Avec le conflit ukrainien, l'Union européenne (UE) fait face à la guerre, antithèse existentielle de sa vocation. L'Union est impliquée par son soutien militaire à l'Ukraine, par les conséquences du conflit sur ses valeurs, son économie, ses communications, son exposition aux mouvements migratoires et par le retour de la menace nucléaire. L'UE doit trouver sa place dans le nouvel ordre international en affirmant son attachement à la démocratie, au respect du droit et des frontières, mais aussi son rôle médiateur peu compatible avec un alignement inconditionnel sur les États-Unis. L'effet des sanctions et le rôle de l'énergie, passeport écologique et ressource de guerre à la fois, doivent aussi être bien mesurés. L'avenir de l'Union dépend de sa capacité à dessiner enfin une défense commune. Dès à présent, une réflexion doit s'engager sur les relations futures avec la Russie, qu'elle soit dirigée ou non par Vladimir Poutine, et sur l'incarnation d'une souveraineté européenne, laquelle pourrait prendre la forme, pour les affaires étrangères et la défense, d'une Union politique et de sécurité inspirée du plan Fouchet présenté par le général de Gaulle en 1961.
Nombre de pages
146
Date de parution
01/02/2023
Poids
188g
Largeur
135mm
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EAN
9782140330360
Titre
L'Union européenne et la guerre
Auteur
Ménat Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
188
Date de parution
20230201
Nombre de pages
146,00 €
Disponibilité
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Ce livre n'est pas seulement le témoignage attendu de Pierre Ménat, ambassadeur de France en Tunisie au moment de la Révolution, qui, en 2011, mit fin au régime de Ben Ali. Il constitue aussi une formidable contribution à l'analyse du métier d'ambassadeur. Il permet de mieux appréhender les projets de coopération, les jeux politiques et médiatiques ainsi que la mécanique contemporaine des relations internationales.
En cherchant désespérément une Europe à son image, la France s'est cherchée elle-même, ne s'est pas retrouvée et a saisi l'occasion pour se déchirer un peu plus. Une rupture s'est produite lors du référendum du 29 mai 2005. Ce livre a d'abord pour ambition de relater cette longue quête, et se propose ensuite d'analyser les causes du malaise avant de suggérer des pistes de réconciliation. Le monde de 2019 est en alerte rouge et jamais le rôle de l'Europe comme puissance d'équilibre n'a été aussi attendu. C'est pourquoi il faut réfléchir à l'adaptation du modèle européen aux défis actuels et envisager de reprendre le plan Fouchet présenté par de Gaulle.
Avec la pandémie de Covid 19, l'anxiété du monde s'est encore accrue. Nous aimerions compter sur une Europe qui rassure. Or l'Union européenne est confrontée à la crise la plus grave de son histoire. Face à ce tsunami, l'Union a révélé ses potentialités, en apportant une réponse monétaire et budgétaire inédite, mais aussi ses faiblesses : la dépendance du continent envers l'extérieur et notamment la Chine fut cruellement soulignée. La crise a accentué un malaise déjà installé. La nécessaire puissance européenne ne pourra devenir réalité que si les Européens se départissent de leur défiance, qui reste forte envers l'Union. C'est ce dilemme que ce livre analyse à travers dix questions sur les grands choix européens, de l'euro à l'immigration, des suites du Brexit à l'écologie. Au coeur de tous les débats revient la notion de souveraineté européenne, prérogative exercée à la fois par les Etats, qui en sont les principaux détenteurs, et par l'Union européenne, qui en est attributaire déléguée. Le modèle institutionnel actuel peut fonctionner, sous réserve d'être amélioré, pour l'économie et la monnaie. Mais ce modèle est inadapté à la politique étrangère et à la défense, domaines pour lesquels le plan Fouchet présenté par le général de Gaulle en 1961 pourrait être repris. Un livre essentiel pour comprendre les choix à faire pour que l'Europe donne enfin la mesure de ses potentialités.
L'agression russe en Ukraine en février 2022 a signé la réapparition de la guerre sur le continent européen. Le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025 a fragilisé la relation transatlantique. L'arrangement douanier inégal imposé à l'Union européenne (UE) par Donald Trump comme le rapprochement russo-américain sur l'Ukraine illustrent ce double risque.La dépendance à l'égard de la Chine, la défiance des citoyens envers le projet européen, la place de l'Europe dans un monde marqué par le recours désinhibé à la force sont également des questions centrales. Confronté à ses limites, le modèle européen doit être repensé : il faut mesurer les risques d'un nouvel élargissement, réduire les dépendances et concevoir une défense européenne intégrant le Royaume-Uni. Si la méthode communautaire demeure pertinente pour le c'ur de métier de l'UE, il convient d'innover pour la politique étrangère et la défense, en imaginant une nouvelle Union politique et de sécurité. Sans couper les ponts ni avec l'UE ni avec l'OTAN, celle-ci permettrait d'accroître l'efficacité de l'action des États.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...