Maupassant Guy de ; Forestier Louis ; Reid Martine
GALLIMARD
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EAN :9782070145591
En un peu plus de quinze ans, entre 1875 et 1891, Guy de Maupassant (1850-1893), publie dans la presse 300 nouvelles. Son entrée en littérature s'accomplit sous la protection de Gustave Bouilhet, puis de Flaubert qui le guide, l'encourage et lui porte de l'affection. Le débutant pénètre dans le cercle des écrivains naturalistes ou réalistes. Il se lie d'amitié avec Tourgueniev, devient proche de Zola - "Boule de Suif" paraît dans le recueil Les Soirées de Médan. "Je ne crois pas plus au naturalisme et au réalisme qu'au romantisme. Ces mots à mon sens ne signifient absolument rien et ne servent qu'à des querelles de tempéraments opposés. [...] Soyons des originaux [...], soyons l'Origine de quelque chose - Quoi ? Peu importe pourvu que ce soit beau et que cela ne se rattache pas à une tradition finie." Au cours de ces quinze ans, il publie aussi six romans... En dehors de la littérature, il se passionne pour le canotage. Viveur, grand amateur de bordels, bisexuel, fier de ses prouesses dont il fait grand cas, Maupassant est contaminé par la syphilis, sans doute dès l'âge de 23 ans. Il meurt, à 43 ans, de cette maladie que l'on ne sait pas soigner à l'époque, dans la clinique du Dr Blanche. Dans les Contes et Nouvelles, Maupassant a relevé son défi. Être original. L'auteur reste froid, cynique, devant le monde rural ou bourgeois qu'il décrit. Le désespoir est l'affaire des autres.Notes Biographiques : Guy de Maupassant est né en 1850 au château de Miromesnil en Normandie. Ses parents se séparent alors qu'il est encore enfant. Confié à sa mère ainsi qu'à son jeune frère, il vit désormais à Étretat dans la propriété familiale. Ces années sont les plus heureuses de son existence. Sa mère veille elle-même sur l'instruction de son fils, s'efforçant de lui faire partager son amour des livres tout en le laissant s'ébattre librement dans les champs et les bois, au bord des falaises, et flâner sur les ports où des marins l'emmènent parfois en mer. Elle se résigne enfin à l'inscrire au collège, mais l'enfant supporte mal l'enfermement, la grossièreté de ses camarades et la discipline, aussi s'isole-t-il pour écrire des vers. Certains raillent si ouvertement ses professeurs qu'il est renvoyé et doit poursuivre ses études au lycée de Rouen. L'invasion de la Normandie lui inspira une nouvelle : "Boule de Suif". Un emploi lui est ensuite offert à Paris, au ministère de la Marine, puis au ministère de l'Instruction publique, occupations ingrates auxquelles les promenades en bateau qu'il fait chaque dimanche apportent quelque distraction. Mais, surtout, sa mère l'a recommandé à Gustave Flaubert, dont elle a été l'amie d'enfance. L'écrivain lui ouvre les portes de son bureau, dirige ses lectures, le charge de recherches. Maupassant lui soumet bientôt ses premiers manuscrits. Flaubert l'introduit dans la société littéraire. Maupassant collabore alors à divers journaux. Il en dépeindra les salles de rédaction dans "Bel-Ami". "Boule de suif", publié en 1880, rencontre un tel succès qu'il abandonne ses projets de poèmes et de théâtre, pour se consacrer aux nouvelles et aux romans. Dès lors, il ne cesse d'écrire. De 1880 à 1890, il publie six romans, dont "Une vie", et seize recueils de nouvelles, dont "La Maison Tellier", "Mademoiselle Fifi". Son besoin de solitude est tel qu'il se fait construire une villa à Étretat, dans laquelle il se retire pour écrire. Vers 1885, Maupassant ressent les premiers symptômes de la maladie nerveuse qui l'emportera. Il sombre dans la tristesse, il se croit entouré d'êtres invisibles. C'est à cette époque qu'il écrit "Le Horla". On finira par l'interner dans une clinique où il mourra, dix-huit mois plus tard, le 6 juillet 1893.
Jeanne, fille unique très choyée du baron et de la baronne Le Perthuis des Vauds, avait tout pour être heureuse. Son mariage avec Julien de Lamare, rustre et avare, se révélera une catastrophe. Sa vie sera une suite d'épreuves et de désillusions. Ce roman, le premier de Guy de Maupassant, est une peinture remarquable des moeurs provinciales de la Normandie du xixe siècle: hobereaux, domestiques, paysans y sont décrits avec beaucoup de réalisme.
Deux amis doivent-ils renoncer à leur partie de pêche, sous prétexte quel le canon gronde aux portes de Paris ? Faut-il livrer à la justice un domestique, lorsqu' après des années de bons et loyaux services, il surgit en pleine nuit dans votre chambre, un couteau à la main ? Ramasser une ficelle : ce geste peut-il peser sur le destin d'un homme ? ... Quinze contes dans lesquels Maupassant s'interroge, à travers l'observation de gens ordinaires, sur ces instants de bonheur fragile ou de cruauté inouïe qui décident d'une vie, elle aussi ordinaire, et par là même exemplaire.
Chez Madame, on oublie la grisaille. On rit, on danse, on s'encanaille. On s'abandonne au vertige ! Mais un jour, stupeur : la maison close affiche... porte close. Chez les bons bourgeois de Fécamp, c'est la consternation. Un drame ? Non. Simplement, Madame et ses pensionnaires s'offrent une virée à la campagne. Invitées à une première communion. Oh ! elles ne passent pas inaperçues ! robes de soie colorées, maquillages outranciers, jupons qui froufroutent... De quoi affoler ces braves paysans qui ignorent tout des m'urs de la ville ! Provocatrices et malicieuses, les filles de joie se montreront aussi femmes de c'ur, émouvantes et fragiles. Au côté de la jeune communiante, elles découvriront en elles un sentiment pur et grave : l'amour ... maternel !
" La métempsycose , c'est moi ; c'est moi qui ait découvert la loi des évolutions des âmes. C'est moi qui fut Pythagore. " Le docteur s'arrêta soudain, plus pâle qu'un linceul. " Pardon, dit-il, Pythagore, c'est moi. " Et ils se regardèrent de nouveau. " Le docteur Héraclius Gloss, qui n'a rien d'un plaisantin, est formel : Pythagore, le célèbre philosophe grec, est revenu. Il s'est réincarné. Mais où se cache-t-il ? Et sous quelle apparence doit-il se manifester ... En chien ? En singe ? Dans chaque animal qu'il rencontre, Héraclius croit reconnaître un grand homme ! Et voilà que sa maison se transforme en une invraisemblable ménagerie... Et si Pythagore s'était tout simplement réincarné en... docteur Héraclius Gloss ? Une chose est sûre : les animaux du bon docteur Gloss n'ont pas fini de rire des extravagances de leur maître...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.