Meddeb ne promet rien - qu'une débauche. Celle, d'abord, des sens - à l'entrée du roman, une ville Tunis, se déploie, odeurs et ombres, comme l'assouvissement d'un désir érotique. Mais aussi du sens - ravivant l'hérétique et le païen, le roman s'achève par le sacrifice d'un taureau. «Talismano» dessine la mosaïque secrète qui emboîte la tendresse des corps à la transe de la foule... Sans doute fallait-il un étranger, c'est-à-dire quelqu'un qui ne ressemble pas à son image, pour que le français, qui n'y est pas docile s'ouvre ainsi à l'ivresse." Gérard Dupuy, «Libération» "«Talismano» a aussi cette qualité rare - que l'on retrouve entre autres chez Artaud d'«Héliogabale», le Céline du «Voyage» ou le Burroughs des «Enfants sauvages» - d'être sombre de dansante et agressive manière." Malek Alloula, «Le magazine littéraire» "C'est un écrivain exceptionnel qui, en français, dit magistralement l'Islam." Gilles Costaz,« Le Matin de Paris » "Cette recherche et ce blasphème s'inscrivent parmi ce qui nous est venu de plus fort du Maghreb depuis Kateb Yacine." Jacques Berque, «Le Monde»
Nombre de pages
248
Date de parution
01/01/1999
Poids
382g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782727401407
Titre
Talismano. - roman
Auteur
Meddeb Abdelwahab
Editeur
ACTES SUD
Largeur
141
Poids
382
Date de parution
19990101
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En Europe et dans le monde, l'islam est aujourd'hui au carrefour de ses avancées et de ses archaïsmes, partagé entre ceux qui croient aux valeurs de la démocratie, de la liberté, de la création venue de l'homme, et ceux qui, aveuglés par leur fanatisme, les dénient au nom d'un mythique recours à ce qu'ils appellent la "souveraineté divine ". Dans ces Contre-prêches, Abdelwahab Meddeb montre que l'islam a déjà eu, dans sa culture et son histoire, les capacités, la force de rébellion et les audaces nécessaires pour assumer ses mutations. Cet examen critique l'aidera à entendre la voix de la raison quand elle réfute avec tranchant la foi qui prêche la servitude et assigne aux humains un destin sot et détestable.
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En écho à la pensée du mystique persan Sohrawardi sur le thème de "l'exil occidental", Abdelwahab Meddeb nous Invite à partager l'épreuve de l'étranger. Dans sa vérité. l'exil n'est pas un simple déplacement, il induit une tension entre deux moments de l'être, noués dans l'ambiguïté du désir. C'est à partir de cette expérience que se déploie l'?uvre de ce poète de langue française né à Tunis et qui se définit comme "errant et polygraphe". De la poésie préislamique aux émigrés de Tanger, des déserts de l'enfance à la désolation d'Auschwitz en passant par Tunis, New York et le Japon, l'?uvre d'Abdelwahab Meddeb explore toutes les dimensions de l'aventure humaine.
De Tunisie est parti le printemps des peuples arabes. En quelques jours, sous l'impulsion de la jeunesse, les Tunisiens ont renversé une dictature qui, la veille encore, semblait inébranlable. Bouleversé par ce printemps survenu en plein hiver, Ahdelwahah Meddeh nous fait partager ce moment unique, qui inaugure à ses yeux une métamorphose de l'Histoire. Il rencontre à Tunis et à Sidi Bouzid les acteurs d'une révolution éclairée par des valeurs universelles, laïques et non violentes. C'est une leçon politique: ce soudain sursaut de dignité populaire ruine les théories de la fin de l'Histoire ou du prétendu clash des civilisations. Leçon d'humanité aussi: touchées par le sacrifice d'un fils du peuple livré aux flammes, les élites intellectuelles n'ont fait que renforcer un mouvement lancé par les plus pauvres et les plus jeunes. Un livre écrit au coeur de la révolution, avec la justesse et la hauteur de vue d'une méditation intemporelle.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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