Plus que jamais les pays de l'Afrique orientale (Kenya, Ouganda, Tanzanie) gardent leurs airs d'élèves appliqués de la "bonne gouvernance". Les Kenyans ont mis fin à un régime autoritaire et kleptocrate qui perdurait depuis un quart de siècle. Ils découvrent dorénavant les difficultés des alternances politiques. En Ouganda, le président Museveni promet un retour rapide au multipartisme et restructure les sommets de l'État dans la perspective d'élections générales difficiles. En Tanzanie également, les échéances électorales se rapprochent. Cet annuaire présente les contours des débats politiques et sociaux qui ont marqué la vie publique de ces trois pays en 2003. Il s'attarde sur le profil de certains acteurs méconnus ou susceptibles de jouer à moyen terme un rôle politique important. L'Afrique orientale apparaît comme un havre de stabilité. Mais ces trois pays n'en sont pas moins intégrés aux structures régionales de conflits dont elles sont des parties prenantes décisives. Un dossier spécial sur les relations internationales fait le bilan de l'action diplomatique du président Moi, présente un rare historique des relations éthio-kenyanes, et livre une analyse des récents processus de résolution du conflit somalien.
Nombre de pages
410
Date de parution
02/03/2004
Poids
448g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747556910
Titre
L'Afrique orientale. Annuaire 2003
ISBN
2747556913
Auteur
Maupeu Hervé
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
448
Date de parution
20040302
Nombre de pages
410,00 €
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Coincée entre des régions où les guerres perdurent, l'Afrique orientale (Kenya, Ouganda, Tanzanie) apparaît comme un havre de stabilité. Mais ces trois pays n'en sont pas moins intégrés aux structures régionales de conflits dont elles sont des parties prenantes décisives. De plus, sous leurs airs d'enfant sage de la "bonne gouvernance", les caractères et les pratiques de ces Etats évoluent. Plus que jamais, les frontières entre la sphère privée et la sphère publique se brouillent et les Etats redéploient leurs modes d'intervention et se révèlent finalement habiles à investir les interstices de l'économie internationale et à tirer avantage de certaines manifestations de la globalisation. Cet annuaire offre des clés de lecture des mutations de l'Afrique orientale en analysant la vie politique, économique et sociale de ces pays en 1998 et durant le premier semestre de 1999. Une seconde partie examine les tentatives d'intégration régionale et s'intéresse à la situation contrastée des réfugiés vivant dans cette zone. Une troisième partie présente une série d'articles sur la situation socio-politique du Kenya.
Les scrutins se succèdent en Afrique orientale. Après Tanzanie (2000), c'est l'Ouganda qui a connu en 2001 des élections générales. La période préélectorale au Kenya est étudiée à travers les leçons d'une élection partielle et de la réaction de certains acteurs politiques, notamment les anciens combattants Mau Mau. Les tensions meurtrières qui ont récemment éclaté à Nairobi sont analysées au regard de la conjoncture nationale et locale. Un dossier spécial sur la situation des périphéries et en particulier des populations agro-pastorales, traite des conflits intercommunautaires dans le nord du Kenya et des relations tendues entre les Karamojong et les Iteso de l'est de l'Ouganda. Enfin, continuant d'offrir des clés de lecture sur les tentatives d'intégration régionale, cet annuaire 2002 présente une analyse juridique, des institutions de la Communauté Est-Africaine.
A Douala ou à Nairobi, au Cameroun ou au Kenya, les différents mouvements composant le christianisme (protestantisme, catholicisme, nouveaux mouvements religieux...) sont en ébullition. A l'aide d'études minutieuses (contexte politique et social, nature et forme des mouvements étudiés), les cinq auteurs de cet ouvrage dessinent un panorama diversifié de l'expression religieuse chrétienne sur ces divers sites. Yvan Droz, ethnologue, étudie les conditions d'apparition puis d'expansion des mouvements pentecôtistes et millénaristes à Nairobi ; Hervé Maupeu, politologue, analyse les rapports entre l'Église catholique et la démocratisation kenyane depuis 1992 ; Éric de Rosny, anthropologue, passe en revue l'implantation des mouvements pentecôtistes, millénaristes et philosophiques à Douala ; Jean-François Médard, politologue, se consacre à une étude historique et politique du processus d'implantation des mouvements protestants dans le Cameroun sous mandat puis indépendant ; Gilles Séraphin, sociologue, synthétise l'ensemble de ces recherches en déterminant les divergences et les convergences entre Douala et Nairobi dans l'expression religieuse chrétienne. Ces recherches comparatives de terrain offrent ainsi un tableau complexe et vivant qui permet de comprendre les origines et la nature de l'effervescence religieuse chrétienne africaine actuelle.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...