Le Diable au café ouvre les Rêveries d'un païen mystique. D'abord paru sous la signature de Diderot, ce dialogue trompa les critiques (Anatole France excepté) qui le crurent réellement de l'encyclopédiste. Il nous permet de juger qui sont et ce que valent les deux logiciens affrontés ici : l'Auteur et l'Adversaire. Et nous prépare, après l'effrayant Socrate devant Minos, à davantage savourer l'apologue "rabbinique" qui s'intitule L'origine des insectes. Là, le Diable ne se contente plus d'embarrasser l'homme par sa dialectique serrée, il s'attaque à Dieu lui-même, et Dieu montre qu'il a perdu la partie, quand il finit par répondre : "Parlons d'autre chose". Païen et mystique (au sens étymologique d'initié), Louis Ménard nous invite à savourer le mystère des Dieux "qui sont dans la nature parce que la Nature est le milieu où se meut l'homme et que ses Dieux sont à sa ressemblance" . "Forces libres, lois vivantes" , les Dieux fondent une morale que, comme les Grecs, Louis Ménard "ne distingue pas de la politique" . Ces Dieux symbolisent à ses yeux la liberté, la liberté sur la terre comme au ciel, à l'exemple du ciel ; et les religions sont pour lui "l'expression idéale des sociétés" . Disciple d'Homère, d'Hermès et de Jean-Jacques Rousseau, Louis Ménard (1822-1901) fut un penseur profondément original, doublé d'un écrivain de premier ordre.
Nombre de pages
126
Date de parution
04/09/2022
Poids
174g
Largeur
148mm
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EAN
9782385083762
Titre
Rêveries d'un païen mystique. essai de symbolisme
Auteur
Ménard Louis
Editeur
CULTUREA
Largeur
148
Poids
174
Date de parution
20220904
Nombre de pages
126,00 €
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Louis Ménard analyse l'enseignement et l'évolution de la sculpture depuis l'Antiquité grecque jusqu'à l'époque moderne, en examinant les causes de ses progrès et de ses défaillances. L'ouvrage compare les approches grecques et modernes, en mettant en évidence l'influence de la religion, des moeurs et du contexte politique sur l'art.
Catéchisme religieux des libres penseurs" de Louis Ménard est un ouvrage audacieux qui s'inscrit dans la catégorie "Philosophie des religions" sur Amazon. Dans ce livre provocateur, Ménard propose une approche novatrice de la spiritualité, libérée des dogmes traditionnels et ancrée dans la raison critique. L'auteur examine avec finesse les fondements de la libre pensée, offrant une alternative aux catéchismes religieux conventionnels. Il explore les principes éthiques et philosophiques qui peuvent guider une vie empreinte de sens et de valeurs, sans recourir aux croyances surnaturelles. Ménard s'attache à déconstruire les idées reçues sur la religion et la morale, tout en proposant une vision humaniste de l'existence. Il aborde des questions fondamentales sur la nature de l'homme, la société et l'univers, invitant le lecteur à une réflexion profonde sur sa place dans le monde. Ce livre s'adresse aussi aux amateurs de "Critique sociale" et d' "Essais philosophiques" , car il offre une analyse percutante des structures religieuses et de leur influence sur la société. Ménard y développe une pensée émancipatrice, prônant l'autonomie intellectuelle et morale de l'individu. "Catéchisme religieux des libres penseurs" ne se contente pas d'être une critique des religions établies ; c'est une invitation à repenser notre rapport à la spiritualité et à l'éthique. L'auteur propose un cadre de réflexion pour ceux qui cherchent à donner un sens à leur vie en dehors des sentiers battus de la religion traditionnelle. L'ouvrage de Ménard reste d'une actualité saisissante dans un monde où les questions de laïcité et de pluralisme religieux sont au coeur des débats. Sa vision d'une spiritualité rationaliste et humaniste offre des pistes de réflexion précieuses pour naviguer dans la complexité des enjeux éthiques contemporains.
Ménard Louis ; Benfante Filippo ; Gribaudi Maurizi
Pendant la monarchie de Juillet, Louis Ménard (1822-1901) était un républicain, un démocrate, mais ce sont les journées de juin 1848, l'indignation devant le massacre des ouvriers parisiens, qui décidèrent de son passage à ce qu'on appellerait aujourd'hui l'extrême gauche. Le « Prologue » expose cinq mois de l'histoire politique française, de février à juin 1848. Qu'un texte aussi remarquable ait eu une fortune aussi discrète, qu'il soit resté indisponible pendant des dizaines d'années est un symptôme : les journées de Juin 1848 font partie du refoulé de l'historiographie française. Cette nouvelle publication de « Prologue d'une révolution », la troisième en 170 ans, vient à point nommé pour rappeler ces quatre journées, l'une des plus formidables ruptures de l'histoire du XIX e siècle.
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.