Le plus étonnant dans ce livre repose sur l'élaboration d'un échange, une confrontation, une rencontre, entre une poétesse avec une autre, par-delà le temps, la langue, et les frontières. Façon de dire, précisément, que la poésie n'en a pas. Non pas une "exofiction" , précise Dominique Maurizi, ni même un commentaire ou une critique des textes d'Alejandra Pizarnik , mais l'invention d'une forme d'échange d'écriture entre elles, selon un principe de miroir sans que le reflet de celle qui devant s'y présente ne soit le sien. Le sobre titre composé de deux mots, deux fois trois temps, nous guide. Deux mots comme elles sont deux : un nom propre, celui de la poétesse argentine Alejandra Pizarnik suivi d'un adverbe : "autrement" . Voix reprise à la sienne, comparable et différente à la fois - elle est elle, et une autre. C'est toute la beauté de ce livre où l'accent est mis sur l'écriture qui ne se peut être un remède, une issue, cependant que sans elle se serait bien pire.
Nombre de pages
48
Date de parution
07/10/2022
Poids
66g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782917504581
Titre
Pizarnik autrement
Auteur
Maurizi Dominique
Editeur
BARQUE
Largeur
125
Poids
66
Date de parution
20221007
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Après avoir crée le plus petit cirque du monde et dessiné des figures en fil de fer dans l'espace, Alexandre Calder est l'inventeur des mobiles: sculptures en mouvement, planètes, faune et flore qui dansent dans les airs. Le génial petit bricoleur qui fabriquait, enfant, son monde personnel et poétique deviendra l'homme à la chemise rouge, créateur d'un art délicat en suspension.
Le combat d'une immense chanteuse dans l'Amérique de la première moitié du XXe siècle. Jazz, ragtime, big-band, swing, All that jazz! Billie Holiday chante tout ça. Slow, vraiment slow. Il y a du miel, des bouts de verre cassé dans sa voix.
Prose poétique évoquant les traumatismes de l'enfance, la relation mère-fille mais aussi au-delà de ce qui peut détruire, la joie profonde d'exister et la genèse de l'écriture.
Arbre Nakamura Minoru Édition bilingue Nakamura Minoru publie son premier recueil, "Mugonka" ("Romances sans paroles"), en 1950. Dès cette ?uvre initiale, son style est parfaitement défini. Dans la forme d'un sonnet non rimé de quatorze vers, il dépeint sur un ton introspectif des paysages mentaux qui évoquent l'angoisse de la jeunesse et les tourments d'un intellectuel vivant dans l'époque terrible de l'après-guerre. En évitant tout ornement ostentatoire, la rigueur du sonnet permet au poète de contenir le flot des émotions et de donner naissance à un lyrisme serein et digne, en relation directe avec l'hommage que les survivants devaient aux défunts. S'inscrivant dans cette continuité, ce second recueil ? "Ki" ("Arbre" (1954)) composé de seulement dix poèmes ? établit Nakamura Minoru comme un poète incontournable de la scène contemporaine. Tout en héritant de la vision introspective du premier livre, le regard s'ouvre sur le monde extérieur. On y observe une volonté de saisir le sentiment de la vie à travers la relation avec la nature et les autres. L'évolution de la forme vers des vers plus libres reflète cette nécessité de dialoguer avec le monde. Écrit durant une période historique de transition ? entre la fin de l'occupation américaine (1952) et le début du « miracle économique » ?, "Arbre" offre ainsi une perspective complexe et particulièrement éclairante pour le public francophone. Ce recueil est aussi celui qui contient le célèbre poème intitulé « Tako » (« Le cerf-volant ») toujours proposé dans les manuels de l'enseignement public pour illustrer la poésie contemporaine. "Arbre" est le premier livre de Nakamura Minoru à paraître en France.
Robert Creeley (1926-2005) compte parmi les poètes américains les plus importants au XXe siècle. Il est l'auteur de plus d'une soixantaine de livres de poèmes et d'essais, et d'un roman. Dans un entretien, Creeley disait : « J'aime localiser de façon intensive des motifs simples. Un assouvissement instantané. J'aime les moments concentrés. Les moments brillants comme disent les musiciens de jazz. Je suis patient, je peux perdre mon temps, mais j'aime les moments intenses. » (trad. Jean Daive) *** Conçu comme une tentative délibérée de rupture des habitudes, "Morceaux" ("Pieces", 1969) de Robert Creeley présente un « tissu continu d'utile révélation, du contenu d'un jour, et de continuité des jours » où les poèmes vont et viennent, se fondent les uns dans les autres ou se joignent, portés par un échafaudage apparent de divers points et divisions. Poétiquement, "Morceaux" marque un moment décisif : cet hommage à Louis Zukofsky annonce la poésie Language : « Le vers projectif, écrit Robert Grenier, commence avec "Pieces". »
Monteiro João César ; Gallon Olivier ; Delgado Pie
Pour la première fois en France, se trouvent réunis dans un livre un ensemble de textes du cinéaste portugais João César Monteiro, disparu en février 2003. Il aura laissé une vingtaine de films, entre 1968 et 2003. « Cinéaste » vient-il précisément d'être dit, s'agissant aussitôt de l'adjoindre à « écrivain » : ce que cet ouvrage démontrera sans peine. D'une exigence poétique, éthique, autant que politique, João César Monteiro est égal à lui-même : rigoureux excentrique (en dehors du centre), il donne tout autant du fil à retordre que de la tendresse ; une implacable franchise, du plus drôle au plus grave.
Avec une approche singulière du cinéma, Jacques Sicard nous livre depuis une quinzaine d'années des proses sous forme de "ciné-poèmes", dont se trouve réunie ici une large sélection taillée dans l'ensemble considérable de ce qui constitue un Journal intime ? « Journal, selon les mots de l'auteur, on ne peut plus réel, parce que seules (ou presque) les images témoignent ici d'une existence, parce qu'il a la matérialité des choses et parce qu'il reste ouvert ». De la même façon que ce livre se devait lui aussi de « rester ouvert », de même le seul ordre alphabétique des auteurs-cinéastes par lequel il s'ouvre n'aurait pu, par son systématisme ? le nivellement du temps d'une lettre à l'autre de l'alphabet ? accueillir sincèrement ces quelque 150 proses. C'est pourquoi, une fois la dernière lettre atteinte, succèdent ainsi cinq ensembles, selon la résonance des textes entre eux pour les trois triptyques et la « brève séquence somnambulo-insomniaque », et selon une chronologie plus ou moins rigoureuse des frères Lumière à nos jours pour la « Suite monochrome ». Envoyées au fil des jours et des années par leur auteur, ces proses ont peu à peu suscité ce livre.