à Gilberto Bosques Saldivar, consul général du Mexique à Marseille et à son rôle essentiel dans le sauvetage de centaines de républicains espagnols, de combattants des brigades internationales et "d'indésirables", qu'il a pu faire partir pour le Mexique. Les deux filles du consul Bosques, Laura et Maria-Teresa, portent témoignage de son action, mais aussi de leur enfance à Marseille. Enfin, Gérard Malgat, auteur d'un important ouvrage sur Gilberto Bosques, apporte l'éclairage du biographe. L'ouvrage est richement illustré grâce aux archives familiales et personnelles des témoins.
S'intéressant aux diverses formes de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, des plus élémentaires aux plus élaborées, rurales et urbaines, politiques et infra-politiques, cet ouvrage rassemble une série d'analyses concernant tant l'Italie, la Grèce et la Croatie que les diverses régions de la France méridionale. Cette approche de la Résistance par la société, par la culture, par le politique s'intègre dans le vaste mouvement qui bouleverse l'historiographie internationale sur la Résistance.
Midi rouge est une trilogie consacrée à l'histoire de Marseille et des Bouches-du-Rhône entre 1930 et 1950. Le premier tome court des années 1930 jusqu'à juin 1940. Après avoir confronté les stéréotypes qui affectent la région à sa réalité économique, sociale et culturelle, l'auteur s'intéresse à son évolution politique et sociale. Ce Midi républicain qui, dès le 19° siècle, s'oppose aux "Blancs", devient, au 20° siècle, "Rouge", d'une autre manière par l'affirmation du mouvement ouvrier. L'auteur ana lyse le mouvement syndical et politique, la forte présence socialiste, bousculée par le PCF en 1936. Mais aussi le développement d'une extrême droite, incarnée en particulier par Simon Sabiani, dissident communiste, qui, à la veille de la guerre, donne le ton à la droite conservatrice. Les effets des événements internationaux (guerre d'Espagne, conférence de Munich) se combinent aux ruptures nationales (la naissance du Front populaire à partir de 1934, sa dislocation en 1938) et locales (mise sous tutelle de la municipalité de Marseille). Enfin, de 1939 à l'été 1940, la région, devenue zone refuge pour les persécutés du nazisme et du fascisme, connaît un véritable séisme qui ouvre les portes au régime de Vichy. Cette évocation de la vie politique et sociale de Marseille et des Bouches-du-Rhône s'appuie sur de nombreux travaux préalables et des sources peu exploitées jusqu'à aujourd'hui. Elle comble une lacune dans l'historiographie de cette région.
Clarisse Chardenon est envoyée faire la saison des vers à soie au domaine Blanchon-Troupet où elle rencontre Jean dont elle tombe amoureuse. Elle cache cette idylle à sa famille, mais bientôt elle a confirmation de ses craintes : elle est enceinte? Le père Chardenon, furieux, décide d'abandonner l'enfant à l'orphelinat.
Touchés par un mystérieux crime, les habitants du petit village de Saint-Albrac, comme tant d'autres, vont devoir payer un lourd tribut au conflit qui se dessine en cette année 1914. Alors que les hommes tombent sur le front, Pauline veut participer à l'effort de guerre, à sa manière, en allant travailler dans une usine de munitions. Mais lorsqu'elle rencontre Guillaume, un jeune médecin, elle décide de le suivre en région parisienne et de se consacrer au soin des soldats blessés. Loin de son village natal et de sa famille, la jeune femme sait qu'elle a trouvé là sa vocation. Pourtant, convaincue que l'affreux crime de Saint-Albrac n'a pas été résolu, elle ne se départit pas de l'idée qu'elle trouvera un jour le coupable...
Que s'est-il passé à Manilhac-le-Haut en cette nuit de novembre ? On n'a plus jamais revu Laurent Lerault. Dévastée par une rupture amoureuse et inquiète pour ce père dont elle sait les fragilités, mais pas les secrets, Fanny fuit la capitale pour aller à sa recherche. Laurent, peintre de talent, s'est réfugié des années plus tôt dans ce hameau du Limousin sur lequel veillent les ruines d'un château fort. Loin de tout, les gens de Manilhac ont leur part d'ombre. Leur mutisme ou leurs aveux à mots couverts font douter la jeune femme. Seul Mathieu, pisciculteur divorcé, lui apporte un certain réconfort. Contre toute attente, Fanny va se reconstruire au contact de ces hautes terres et de ceux qui en sont l'âme. Et percer enfin le mystère de la disparition de son père ?
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