En tant que jeu récréatif, le songo repose sur un ensemble de principes et de normes non écrits, certes, mais bien intériorisés par ceux qui en sont les principaux adeptes. Car, au-delà de la distribution et de la circulation des pions sur les échiquiers, les joueurs, au nombre de deux, doivent faire apparaître de réelles qualités d'organisation, une intelligence au service de la pensée qu'elle élève, une intelligence au service de la cohésion sociale qu'elle renforce, une intelligence enfin, qui doit amener l'homme - malheureux - à sortir du tragique de son existence. Ce qui cadre bien avec les inégalités et les injustices sociales: les forts, les nantis, sont de plus en plus forts, cruels et minoritaires, tandis que les pauvres sont davantage anéantis, marginalisés et plus nombreux. Biographie: Ancien étudiant à l'Université de Strasbourg II en France, docteur d'Etat ès lettres depuis le 10 mai 1986, Jean-Marcel MEKA OBAM enseigne la littérature française générale et comparée à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Ngaoundéré, après avoir enseigné à l'Université de Yaoundé I, au Cameroun. Il est l'actuel chef du Département de français.
Nombre de pages
47
Date de parution
23/05/2008
Poids
80g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296056770
Titre
Le Jeu du Songo. Reflet du social
Auteur
Meka Obam Jean-Marcel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
80
Date de parution
20080523
Nombre de pages
47,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qu'est-ce qui fait que des personnages comme Samba Diallo et Okonkwo, par exemple, ayant tout pour réussir, échouent dans leurs tentatives d'ascension sociale ? D'abord, parce que la perception du monde est différente chez l'un et l'autre ; ensuite, parce qu'ils ne veulent pas s'associer aux images qu'on se fait d'eux ; enfin, parce qu'ils se trouvent, chacun, dans un schéma symbolique différent du leur, en raison de la discordance qu'il y a entre ce qu'ils sont, au plan référentiel, et ce que le discours d'autrui dans lequel ils sont pris affirme qu'ils sont.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...