C'est l'histoire d'un "coup de foudre éternel" et d'une amitié sans faille entre deux des plus grands créateurs du Xxe siècle. Daniel Maximin fait toute la lumière sur la complicité qui a uni Césaire le poète martiniquais et Lam le peintre cubain pendant plus de quarante ans. Il nous invite à entrer de manière originale dans leurs univers intimes en faisant dialoguer non pas les hommes mais leur chef-d'oeuvre respectif: deux oeuvres initiales, initiatiques - le Cahier d'un retour au pays natal et La Jungle - créées entre la montée des périls fascistes et les pires combats de la guerre et qui les ont fait connaître à travers le monde. Tout commence le 25 mars 1941 quand le petit vapeur le Capitaine Paul-Lemerle appareille de Marseille en direction de l'ouest. À son bord, Wifredo Lam, André Breton et 350 autres intellectuels menacés par le régime de Vichy ou la police allemande. Un "départ de forçats" décrit dans Tristes Tropiques par un de leur compagnon, Claude Lévi-Strauss. L'accueil des autorités "coloniales" à la Martinique le 24 avril est glacial. Puis c'est la découverte inouïe de la revue Tropiques et de leurs fondateurs Suzanne et Aimé Césaire qui organisent des lectures pour leurs nouveaux amis. Celle du Cahier d'un retour au pays natal éblouit le peintre. C'est un chant qui manifeste la dignité du Noir, affirme son être et son génie propre, un combat contre l'injustice et le despotisme colonial... En retour, Césaire, observant le peintre s'immerger dans la nature tropicale, s'écrit: "II a vu ce paysage. Ça a été un choc profond. Sa peinture a changé." Et d'ajouter "Lam est un poète", "un homme des Antilles" sur le point de replonger dans son identité afro-cubaine. Sur la toile naîtra La Jungle en 1942-1943. Dès cet instant le poète et le peintre ne se quitteront plus. Unis par un même enracinement dans la Caraïbe, un même cri d'indignation devant le drame colonial, un même combat pour la liberté totale et universelle... Ces frères en poésie dégaineront leurs "couteaux de justice" dans l'espoir de bâtir un monde nouveau. En 1982, ils ont baptisé leur dernière oeuvre commune, Annonciation, un dernier message d'espoir pour le XXIe siècle, pour ne jamais abandonner l'idée d'une nouvelle humanité.
Nombre de pages
95
Date de parution
17/03/2011
Poids
532g
Largeur
230mm
Plus d'informations
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EAN
9782357200265
Titre
Césaire & Lam. Insolites bâtisseurs
Auteur
Maximin Daniel
Editeur
HERVE CHOPIN
Largeur
230
Poids
532
Date de parution
20110317
Nombre de pages
95,00 €
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Ton île, j'ai su un jour qu'elle n'était pas enracinée, ni fichée en terre, mais qu'elle était bien ancrée. Ancrée on ne voit pas au juste à quoi, ni sous l'eau ni sur terre en tout cas, mais sûrement à ses îles s?urs en archipel, peut-être aussi au feu des volcans sous-marins. Une petite embarcation orpheline de terre et mer, sans cales ni voilures, chargée d'une cargaison de fruits nourris de sèves recomposées. Non pas échouée comme une épave, ni dérivante comme un radeau ivre, non pas tranquille à l'ancre de flaches ou d'anses calmes, ni mollement ballottée à l'espère, ou prisonnière au lasso des tempêtes. Mais solidement ancrée. Ton île, telle une barque dans la tempête, je l'ai sentie brusquement frémir, tanguer, osciller, danser, prête à dérader, brusquement charroyée sur une mer sans eau. Le jour du grand tremblement de terre, celui dont je sens toujours vibrer sous mes pieds le souvenir, dans la maison de notre enfance."
Ton île, j'ai su un jour qu'elle n'était pas enracinée, ni fichée en terre, mais qu'elle était bien ancrée. Ancrée on ne voit pas au juste à quoi, ni sous l'eau ni sur terre en tout cas, mais sûrement à ses îles s?urs en archipel, peut-être aussi au feu des volcans sous-marins. Une petite embarcation orpheline de terre et mer, sans cales ni voilures, chargée d'une cargaison de fruits nourris de sèves recomposées. Non pas échouée comme une épave, ni dérivante comme un radeau ivre, non pas tranquille à l'ancre de flaches ou d'anses calmes, ni mollement ballottée à l'espère, ou prisonnière au lasso des tempêtes. Mais solidement ancrée. Ton île, telle une barque dans la tempête, je l'ai sentie brusquement frémir, tanguer, osciller, danser, prête à dérader, brusquement charroyée sur une mer sans eau. Le jour du grand tremblement de terre, celui dont je sens toujours vibrer sous mes pieds le souvenir, dans la maison de notre enfance. "
Résumé : Empruntant ses illustrations à l'histoire et à la géographie, à la littérature, à la musique, aux arts visuels, comme aux motifs et figures du quotidien, Daniel Maximin propose une géopoétique personnelle de sa Caraïbe natale : une genèse de ses identités, une cartographie de ses singularités. De Cuba aux West Indies, de Haïti aux Antilles, c'est " un archipel d'îles-roseaux nées de la résistance aux chaînes, pliées sans rompre sous les ouragans géographiques et les cyclones de l'histoire. Par la voix de tous ses conteurs et danseurs, paysans et architectes, couturières et cuisiniers, musiciens et poètes, la Caraïbe le proclame depuis quatre siècles après le déluge dont elle a émergé : " nous ramassons des injures pour en faire des diamants ", pour elle et pour tout l'homme. "
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