Interstices N° 3 spécial 2013 : Enseignement supérieur et nouvelle gouvernance au Maghreb
Melyani Mohammed
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782343024301
De la bonne performance de l'enseignement supérieur et de sa judicieuse adéquation avec la sphère du social, du politique et de l'économique, dépend la puissance d'un pays. Le challenge est de taille et le Maghreb s'active à le relever. La région dispose aujourd'hui d'une industrie de pointe qui requiert une expertise de haut niveau. Les différentes contributions de ce 3e numéro d'Interstices n'ont d'autre ambition que de fournir, avec l'objectivité nécessaire et sans donner de leçons, quelques pistes et perspectives dont l'exploration permettrait sans doute de comprendre la complexité des problèmes soulevés et d'aider à leur meilleur éclairage. La revue "INTERSTICES" à parution semestrielle est l'entreprise de chercheurs franco-marocains. Elle a pour but la diffusion des résultats de la recherche et des débats dans les champs de la culture (art, littérature, innovations culturelles), l'éducation (éducation et culture dans le monde, francophonie, communication interculturelle, formation et lien social) et la société (connaissances et pratiques liées aux événements personnels, collectifs et historiques, mémoires et transmission, développement social). Revue scientifique pluri-disciplinaire et inter-disciplinaire, elle aspire à une meilleure compréhension d'espaces complexes et divers situés aux interstices des sciences de l'Homme, à une intelligente approche du réel, en comblant ses propres interstices. Ou bien encore à l'étude des phénomènes qui impliquent le discret, la fracture, la faille lui laissent la place au doute, donc à la recherche. Un mur lisse, égal, n'offre guère e prise. Il faut un vide entre deux briques pour qu'une nouvelle s'intercale, qu'un outil se glisse. Une science sans interstice, complète, serait une discipline éteinte, une doctrine fossilisée. Après tout, la science avance de manière granuleuse, par inférences, par à-coups. Entre deux percées, il y a nécessairement une attente, mieux, un mûrissement, toute son histoire est celle d'un incessant comblement du sens. En plus d'appréhender et d'élargir notre conception de la réalité, d'enrichir les connaissances et de combler les espaces interstitiels, la revue "Interstices" en faisant interagir les disciplines, leurs concepts et leurs méthodes, proposera des instruments de travail novateurs et critiques à destination de chercheurs de domaines multidisciplinaires. Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés dans tous pays.
Nombre de pages
194
Date de parution
30/12/2013
Poids
330g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343024301
Titre
Interstices N° 3 spécial 2013 : Enseignement supérieur et nouvelle gouvernance au Maghreb
Auteur
Melyani Mohammed
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
330
Date de parution
20131230
Nombre de pages
194,00 €
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Il est intéressant, à partir de l'ouvrage daté de 1889 de G. Delphin sur l'université musulmane de Fès, d'examiner l'organisation de l'enseignement supérieur musulman au Maroc, avant le Protectorat. On y découvre des détails sur la ville de Fès et son importante université, la Karaouïn. Tout en respectant le texte d'origine, cette réédition a été enrichie de photos et de cartes postales anciennes.
Dans ce nouveau numéro de la revue Interstices, les auteurs nous proposent d'appréhender le Printemps arabe sous les approches sociologique et philosophique.
Cet ouvrage traite de l'intelligence reliante et pratique ou métis que développe l'univers mental du chercheur, de l'ingénieur, de l'étudiant ou de l'artisan en formation... Il s'agit de ce que Giambattista Vico, théorisant pour "La Science Nouvelle ", dès 1725, appelait "cette étrange faculté de l'esprit humain qui permet de relier, de manière rapide, appropriée et heureuse, des choses séparées".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...