En ce début de xxie siècle, André Mbeng note une recrudescence des mentalités magico-religieuses en Afrique noire, malgré la baisse de l'analphabétisme, l'amélioration considérable du niveau d'instruction et la conversion de la majorité de la population au christianisme et à l'islam. Il en veut pour preuve les récents crimes rituels du Gabon, du Cameroun et de la Côte d'Ivoire de 2012, 2013 et 2015. Alors, il s'interroge : ne faut-il pas exorciser individuellement et collectivement les populations et les nations d'Afrique noire ? Au-delà de cette interrogation qui aborde ce qu'il y a de plus fantastique dans la foi, à savoir la manifestation visible, physique et instantanée des forces invisibles du Mal et du Bien et la domination in fine du Bien sur le Mal lors d'une séance d'exorcisme, il est en réalité question d'une double nécessité : la ré-évangélisation ou la ré-islamisation de l'Afrique noire par une théologie de la libération, et une révision des stratégies de gouvernance qui y sont actuellement appliquées afin d'y insérer le défi éthique. Dans cet ouvrage, la pratique de l'opéra rythmique et de sa musique sacrée est alors considérée comme l'un des sacrifices, rituels ou initiations que les Africains devraient réaliser, afin de vaincre ces comportements, de se libérer de cette éternelle aventure ambiguë, et de retrouver le sentier du développement durable et du progrès, au regard de son important apport dans le processus d'internalisation des pratiques éthiques.
Nombre de pages
290
Date de parution
20/05/2015
Poids
455g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343050560
Titre
Ne faut-il pas exorciser l'Afrique noire ?
Auteur
Mbeng André ; Bekoume André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
455
Date de parution
20150520
Nombre de pages
290,00 €
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Ce livre est un recueil de sept chansons épiques du peuple bassa du Cameroun, une des tribus du grand groupe culturel bantou d'Afrique centrale. Il présente, sous forme de poésie rythmique, ses tableaux différents d'enseignement de la morale tribale et de la magnanimité africaine. Culture épique, sorcellerie, corruption, conflit entre conjoints, polygamie, autant de thèmes abordés dans ces textes.
Poursuivant l'oeuvre de promotion et de vulgarisation de la chanson et de l'opéra épiques d'Afrique, thème de prédilection de l'auteur, le présent recueil de chansons épiques traduit de la langue bassa (Cameroun) en français des chansons épiques orales, bâties sur les thématiques de l'art épique, de l'amour, du mysticisme africain (mutation des hommes en animaux) et de l'organisation sociale traditionnelle. Il présente ensuite un tableau des conséquences de certaines pratiques sociales telle l'excision en pays Bambara (Sénégal-Mali) au XIXe siècle. Il adapte enfin en chanson épique les douloureux événements historiques de la fin du XIXe siècle des pays mossi (Burkina Faso) et djerma (Mali-Niger) sur la conquête coloniale française en Afrique occidentale. Le thème de la colonisation, assez rare dans la chanson épique classique d'Afrique, laquelle est généralement précoloniale, est introduit dans le présent recueil par l'auteur, pour essayer de susciter un sentiment plus fort de solidarité des pays colonisateurs vis-à-vis de l'Afrique, pour l'aider à maîtriser son développement afin de limiter la déferlante immigration qui déstabilise les pays colonisateurs et l'Afrique.
Après une cinquantaine d'années de gestion autonome des pays africains par les Africains eux-mêmes à l'issue des indépendance, et à l'examen de l'exemple du Cameroun qu'il tente de généraliser sur les autres pays africains, l'auteur du présent ouvrage qualifie le développement économique et social africain d'éphémère tant que les questions éthiques ne seront pas prises à leur juste mesure par les gouvernants dans toutes les tentatives de formulation et de mise en oeuvre des stratégies y afférentes. La promotion, la valorisation et la renaissance de la pratique de l'opéra en Afrique en général, et de l'opéra rythmique d'Afrique en particulier, pourraient apporter leur pierre à la construction de la maison Afrique. A l'appui de sa conviction, l'auteur se réfère à la forte corrélation qui existe entre la dynamique culturelle et le développement, étant donné que les problèmes éthiques relèvent surtout du registre culturel. Les valeurs éthiques dans la culture pouvant conduire jusqu'à la spiritualité. Cette dernière faisant toujours référence à la rectitude de l'âme. Porteuse d'un message spirituel dans toutes les grandes traditions culturelles, la musique en général et l'opéra ou le chant lyrique en particulier sont alors des donations éphémères d'un sens évanescent en première analyse, mais ultime en deuxième approche, suffisamment fort pour qu'en soient durablement marquées des âmes dont la texture, et la tessiture, s'apparentent après tout à celles des sons. L'auteur passe donc en revue, tout au long de l'ouvrage, l'essentiel des valeurs éthiques que véhicule l'opéra, en espérant leur acquisition et leur internalisation par les Africains, si nécessaire par la pratique de l'opéra, dans l'espoir d'un développement plus harmonieux de leur part. Il conclut enfin par la présentation de la transcription musicale d'un chant lyrique oral africain - Les Amants des veuves (Njap Makon) - pour en faciliter la diffusion et le partage en Afrique et dans le monde.
Le jeu politique en Afrique est difficilement séparable du tribalisme, ce dont le Cameroun est une parfaite illustration. Cet ouvrage ouvre un petit pan de voile sur les nébuleux rouages du jeu politique à la camerounaise, et invite à des pratiques éthiques tous ceux, acteurs et observateurs qui souhaitent en savoir un peu plus, ou entreprendre une action politique au Cameroun. En effet, pour inverser la tendance à long terme et se détacher d'un tribalisme bien ancré, il sera nécessaire d'opérer un changement profond dans les mentalités.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...